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veilleur1
2026-03-26
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Enedis s'engage en faveur d'un numérique responsable, en promouvant des pratiques performantes et respectueuses de l'environnement, au-delà de la simple réduction des usages numériques. La démarche « Numérique responsable » reflète l'engagement d'Enedis pour une transformation numérique durable, sobre, inclusive, éthique et favorable à l'environnement pour ses clients et salariés.
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Pourquoi un numérique responsable ?
Le numérique est omniprésent dans notre quotidien, apportant des avantages significatifs tout en posant des défis considérables. D'une part, il joue un rôle crucial dans l'optimisation de nombreux secteurs : par exemple, dans le secteur du transport, des applications aident à réduire les trajets et à diminuer les émissions de CO₂ en optimisant les parcours de conduite. Toutefois, l'impact environnemental négatif du numérique ne peut être ignoré. La production d'équipements numériques exige des ressources considérables tant énergétiques que minérales et fossiles. En moyenne, il faut 800 kg de ressources pour fabriquer un ordinateur de 2 kg.
les défis environnementaux, sociaux et sociétaux du numérique
Sur le plan social, le numérique présente également des avantages significatifs. Il permet des avancées en médecine, facilitant les consultations à distance et le suivi des patients. Il renforce aussi les relations à distance, permettant aux personnes de rester connectées malgré les distances géographiques. Cependant, il existe des effets négatifs notables : le numérique peut affecter la santé (troubles de la vue, sédentarité, etc.) et créer des fractures sociales, touchant environ un quart de la population française qui reste exclue du numérique pour diverses raisons.
D’un point de vue sociétal, le numérique est un moteur de création de valeur, comme en témoigne l'essor de régions telles que la Silicon Valley, qui est devenue un centre mondial d'innovation et de technologie. Pourtant, le numérique exacerbe aussi les inégalités, notamment en ce qui concerne la fabrication et la fin de vie des équipements numériques. La production de ces équipements est souvent associée à des conditions de travail difficiles et la gestion de leur fin de vie engendre des décharges sauvages, particulièrement dans les pays en développement.
Les actions concrètes d'Enedis pour un numérique responsable
Enedis met en œuvre des actions concrètes pour une sobriété numérique. En 2022, Enedis a prolongé la durée de vie administrative de ses serveurs de 5 à 7 ans, et en 2023, elle a maintenu en service des serveurs au-delà de leur date d’obsolescence technique, ajoutant ainsi 2 années supplémentaires pour réduire l’empreinte carbone numérique. Pour les équipements utilisateurs, Enedis a lancé une offre de réparation des ordinateurs en avril 2023, prolongeant ainsi leur durabilité numérique. Elle optimise aussi la vie de fin des équipements en faisant des dons d’ordinateurs à des associations et en revendant les ordinateurs et smartphones aux salariés.
Enedis développe également des services numériques accessibles. Elle a signé un marché d’expertise et d’audit pour garantir l’accessibilité numérique, permettant d’auditer des services en accord avec le Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité (RGAA) et offrant un appui aux équipes projets. Pour les salariés, Enedis a mis en place une boite à outils pour intégrer l’accessibilité numérique dans les contenus par le biais de sensibilisations, formations, bonnes pratiques ainsi qu’un catalogue de matériels et logiciels pour les salariés en situation de handicap.
En juillet 2024, Enedis a obtenu le label Numérique Responsable, une reconnaissance qui confirme son engagement à long terme d'Enedis envers le Numérique Responsable.
Sensibilisation des salariés à des pratiques numériques responsables
Afin de promouvoir des pratiques numériques responsables et efficaces, Enedis sensibilise ses salariés à l'impact environnemental, social et sociétal de leurs usages numériques. L'entreprise met en place diverses initiatives telles que l'organisation d'événements (comme la Digital Clean Up Week, les semaines européennes de développement durable, etc.), la diffusion de bonnes pratiques, des challenges, la mise à disposition d’une application d'écogestes, des modules de formation en ligne et des boites à outils. Ces initiatives sont disponibles pour encourager les salariés à réduire l’impact environnemental du numérique.
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veilleur1
2026-03-25
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
entreprise
mécénat
partenaires
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Démonstrations, conférences et réparation, le festival du numérique, c’est pour tous les curieux, ce samedi 21 mars 2026 à Saint-Grégoire. Le numérique responsable est au cœur de cette seconde édition.
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Pour sa deuxième édition, le festival du numérique est de retour, samedi 21 mars 2026, à Saint-Grégoire (Ille-et-Vilaine). Démonstrations, conférences et réparation sont au programme de cet évènement que présente Benoît Debaenst, président du Carrefour numérique.
La programmation du festival vient d’être dévoilée : quelles sont les grandes nouveautés de cette édition ?
Cette année, nous mettons l’accent sur le Numérique responsable. En partenariat avec le réseau LabFab et Rennes Métropole, nous proposons un stand entièrement dédié à cette démarche....
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veilleur1
2026-03-25
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
numérique responsable
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
économique
social
technologique
Jeudi 26 mars 2026, au Centre Afpa de Loudéac (Côtes-d’Armor), nouvelle journée « Numérique et Solidaire en Centre-Bretagne » pour « découvrir, tester et s’équiper ».
Les partenaires de la journée « Numérique et solidaire » à l’Afpa de Loudéac (Côtes-d’Armor) le 26 mars 2026, de 10 h à 17 h. ©Le Courrier Indépendant
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Vous galérez grave à cause de votre ordinateur qui rame ?
Ne le jetez pas tout de suite. Il existe une solution simple et gratuite pour lui donner une nouvelle jeunesse.
Jeudi 26 mars 2026, à Loudéac (Côtes-d’Armor) lors de la nouvelle édition du « Numérique et Solidaire en Centre-Bretagne », les bénévoles de FabLab et le service numérique de Loudéac Communauté Bretagne Centre vous accueillent, vous et votre vieille bécane, au centre Afpa de Loudéac.
Un coup de jeune pour les vieux PC
Vous serez surpris de voir comment, lors de l’« install party » organisée de 10 h à 12 h, en quelques minutes, votre ordinateur peut repartir à fond comme au premier jour !
C’est possible grâce à la magie de Linux, un système d’exploitation à la fois performant, « léger », libre, installé pour vous gratuitement ce jour-là.
Pour s’assurer de la sauvegarde préalable de vos données, il est préférable de s’inscrire auprès de Rachelle Renouard, responsable du service numérique de Loudéac Communauté, au 06 82 77 47 78.
Si vous n’en avez pas ou que le cas de votre machine est vraiment désespéré, il y a encore une solution.
Les élections municipales 2026
Suivez toutes les actualités des municipales 2026 dans une seule newsletter.
80 machines reconditionnées à petit prix
Dans l’après-midi, 80 ordinateurs reconditionnés (sous Linux) seront mis en vente « à prix solidaire » : de 60 € pour des tours à 220 € « pour des ordis portables de bonne qualité », précise Gaëlle Lerosier, du centre Afpa.
Ils ont été récupérés à travers toute la région Bretagne par des organismes comme Ordi Grand Ouest.
Lors de la première édition du « Numérique et Solidaire en Centre-Bretagne », ce sont les services de Loudéac Communauté qui avaient fourni l’essentiel de ces ordinateurs vendus à petit prix.
La ressource se fait assez rare, finalement, alors que l’on sait très bien que des milliers d’ordinateurs encore en état de marche finissent bêtement chaque année à la poubelle.
« Plutôt que de les jeter, il y aurait un partenariat à développer avec les entreprises qui renouvellent leur parc informatique », estime Rachelle Renouard.
D’autant que l’effacement total des données présentes sur les machines destinées à être revendues par la collectivité est « garantie par l’ANSSI », l’autorité nationale en matière de cybersécurité et de cyberdéfense.
Un œil sur l’impact écologique du numérique
Pendant que tournent les disques durs, ceux qui ont la fibre écolo pourront assister à une conférence d’1 h 30 sur la manière de réduire son empreinte carbone avec le numérique.
De même l’après-midi, de 14 h à 17 h, avec l’atelier « Aïe Aïe IA », un jeu « pour savoir utiliser l’intelligence artificielle (IA) de façon responsable.
Parce que cela a un impact écologique destructeur », rappelle Rachelle Renouard.
On pourra aussi visiter l’exposition « Femmes et numérique » ; découvrir les métiers et les formations du numérique avec la Cité des Métiers ; participer à un atelier de codage ; assister à des démonstrations de logiciels…
Cette journée a vocation à faire reculer, autant que possible, « la fracture numérique », qui est « une fracture terrible », selon le vice-président de LCBC Georges Lefranc.
Celui-ci rappelle que « 25 % de la population se trouve en situation d’exclusion numérique ».
Journée portes ouvertes en accès libre de 10 h à 17 h au centre Afpa de Loudéac, rue Chateaubriand. Jeudi 26 mars 2026. Toute la journée, chacun pourra aussi s’essayer au simulateur de conduite poids lourds.
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veilleur1
2026-03-24
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
#Secondaire :
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Pestel+ :
social
technologique
Alors que 82 % des démarches administratives s’effectuent désormais en ligne, près d’un Français sur deux reconnaît rencontrer des difficultés pour les mener à bien. Entre fracture numérique et fermeture progressive des guichets, habitants et usagers s’efforcent de s’adapter à un service public devenu plus distant.
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Les seniors sont les plus touchés par la fracture numérique, mais ils sont loin d’être les seuls : « On voit aussi des jeunes pour leur première déclaration d’impôts, une demande de RSA ou leur procuration pour les élections », glisse un conseiller France Services. Photo Laurent Mami
Les seniors sont les plus touchés par la fracture numérique, mais ils sont loin d’être les seuls : « On voit aussi des jeunes pour leur première déclaration d’impôts, une demande de RSA ou leur procuration pour les élections », glisse un conseiller France Services. À l’antenne France Services de L’Hôpital , Reade s’acharne à atteindre la page de la CAF où compléter sa déclaration trimestrielle. La souris tremble légèrement sous sa main, tandis que l’écran déroule une succession de champs à remplir et de cases à cocher. « C’est énervant quand on n’est pas né dedans », peste-t-il, les yeux rivés sur le clavier. À 61 ans, il peine à s’adapter à ces nouvelles habitudes numériques ; son expérience avec un ordinateur se résume à trois mois en 2011. Soudain, il renonce. Il agrippe son sac, se lève brusquement et se dirige vers la sortie. « Je n’ai pas envie de déranger, mais j’irai...
Les seniors sont les plus touchés par la fracture numérique, mais ils sont loin d’être les seuls : « On voit aussi des jeunes pour leur première déclaration d’impôts, une demande de RSA ou leur procuration pour les élections », glisse un conseiller France Services. À l’antenne France Services de L’Hôpital , Reade s’acharne à atteindre la page de la CAF où compléter sa déclaration trimestrielle. La souris tremble légèrement sous sa main, tandis que l’écran déroule une succession de champs à remplir et de cases à cocher. « C’est énervant quand on n’est pas né dedans », peste-t-il, les yeux rivés sur le clavier. À 61 ans, il peine à s’adapter à ces nouvelles habitudes numériques ; son expérience avec un ordinateur se résume à trois mois en 2011. Soudain, il renonce. Il agrippe son sac, se lève brusquement et se dirige vers la sortie. « Je n’ai pas envie de déranger, mais j’irai...
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2026-03-24
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
entreprise
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Du 17 au 21 mars 2026, les bibliothèques municipales organisent plusieurs animations dans le cadre de la journée mondiale de nettoyage numérique, "The World Clean Up Day".
Une semaine mondiale de sensibilisation à l’empreinte environnementale du numérique, c'est bien peu compte tenu des enjeux pour la planète.
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Mais cet événement a le mérite d'attirer l'attention des citoyens, associations, entreprises et collectivités sur le fait de la consommation effrenée de données digitales.
Porté par le World Cleanup Day et l’institut du Numérique responsable, il permet à tous de se mobiliser et de prendre conscience des bonnes pratiques numériques à adopter ou à renforcer.
Deux animations sont proposées dans les bibliothèques municipales. La première est une conférence-débat organisée mardi 17 mars 2026, à la bibliothèque Saint-Sever, à 17h30, sur le thème "Comment faire un usage responsable du numérique ?".
La seconde se déroule samedi 21 mars 2026, à 15h, à la bibliothèque du Châtelet et porte, à travers un jeu de cartes collaboratif, sur la compréhension des enjeux sociaux et environnementaux des intelligences artificielles génératives.
Cette semaine de sensibilisation a également pour but de permettre à chacun d'entre nous de donner à recycler des équipements électroniques devenues inutiles.
Informations pratiques
Conférence débat "Comment faire un usage responsable du numérique ?"
Mardi 17 mars 2026 A 17h30, à la bibliothèque Saint-Sever
Gratuit sur inscription sur le site Internet de Rouen Bibilothèques
La bataille de l'IA Samedi 21 mars 2026 A 15h, à la bibliothèque du Châtelet
Gratuit sur inscription sur le site Internet de Rouen Bibilothèque
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veilleur1
2026-03-24
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
Du 16 au 20 mars 2026, le Commissariat au Numérique de Défense participe à la deuxième édition de la Semaine NumEco, organisée par la mission interministérielle du numérique écoresponsable (MiNumEco). Cet événement vise à sensibiliser et accompagner l’ensemble des agents publics vers des pratiques numériques plus sobres, durables et souveraines.
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Semaine NumEco - Développement durable - Du 16 au 20 mars 2026 - © CND
Dans ce cadre, le Commissariat au Numérique de Défense (CND), référent en matière de numérique écoresponsable au sein du ministère, met en lumière plusieurs initiatives concrètes pour réduire l’empreinte environnementale du numérique. Un enjeu de taille, alors que 75 % de cet impact est lié à la fabrication des équipements, et que le numérique représente aujourd’hui 2,5 % des émissions de gaz à effet de serre en France.
Le réemploi du matériel informatique, un levier prioritaire
Le ministère des Armées a structuré une démarche ambitieuse autour du réemploi de ses équipements informatiques avec le marché REVE (Réemploi et Valorisation des Équipements électriques et électroniques).
Notifié fin 2023, ce marché permet de collecter, reconditionner et revendre les équipements déclassés. En 2025, 18 000 matériels (PC, unités centrales, écrans) ont été récupérés sur 19 sites, avec un taux de réemploi de 75,2 %.
Une avancée notable concerne également la gestion des données : les disques durs, auparavant détruits, peuvent désormais être effacés de manière sécurisée grâce à une solution de blanchiment testée avec succès en 2025. Cette évolution permet d’augmenter la valeur de revente des équipements tout en maintenant un haut niveau d’exigence en matière de sécurité.
Une gestion responsable des déchets électroniques
En parallèle, le ministère s’appuie sur la convention DEEE (déchets d’Equipements Electriques et Electroniques), en place depuis 2014, pour assurer la collecte et le traitement des déchets d’équipements électroniques.
Ce dispositif, opéré avec un éco-organisme, permet une prise en charge gratuite des déchets sur l’ensemble du territoire, dès 250 kg, avec mise à disposition de contenants adaptés.
En 2025, cette convention a permis de collecter 949 424 kg de déchets, auprès de 530 bénéficiaires, répartis sur 425 points de collecte. Une action structurante qui contribue directement à la réduction de l’impact environnemental du numérique tout en garantissant une gestion conforme et responsable des équipements en fin de vie.
Intégrer l’environnement dans les achats numériques
Le CND agit également en amont, en intégrant des clauses environnementales dans les marchés publics IT.
Ces clauses, élaborées en lien avec les acteurs des achats responsables, permettent d’encadrer les pratiques des prestataires.
En 2025, 42 % des marchés notifiés par le CND intègrent au moins une clause environnementale, illustrant une dynamique réelle d’intégration des enjeux écologiques dans les politiques d’achat.
Le défi des Datacenters
Les datacenters représentent aujourd’hui 46 % de l’empreinte carbone du numérique, alimentée par nos usages quotidiens : moteurs de recherche, cloud, vidéos à la demande, réseaux sociaux ou encore intelligence artificielle.
Le programme de construction des datacenters du CND a permis d’intégrer, dès leur conception, des principes de thermodynamique avancés reposant sur un confinement strict des flux d’air en allées chaudes ou froides. Cette maîtrise fondamentale du flux d'air permet aux datacenters du CND d'atteindre et de maintenir un refroidissement pour un fonctionnement au régime optimal.
Parallèlement, la modernisation des infrastructures progresse. Notamment avec la rénovation de ses datacenters. Fort de ses infrastructures bâties pour être efficaces, le CND a procédé au remplacement de son hébergement historique par le déploiement d'un cloud de nouvelle génération. Cette migration marque une rupture technologique : là où l'ancien hébergement reposait sur des équipements standards souvent énergivores, son nouveau cloud s'appuie sur une chaîne matérielle optimisée.
L’utilisation de technologies comme les baies FullFlash (divisant la consommation énergétique par cinq) et la virtualisation des serveurs montrent des gains significatifs. Les serveurs qui y sont déployés sont dotés d'alimentations garantissant un rendement de conversion électrique supérieur à 94 % limitant leur impact environnemental, le tout couplé à des baies de stockage dont la technologie supprime la consommation mécanique des disques durs traditionnels, réduisant drastiquement la chaleur dégagée, la facture énergétique ainsi que la place en baie. Ces dispositifs offrent des performances inégalées pouvant atteindre une réduction de la consommation électrique de 70%.
En remplaçant l'hébergement d’origine par cette architecture cloud moderne au sein d’un bâtiment confiné, une double optimisation est réalisée : celle du contenant (le datacenter) et celle du contenu (les serveurs).
De plus pour accompagner un usage croissant de l’IA au sein du MINARM, le CND prend en compte son empreinte environnementale en optimisant l'utilisation des ressources et du matériel utilisé.
Des résultats concrets en 2025 :
18 000 matériels collectés (PC, UC, écrans) avec un taux de réemploi de 75,2 % ;
Près de 1000 tonnes de déchets collectés ;
42 % des marchés IT notifiés par le CND intègrent des clauses environnementales ;
50% du parc informatique du ministère a vu sa durée de vie prolongée. L’ensemble des nouveaux équipements déployés le seront automatiquement ;
La consommation des serveur a été divisée par trois, passant de 31 à 9 watts au cours des deux dernières années ;
Un gain de 80% en termes d’efficacité énergétique a été réalisé grâce à l’utilisation de baies FullFlash passant de 10 watts/To à 2 watts/To.
Ces initiatives illustrent l’engagement du ministère des Armées pour concilier performance numérique, souveraineté et transition écologique.
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2026-03-23
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
inspiration
#Secondaire :
région GrandEst
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
La commission paritaire nationale de l’emploi des journalistes vient de reconnaître le master Journalisme (ex « Journalisme & Médias Numériques ») de l’Université de Lorraine. Avec cette reconnaissance, obtenue pour 4 ans, ce cursus devient la 16e formation en journalisme reconnue par la profession en France. Proposé sur le campus de l’Île du Saulcy à Metz depuis septembre 2014, ce master succède à la licence professionnelle webjournalisme ouverte en 2009. Zoom sur cette formation exigeante, professionnalisante et ancrée dans la recherche, pleinement en phase avec les attentes de la profession et les évolutions contemporaines du journalisme.
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Une formation immersive au journalisme numérique.
L’objectif est de former des futurs journalistes disposant d’un savoir-faire opérationnel solide, tout en développant une réflexion critique sur les pratiques, les outils et les évolutions du métier. La formation accueille 40 étudiants (20 en M1 et 20 en M2) sélectionnés sur concours. Si la majorité des admis sont titulaires d’un diplôme en information-communication, le master recrute également des profils plus variés (droit, statistiques, études européennes, lettres, arts, etc.), ainsi que des étudiants internationaux, notamment via la plateforme Etudes en France. Ce master forme les étudiantes et étudiants à l’ensemble des écritures et techniques journalistiques traditionnelles et numériques : rédaction print et web, reportages vidéo et sonore, photo de presse, infographie et datavisualisation, formats interactifs et mobiles, webdocumentaires, couverture en direct ou encore écritures rich media. La pédagogie repose sur une immersion forte dans les conditions réelles d’exercice du journalisme. Chaque promotion fonctionne comme une véritable rédaction, multipliant reportages, couvertures d’événements et productions multimédias. Les étudiants assurent notamment l’animation du média-école en ligne Webullition, vitrine de leurs travaux.
Une équipe et des moyens ancrés dans le monde professionnel.
La formation alterne enseignements académiques et ateliers professionnels. L’équipe pédagogique est composée d’universitaires et d’une large majorité de professionnels des médias et du numérique : 59,7 % du volume horaire total (M1 et M2) est assuré par des journalistes et professionnels de l’information. Les étudiants bénéficient par ailleurs de studios audio, vidéo et photo entièrement équipés et rénovés en 2023, mis prioritairement à disposition du master au sein de l’UFR Sciences Humaines et Sociales – Metz. Ces équipements permettent notamment la réalisation de podcasts, de journaux télévisés et de productions audiovisuelles de niveau professionnel.
Stage, alternance et insertion professionnelle.
Le cursus comprend deux stages obligatoires, d’une durée minimale de 280 heures en M1 et 350 heures en M2, favorisant l’acquisition de compétences concrètes, la constitution d’un réseau professionnel et la découverte des différentes réalités du métier. Répondant à une demande croissante des étudiants comme des entreprises médiatiques, le master propose également la réalisation de la deuxième année en alternance depuis la rentrée 2024-2025, sous forme de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Les résultats en matière d’insertion professionnelle confirment la solidité de la formation avec un taux d’insertion de 91 % calculé sur l’ensemble des diplômés du master depuis 2019.
Un adossement fort à la recherche.
Le master est étroitement lié aux travaux du Centre de recherche sur les médiations (Crem), dont les thématiques – journalisme, numérique, espace public et représentations – entrent en résonance directe avec la formation, notamment au sein de l’équipe Praximedia. Les étudiants sont initiés à la recherche à travers des enseignements dédiés et des liens réguliers avec l’unité (séminaires, manifestations scientifiques, participation des chercheurs à l’équipe pédagogique, etc.).
L’objectif est de former des futurs journalistes disposant d’un savoir-faire opérationnel solide, tout en développant une réflexion critique sur les pratiques, les outils et les évolutions du métier. La formation accueille 40 étudiants (20 en M1 et 20 en M2) sélectionnés sur concours. Si la majorité des admis sont titulaires d’un diplôme en information-communication, le master recrute également des profils plus variés (droit, statistiques, études européennes, lettres, arts, etc.), ainsi que des étudiants internationaux, notamment via la plateforme Etudes en France. Ce master forme les étudiantes et étudiants à l’ensemble des écritures et techniques journalistiques traditionnelles et numériques : rédaction print et web, reportages vidéo et sonore, photo de presse, infographie et datavisualisation, formats interactifs et mobiles, webdocumentaires, couverture en direct ou encore écritures rich media. La pédagogie repose sur une immersion forte dans les conditions réelles d’exercice du journalisme. Chaque promotion fonctionne comme une véritable rédaction, multipliant reportages, couvertures d’événements et productions multimédias. Les étudiants assurent notamment l’animation du média-école en ligne Webullition, vitrine de leurs travaux.
Une équipe et des moyens ancrés dans le monde professionnel.
La formation alterne enseignements académiques et ateliers professionnels. L’équipe pédagogique est composée d’universitaires et d’une large majorité de professionnels des médias et du numérique : 59,7 % du volume horaire total (M1 et M2) est assuré par des journalistes et professionnels de l’information. Les étudiants bénéficient par ailleurs de studios audio, vidéo et photo entièrement équipés et rénovés en 2023, mis prioritairement à disposition du master au sein de l’UFR Sciences Humaines et Sociales – Metz. Ces équipements permettent notamment la réalisation de podcasts, de journaux télévisés et de productions audiovisuelles de niveau professionnel.
Stage, alternance et insertion professionnelle.
Le cursus comprend deux stages obligatoires, d’une durée minimale de 280 heures en M1 et 350 heures en M2, favorisant l’acquisition de compétences concrètes, la constitution d’un réseau professionnel et la découverte des différentes réalités du métier. Répondant à une demande croissante des étudiants comme des entreprises médiatiques, le master propose également la réalisation de la deuxième année en alternance depuis la rentrée 2024-2025, sous forme de contrat d’apprentissage ou de professionnalisation. Les résultats en matière d’insertion professionnelle confirment la solidité de la formation avec un taux d’insertion de 91 % calculé sur l’ensemble des diplômés du master depuis 2019.
Un adossement fort à la recherche.
Le master est étroitement lié aux travaux du Centre de recherche sur les médiations (Crem), dont les thématiques – journalisme, numérique, espace public et représentations – entrent en résonance directe avec la formation, notamment au sein de l’équipe Praximedia. Les étudiants sont initiés à la recherche à travers des enseignements dédiés et des liens réguliers avec l’unité (séminaires, manifestations scientifiques, participation des chercheurs à l’équipe pédagogique, etc.).
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2026-03-23
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
partenaires
région GrandEst
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique
À Bouzonville et dans les communes environnantes, Moselle Fibre propose des ateliers numériques gratuits pour aider les habitants, notamment les seniors, à mieux maîtriser les outils du quotidien. Une initiative de proximité qui répond à une demande croissante sur le territoire.
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La fracture numérique demeure une réalité à la fois territoriale et générationnelle. Elle affecte particulièrement les zones rurales, longtemps restées en marge des infrastructures et des politiques numériques, mais aussi les seniors, souvent moins à l’aise avec les outils digitaux.
Face à ce double enjeu, le syndicat mixte Moselle Fibre agit sur deux fronts complémentaires. Dès sa création, en 2015, la structure s’est vue confier une mission essentielle : déployer un réseau de fibre optique afin de garantir l’accès au Très Haut Débit sur l’ensemble du territoire mosellan.
Mais au-delà des infrastructures, la transition numérique passe aussi par l’accompagnement des usagers. « Depuis 2022, nous sillonnons la Moselle, des principaux bassins de vie jusqu’aux plus petits villages, pour proposer gratuitement des ateliers d’initiation au numérique », explique Moselle Fibre. La communauté de communes Bouzonvillois Trois Frontières (CCB3F) bénéficie pleinement de ce dispositif , avec des sessions allant de la prise en main du clavier à la découverte de l’intelligence artificielle.
C’est d’ailleurs autour de ces deux thématiques que s’articuleront les rendez-vous programmés ce vendredi 20 mars au site France Services de Bouzonville.
Un service gratuit, mais prisé
De Brettnach à Halstroff, en passant par Anzeling, peu de communes de la CCB3F échappent à l’action de Moselle Fibre. « Nous disposons de six conseillers numériques itinérants, équipés de kits mobiles permettant de transporter et de recharger jusqu’à cinq ordinateurs portables, ainsi qu’un vidéoprojecteur. » Les places, particulièrement prisées, sont limitées à cinq : « Nous intervenons dans des villages où ce type de service est inexistant, alors même que la demande est réelle, notamment chez les personnes âgées », souligne Moselle Fibre, en rappelant la gratuité des séances.
Sécuriser sa navigation sur internet, effectuer des démarches administratives en ligne , maîtriser sa messagerie, utiliser un smartphone ou encore s’initier à l’intelligence artificielle… Au total, sept ateliers thématiques sont proposés. Pour l’année 2026 et la CCB3F, les sessions ont débuté le 3 février dernier et rencontrent un succès manifeste. À Bouzonville et Sierck-les-Bains, pas moins de huit ateliers se tiennent du début du mois de février à juillet. Les prochains rendez-vous sont eux prévus le 2 avril, à Waldwisse et Hunting, pour un atelier sur l’utilisation de son téléphone portable. Pour vous inscrire, direction moselle-fibre.fr ou le 03 54 48 81 16.
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2026-03-20
Bulletin n° 23 C 3
#Principal :
exemples
inspiration
#Secondaire :
collectivités
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Le matériel inutilisé va être collecté.
Ly-C3E, c'est son nom, est un programme inédit destiné à mieux collecter, réemployer et recycler les déchets numériques dans les lycées, tout en sensibilisant les élèves aux écogestes. Entre mars et avril prochains, 85 établissements (dont 70 lycées Éco-Responsables) participeront à ce défi articulé autour de collectes massives de matériels inutilisés. Des points de dépôt seront ouverts aux usagers et un concours via application mobile est prévu. Environ 500 tonnes d’équipements dormiraient dans les 470 lycées publics franciliens. Seuls 29 % des déchet d'équipement électrique et électronique (D3E) sont aujourd’hui collectés en Île-de-France.
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2026-03-17
Bulletin n° 23 B 1
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
technologique
Depuis plusieurs mois, le marché informatique traverse une période particulière. Entre tensions sur certains composants électroniques, explosion de la demande liée à l’intelligence artificielle et hausse des coûts de production, les prix du matériel informatique neuf repartent à la hausse.
Pour de nombreuses entreprises, renouveler un parc informatique devient donc plus coûteux et parfois plus difficile qu’auparavant. Dans ce contexte, le matériel reconditionné apparaît comme une alternative de plus en plus pertinente.
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Une tension mondiale sur certains composants électroniques
L’industrie informatique dépend fortement de composants clés comme les puces mémoire (DRAM et NAND), les processeurs ou encore certains contrôleurs électroniques.
Depuis 2024, la demande mondiale pour ces composants augmente fortement, notamment à cause du développement massif des infrastructures d’intelligence artificielle et des centres de données.
Les grands fabricants orientent donc une part importante de leur production vers ces marchés très rentables, ce qui peut réduire la disponibilité de certains composants pour les ordinateurs portables et les équipements informatiques classiques.
Selon les analyses du cabinet IDC, la demande pour les composants mémoire pourrait continuer d’augmenter fortement dans les prochaines années sous l’effet de l’IA et du cloud.
Source : IDC, analyse du marché mondial des semi-conducteurs.
Une hausse progressive du prix des ordinateurs
Cette tension sur les composants se répercute logiquement sur les prix des équipements informatiques.
Certaines catégories de composants ont déjà connu des hausses significatives. La mémoire vive (RAM) et les puces NAND, utilisées dans les SSD, font partie des éléments les plus concernés.
Plusieurs analyses de marché indiquent que le prix de certains ordinateurs portables pourrait augmenter de 5 % à 20 % selon les configurations et les gammes au cours des prochaines années.
Dans certains cas, le coût de la mémoire pourrait représenter plus de 20 % du prix total d’un ordinateur.
Source : analyses sectorielles relayées par Les Numériques et Gartner.
Pour les entreprises qui doivent équiper plusieurs dizaines ou centaines de collaborateurs, ces hausses peuvent représenter un budget supplémentaire important.
Les entreprises prolongent la durée de vie de leur parc informatique
Face à ces augmentations de prix, de nombreuses organisations adoptent une stratégie simple : garder leurs équipements plus longtemps.
Plutôt que de remplacer un ordinateur tous les trois ans, certaines entreprises choisissent désormais de prolonger leur durée d’utilisation à quatre ou cinq ans lorsque cela est possible.
Cette tendance est également encouragée par les politiques RSE et les objectifs de réduction de l’empreinte carbone du numérique.
Selon l’ADEME, la fabrication d’un ordinateur représente l’essentiel de son impact environnemental. Prolonger sa durée de vie est donc l’une des actions les plus efficaces pour réduire l’impact écologique du numérique.
Source : ADEME, rapport La face cachée du numérique.
Le reconditionné devient une solution logique
Dans ce contexte, le matériel informatique reconditionné attire de plus en plus d’entreprises.
Un ordinateur reconditionné est un appareil qui a déjà été utilisé mais qui a été entièrement contrôlé, testé et remis en état par des professionnels spécialisés.
Ce processus comprend généralement :
un diagnostic complet du matériel
le remplacement éventuel des composants défectueux
la suppression sécurisée des données
une série de tests de fonctionnement
un nettoyage et une remise à niveau logicielle
L’appareil peut ensuite être remis sur le marché avec une garantie.
Trois avantages majeurs pour les entreprises
1. Un coût plus stable
Contrairement au matériel neuf, le marché du reconditionné est moins dépendant des fluctuations des prix des composants électroniques.
Cela permet aux entreprises d’équiper leurs collaborateurs à un coût souvent inférieur de 30 % à 60 % par rapport au neuf.
2. Une disponibilité plus rapide
Lorsque certaines références deviennent difficiles à obtenir sur le marché du neuf, les équipements reconditionnés peuvent offrir une alternative rapidement disponible.
C’est particulièrement utile pour les entreprises qui doivent équiper rapidement de nouveaux collaborateurs.
3. Un impact environnemental réduit
Prolonger la durée de vie d’un appareil permet d’éviter la fabrication d’un nouvel équipement, ce qui réduit fortement l’impact carbone.
Selon l’ADEME, prolonger l’utilisation d’un ordinateur portable de deux ans peut réduire son impact environnemental de près de 30 %.
Source : ADEME.
Une tendance qui devrait continuer à s’accélérer
La combinaison de plusieurs facteurs favorise aujourd’hui le développement du marché du reconditionné :
hausse des prix du matériel neuf
objectifs de réduction de l’empreinte carbone
maturité croissante de la filière du reconditionnement
recherche d’optimisation des budgets IT
De plus en plus d’entreprises intègrent désormais le reconditionné dans leur stratégie d’équipement informatique.
Vers un numérique plus durable
Face aux tensions sur les composants et à la hausse des prix, les entreprises doivent repenser la gestion de leur parc informatique.
Le reconditionné s’inscrit dans une logique simple : prolonger la durée de vie des équipements existants plutôt que produire toujours plus de matériel neuf.
Cette approche permet à la fois de réduire les coûts, de limiter l’impact environnemental du numérique et de s’inscrire dans une démarche d’économie circulaire.
Dans un contexte où les ressources deviennent plus rares et plus chères, cette solution apparaît aujourd’hui comme une option de plus en plus pertinente pour les organisations.
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veilleur1
2026-03-16
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
mécénat
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique
Face à la fracture numérique, à l'initiative de la région Grand Est, le bus « Connect et vous » parcourt le territoire. À son bord, un formateur sillonne les villages et tend la main gratuitement aux « déconnectés ».
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Neuf coups sonnent au clocher, cour de la Dîme, à Mutzig (Bas-Rhin). Le calme de la petite ville alsacienne trahit la période des vacances d'hiver. Pourtant, sur la place, un groupe de six seniors semble faire sa rentrée. En rang, tous ont un sac contenant un cahier et des stylos. Ils participent au programme « Connect et vous », porté par la région Grand Est avec la société de formation Pedagome, et soutenu par une série d'acteurs privés. Un bus arpente la région pour former les habitants qui le souhaitent à l'informatique. À l'intérieur, plusieurs pupitres équipés d'ordinateurs et un écran sur lequel le formateur diffuse son cours de neuf heures, réparties sur trois jours.
En retrait, Gwendaline Magny observe la scène, ravie de l'affluence. Coordinatrice de l'action de prévention pour les plus de 60 ans, cette assistante sociale de la mairie de Mutzig opère un travail de veille auprès des personnes en difficulté avec l'outil numérique. « Il y a une vraie fracture générationnelle, constate-t-elle. Je ne parlerais pas de souffrance, mais de grande fragilité. Ils ont peur de l'outil. » Inlassablement, elle tente de convaincre les plus désarmés de s'y former et de l'utiliser. Aux plus réfractaires, elle fait parvenir ses newsletters au format papier.
« Il faut qu'on redevienne autonomes. Mes enfants m'expliquent des choses, mais, trois mois après, j'oublie. »
Sychan, élève au bus « Connect et vous »
Raccrocher les wagons
Un mot dédié désigne le fait de ne pas maîtriser les ressources électroniques : l'illectronisme. En 2021, l'Insee l'estimait à 61,9 % chez les 75 ans ou plus. Toujours selon l'Insee, la part des usagers des services publics numériques a explosé, passant de 30 % en 2005 à près de 80 % en 2023. Déclaration d'impôts, actes administratifs basiques, gestion des comptes bancaires… :la dématérialisation a tout chamboulé en vingt ans. Beaucoup de seniors n'ont pas vu passer ce train. Et se retrouvent désormais à la remorque, générant crainte et dépendance.
« On est pénalisés, explique Marie-Anne Reisser, bientôt 84 ans. Je n'ai aucune notion, ce n'est pas de ma génération. » À ses côtés, Kyynh Aing a le sourire et roule des mécaniques : en 1984, cet ancien comptable a bénéficié d'une formation sur d'antiques ordinateurs Macinstosh. « Je sais envoyer des mails », claironne-t-il, en riant du niveau de son épouse, Sychan. « Te marre pas, toi aussi tu es parti de rien un jour », rétorque-t-elle. Surtout, ce que Kyynh ne dit pas, c'est qu'il est dépendant de ses enfants pour accomplir certaines tâches - le numérique aussi a son lot d'aidants. « Ils ont grandi et sont partis, raconte Sychan. Il faut qu'on redevienne autonomes. Ils m'expliquent des choses, mais, trois mois après, j'oublie et je me fais disputer.
Savoir déjouer les arnaques
Les élèves installés, le cours débute. Étienne Muller, le formateur du jour, reprend les bases fondamentales : démarrer un ordinateur, tenir sa souris, clic droit, clic gauche. Patiemment, il accompagne sa classe du jour. Pas simple, tant les différences de niveau sont grandes entre ceux qui ont déjà pratiqué et ceux pour qui tout est neuf. Les élèves sont studieux, et notent avec célérité les remarques. Marie-Anne peine à faire bouger sa souris et se mélange les pinceaux, tandis que sa voisine lui enjoint de ne pas s'énerver. « J'aurais vraiment dû m'y mettre plus tôt. Mais je suis décidée et je ne lâcherai pas », clame-t-elle.
D'autres, à ses côtés, sont plus à l'aise, et attendent avec impatience d'apprendre à parcourir le Web… en toute sécurité. Le sujet est de taille : plus d'un Français sur deux ayant un proche âgé déclare que ce dernier a déjà été victime d'une cyberattaque, telles qu'une arnaque en ligne ou une fraude financière, selon une étude de la société d'antivirus Avast. « C'est une génération complètement vulnérable, renchérit Étienne Muller, qui raconte avoir empêché un homme âgé de faire un placement douteux à six chiffres quelques semaines plus tôt. Ils cliquent partout alors que, sur Internet, on ne doit faire confiance à personne. » L'arnaque est un spectre que tous, dans le bus, veulent exorciser auprès d'Étienne.
Avec ce programme, la région Grand Est entend reconnecter plus de 1 600 personnes à terme. Des seniors, surtout, mais aussi des plus jeunes, en reprise d'emploi, afin de les aider à rédiger des CV ou des lettres de motivation. Au sortir de la première session, les cerveaux fument, mais Marie-Anne a le sourire. Son objectif ? Acheter une tablette et montrer à ses enfants qu'elle sait désormais s'en servir.
Les recettes du succès
Proximité. En sillonnant la région, le bus va au contact des personnes que les services sociaux ont identifiées comme étant touchées par l'illectronisme.
Modularité. Le bus permet d'approcher d'autres publics, comme les jeunes en reprise d'emploi. Même si la mission s'est surtout recentrée sur les seniors qui sont en forte demande.
Gratuité. Les participants s'inscrivent par téléphone auprès de Pedagome, la société formatrice. L'équipement et la formation sont pris en charge par la région et les partenaires.
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veilleur1
2026-03-15
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
économie sociale et solidaire
entreprise
entreprises adaptées
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Le Digital Cleanup Day permet de collecter des équipements numériques auprès du public pour les reconditionner et les recycler. Dans le Grand Chalon, l’association Tremplin transforme ces appareils en opportunités d’emploi pour des personnes éloignées du marché du travail.
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Depuis 2020, le Digital Cleanup Day sensibilise à l’empreinte environnementale du numérique en incitant particuliers et entreprises à nettoyer leurs données et à prolonger la durée de vie de leurs appareils. Dans le Grand Chalon, les collectes s’étendent du 9 au 23 mars 2026 et concernent smartphones, ordinateurs portables, écrans, câbles et autres petits équipements. Tous les appareils récupérés sont confiés à Tremplin à Pierre-de-Bresse, qui les trie, les répare et les revalorise. L’association s’appuie sur la Maison Digitale, créée en 2019, pour reconditionner les déchets électroniques et les proposer à la vente, tandis que les matériels non réparables sont traités par l’éco-organisme Ecosystem.
Déchets numériques : un enjeu environnemental majeur en France
Les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) représentent un défi croissant pour l’environnement. Chaque année, des milliers de tonnes de matériels obsolètes sont jetées, générant pollution et gaspillage de ressources précieuses. Les initiatives de collecte et de réemploi, comme le Digital Cleanup Day, contribuent à limiter l’impact écologique du numérique et à encourager une économie circulaire, tout en sensibilisant le public à la nécessité de prolonger la durée de vie des appareils.
Réemploi et insertion professionnelle
Tremplin, association d’insertion par l’activité économique depuis 1997, recrute et forme des personnes éloignées de l’emploi via des contrats d’insertion financés par l’État, le département et le Fonds Social Européen. Les salariés interviennent dans trois ateliers : couture, bois-environnement et numérique. À la Maison Digitale, quatre salariés trient, démontent, réparent et vendent les équipements, acquérant aussi des compétences en gestion, devis et vente. Le volume collecté a plus que doublé en trois ans, passant de 12 tonnes en 2022 à 27 tonnes en 2025, et 461 ventes ont été réalisées l’an dernier, dans la boutique de Pierre-de-Bresse et chez les partenaires locaux. Cette démarche favorise à la fois la réduction des déchets électroniques et le retour à l’emploi des bénéficiaires.
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veilleur1
2026-03-14
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique
Le Schéma pluriannuel de mise en accessibilité numérique (SPAN) 2025-2028 a été présenté au conseil d’administration de l’Université de Lorraine du 10 mars 2026. Il s’inscrit dans la stratégie du numérique responsable de l’établissement. Ce qui se cache concrètement derrière ce document, avec Sabine Petitjean-Coria, directrice adjointe du numérique en charge de la stratégie Numérique responsable, et Xaviéra Autissier, Référente Accessibilité numérique (RAN).
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En quoi consiste le SPAN ?
Sabine Petitjean-Coria : Le SPAN est un document obligatoire, depuis 2019, qui définit un plan d’action sur plusieurs années pour rendre l’ensemble de nos services numériques accessibles à tous et toutes. Cela inclut nos sites web, applications, vidéos, documents administratifs, supports de cours et de communication. L’accessibilité numérique n’est donc pas une option ou une faveur. Il ne faut pas oublier qu’elle concerne 12 millions de personnes en situation de handicap en France plus toutes celles qui peuvent être ponctuellement en situation de handicap (accidents de la vie, contexte bruyant, etc.).
Quels sont les principaux enjeux de l’accessibilité numérique?
Xaviéra Autissier : Au-delà des obligations légales, l’accessibilité numérique est une question d’inclusion et d’égalité des droits. Elle permet à chacun, qu’il soit aveugle, sourd, malvoyant, ayant des difficultés motrices, cognitives ou toute incapacité temporaire ou permanente, d’accéder à toutes les informations et tous les services sans obstacles. Quatre grands principes garantissent un service numérique accessible à tous et toutes, sans exclusion :
les contenus doivent être perceptibles par tous et toutes ;
l’interface doit être facilement utilisable quel que soit le système de navigation ;
les contenus et la navigation doivent être compréhensibles ;
les technologies utilisées doivent être robustes pour être compatibles avec les outils d’assistance.
S P-C : Pour concrétiser ces obligations, les organisations disposent d’un outil réglementaire : le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité (RGAA). Il fournit aux équipes techniques un cadre et des critères pour rendre les services numériques accessibles.
L’université a déjà travaillé sur l’accessibilité numérique.
X A : Oui, je suis Référente Accessibilité numérique depuis 2019. Ma mission première s’attachait à garantir l’accessibilité des sites web dès leur conception. À présent, je pilote et coordonne la démarche d’accessibilité numérique de l’établissement, notamment à travers la mise en œuvre du SPAN et l’accompagnement des équipes dans l’amélioration de l’accessibilité des services numériques. Plusieurs services ont d’ores et déjà été rendus plus accessibles, comme la gestion des comptes informatiques (SESAME), l’authentification (CAS), les enquêtes en ligne (LimeSurvey), mais aussi l’application mobile ou encore Kapps’UL, le service d’instanciation d’environnements numériques pour l’enseignement. De la documentation pour rendre les supports de cours accessibles est également disponible, ainsi qu’un canal d’échange sur Rocket Chat.
En quoi le SPAN est-il important pour l’Université de Lorraine ?
S P-C : Depuis 2015, différents projets touchant à l’accessibilité numérique sont menés à différents endroits de l’établissement. Le SPAN va permettre de les cadrer et d’avancer tous ensemble dans la même direction.
Par ailleurs, le numérique est partout à l’université. Il y a plus de 300 services numériques, juste à la direction du numérique, 12 600 vidéos sur ULTV, plus de 450 sites web, auxquels on peut ajouter tous les documents administratifs ou supports de cours… Le SPAN définit donc le cadre organisationnel et encadre précisément ce qui relève de notre responsabilité légale : les services numériques publics.
Quels sont les objectifs concrets d’ici 2028 ?
X A : Nous visons une conformité minimale de 60 % des services existants et 80 % pour les nouveaux. Nous prévoyons aussi de réduire de 10 % par an la dette technique, notamment grâce à la formation de nos équipes, et d’intégrer l’accessibilité dès la conception des projets.
S P-C : Enfin, l’obligation de rendre accessibles tous les services numériques de l’université concerne également les projets développés en dehors du périmètre direct de la direction du numérique. Or, des services non accessibles peuvent entraîner des sanctions réglementaires et nuire à l’image de l’établissement. C’est pourquoi l’accessibilité numérique est l’affaire de toute la communauté !
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veilleur1
2026-03-13
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique
« L’accueil physique permet aussi d’adapter le langage, de reformuler et d’accompagner pas à pas », déclare Alexandre Mutzette, conseiller numérique France Services au centre social Audace’s de Folschviller. Photo Alexandre Mutzette
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En tant que conseiller numérique, Alexandre Mutzette est quotidiennement confronté aux difficultés des usagers face aux démarches administratives en ligne, entre manque de maîtrise des outils et besoin d’accompagnement humain.
Quel est le profil des personnes qui viennent vous demander de l’assistance ?
Alexandre Mutzette, conseiller numérique France Services au centre social Audace’s de Folschviller : « Le public que j’accompagne est majoritairement composé de...
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veilleur1
2026-03-12
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
technologique
Un début. Le 21 janvier, à Paris, lors d'une conférence de presse, l'association Origine France Garantie, qui s'efforce de favoriser le MIF, Made in France, et le bureau Veritas lançaient la certification « Numérique France Garantie ». Cette dernière s'ajoute aux deux autres proposées par l'association : Origine France garantie (pour les biens) et Service France garanti (pour les services). « Chaque année, 70 milliards d’euros quittent la France vers les États-Unis uniquement pour nos usages numériques », a rappelé Gilles Attaf, président d'Origine France Garantie. Le tout nouveau label garantira trois caractéristiques : la localisation en France des activités clés de l'entreprise, de la gouvernance et de l'hébergement des données ; le respect d'exigences élevées en matière de sécurité et de protection des données et une part majoritaire de la valeur ajoutée numérique réalisée en France.
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L'ensemble du complexe écosystème numérique est concerné : éditeurs de logiciels, plate-formes numériques, solutions cloud, data et intelligence artificielle, entreprises de conseil …Concrètement, il s'agit de proposer une alternative hexagonale aux Gafam américains, qui accaparent l'essentiel du marché. « Il faut montrer que les sociétés françaises sont capables de fournir ces services », argumente Pascal Baratoux, responsable de la sécurité des systèmes d'information chez Jamespot. La société, fondée en 2005 avec des capitaux français, réalise des solutions intranet très utilisées dans les collectivités. Avec quatre autres entrepreneurs, son représentant s'est exprimé lors de la conférence de presse afin de témoigner de son adhésion à cette démarche de certification.
Interception des datas
Au delà de l'enjeu de la production de la valeur ajoutée sur le territoire, la nouvelle certification répond aussi à ceux liés à la souveraineté, argumentent l'association Origine France garantie et les entrepreneurs. Par exemple, si Donald Trump décidait de bloquer l'accès aux services fournis par Microsoft en France, « qu'en est-il de nos usines qui fonctionnent avec ces solutions ? », imagine Pascal Baratoux. Le cas de figure n'est pas totalement hypothétique, comme l'illustre le cas du procureur de la Cour pénale internationale, qui a vu son compte email supprimé par Microsoft en 2025. Donald Trump avait précédemment annoncé des sanctions contre la CPI.
Autre difficulté, « il existe un risque majeur d'interception des datas par la Chine ou les USA, qui peuvent être utilisées à des fins de guerre commerciale », pointe Timothée Demoures, responsable des équipes chez Wimi. La société fondée en 2010, se présente comme « l'alternative française à Microsoft 365 pour les organisations qui refusent de compromettre leur souveraineté ». Ses solutions sont hébergées sur les serveurs (européens) de Scaleway, autre société française. A l'inverse, héberger ses données chez un prestataire américain ( même en Europe) les met à la merci de la justice américaine qui peut exiger d'y avoir accès, via le Cloud Act. Selon Timothée Demoures, « aujourd'hui, on constate une prise de conscience des enjeux de souveraineté. Les entreprises ont réalisé qu'elles doivent se protéger ».
Au niveau de l’État aussi, plusieurs annonces se sont succédé, qui témoignent d'une fébrilité sur le sujet. Par exemple, le 26 janvier, Anne Le Hénanff, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a lancé un « Observatoire de la souveraineté numérique ». Jusqu'à présent, toutefois, « collectivement, nous n'avons pas du tout investi dans ces enjeux de souveraineté numérique au niveau national », pointe Timothée Demoures. Pour l'entrepreneur, c'est par la commande publique que l'Etat peut agir, en fournissant au petit écosystème « stabilité et récurrence ».
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veilleur1
2026-03-12
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
région GrandEst
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique
Inclusion numérique et insertion professionnelle ! Objectifs affichés du partenariat, signé la semaine dernière à Nancy, entre l’opérateur de téléphonie SFR et l’École de la 2e Chance (E2C) de Lorraine.
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La signature s’est déroulée en présence de François Pélissier, le président de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et président de l’E2C, Éric Taverne, directeur général de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et directeur général de l’E2C Lorraine, Fabien Lo Pinto, directeur de l’E2C Lorraine et Hervé Depierre, délégué régional Grand Est de SFR.
«Grâce à notre soutien financier, l’E2C va pouvoir renforcer son parc informatique et numérique, un élément essentiel pour l’accompagnement pédagogique de ses stagiaires», assure Hervé Depierre, le délégué régional Grand Est de SFR.
Ce financement bénéficiera à l’ensemble des douze sites et antennes implantés sur les quatre départements de l’école.
À côté de ce soutien matériel, l’opérateur s’engage également à accueillir des stagiaires au sein de la vingtaine de boutiques présentes en Meurthe-et-Moselle, Moselle, Vosges et dans la Meuse.
«Ces périodes d'immersion permettront aux jeunes de découvrir les métiers du commerce, de la relation client et des nouvelles technologies tout en développant leurs compétences professionnelles».
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veilleur1
2026-03-11
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
La publication du Livre Blanc du numérique résulte du fruit d’un important travail d’analyse, de concertation et d'engagement des équipes de la Direction des Systèmes d’Information Mutualisés (DSIN) de Grand Chambéry en lien étroit avec la Ville de Chambéry.
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Un numérique engagé dans la réduction de ses impacts et au service des habitants
Le numérique est partout dans nos vies. Il est devenu indispensable au fonctionnement des services publics et à la relation avec les usagers. Mais son impact environnemental est bien réel : émissions de gaz à effet de serre, consommation énergétique, production de déchets électroniques. Grand Chambéry souhaite, autant que possible, concilier performance numérique et sobriété environnementale.
Ce document dresse un état des lieux précis de l’empreinte écologique du système d’information mutualisé, estimée à 438 tonnes de CO₂ par an, avec une large part liée à la fabrication des équipements. Il identifie également des leviers concrets de réduction, notamment à travers l’allongement de la durée de vie des équipements, le reconditionnement, ou encore l’achat de matériel plus éco-conçu.
Une démarche réglementaire et volontaire
Ce document s’inscrit dans le cadre de la loi REEN (Réduction de l'empreinte environnementale du numérique), qui impose aux collectivités de plus de 50 000 habitants de se doter d’une stratégie numérique responsable. Mais au-delà de cette obligation, Grand Chambéry et la Ville de Chambéry, ont choisi de faire de cette transition une opportunité de transformation. Plusieurs actions concrètes sont déjà en cours : plan de sobriété énergétique, politique d’achat raisonnée d’équipements, développement et mutualisation d’infrastructures réseaux, accompagnement à l’inclusion numérique et à l’accessibilité.
Un engagement collectif et structurant
Le Livre blanc met en lumière l’implication de nombreux acteurs : agents, élus, partenaires techniques, prestataires, et habitants. Il souligne aussi le rôle crucial des conseillers numériques, véritables relais de proximité pour accompagner les usagers, réduire la fracture numérique et promouvoir des usages plus sobres comme lors de la collecte des téléphones.
Enfin, Grand Chambéry entend faire évoluer sa stratégie numérique, renforcer ses pratiques d’achat responsables, former ses agents, et s’inscrire durablement dans une trajectoire d’un numérique utile, sachant allier performant et sobriété au bénéfice de la planète et des usagers.
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veilleur1
2026-03-09
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
RSE
souveraineté numérique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Le Collectif NRS organise un événement pour mettre en lumière des projets concrets qui répondent aux grands enjeux éthiques, environnementaux et sociaux du numérique.
Pour cette première édition des Trophées NRS 2026, les organisations et les personnes qui contribuent activement au développement d’un numérique plus responsable au Québec sont invitées à soumettre leurs projets ou initiatives dans l’une des catégories suivantes: expériences numériques, marketing responsable, intelligence artificielle, ou éthique et impact social. Un prix du public viendra également souligner l’initiative qui aura su mobiliser la communauté.
La remise des prix aura lieu le 22 avril 2026 à Montréal.
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Un rendez-vous pour mobiliser l’écosystème
Les Trophées NRS 2026 constituent le premier événement québécois entièrement consacré à la reconnaissance des initiatives en numérique responsable et soutenable.
Plus de 30 projets exemplaires seront mis en valeur le 22 avril prochain, à Montréal, grâce à cette initiative qui vise à mobiliser plus de 2 000 participant·es à travers le Québec, favorisant l’émergence de nouvelles collaborations et le développement d’emplois liés au numérique durable.
Au-delà de la remise des prix, le Collectif NRS poursuivra cette dynamique à travers sa programmation mensuelle de conférences, panels et échanges, afin d’ancrer durablement les bonnes pratiques dans l’écosystème numérique québécois.
Le numérique responsable n’exige pas la perfection
Le Collectif NRS souhaite également rappeler que ce concours ne cherche pas des projets parfaits, mais des démarches sincères et inspirantes. Le numérique responsable est un domaine en évolution rapide. Chaque organisation avance à son rythme, expérimente, apprend et améliore ses pratiques. Les Trophées NRS visent justement à valoriser ces démarches, même lorsqu’elles sont encore en construction.
Qu’il s’agisse d’une amélioration de performance énergétique, d’une démarche d’accessibilité, d’un projet d’IA plus éthique ou d’une initiative pour réduire l’empreinte numérique d’un service, chaque pas compte. Partager ces expériences permet de faire progresser l’ensemble de l’écosystème.
Soumettre un projet
Les organisations et les équipes souhaitant partager leur initiative peuvent déposer leur projet jusqu’au 13 mars 2026. Chaque projet soumis contribue à démontrer qu’un numérique plus responsable, plus éthique et plus soutenable est déjà en marche.
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veilleur1
2026-03-08
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
exemples
inspiration
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
technologique
Réseau de partage de données en dehors d’Internet, le « Sneakernet » est utilisé en Occident pour résister à l’emprise des Big Tech. Mais ce système d’échange loin du cloud et des oligopoles de l’IA est aussi utilisé ailleurs dans le monde pour palier l’absence de connexion à Internet ou contourner les régimes de censure stricts. Tour d’horizon dans cet article en partenariat avec ARTE Tracks.
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Clés USB, disques durs externes, disquettes, cassettes… Ces objets vous semblent venir d’un autre temps ? Pas pour les adeptes du « Sneakernet ». Littéralement le réseau « basket », ce système de transfert de fichiers compte sur l’échange de données « à pieds », c’est-à-dire dans le monde physique. Contrairement à l’Internet contemporain au sein duquel les données voyagent via des ondes, des câbles et peuvent être interceptées, surveillées ou censurées, le « Sneakernet » est fondé sur le déplacement de supports de stockages.
En Occident, il se présente comme une alternative à l’Internet hégémonique des plateformes américaines et chinoises, tout en permettant de contourner les dispositifs de surveillance propres aux outils numériques, comme le montre le reportage d’ARTE Tracks « Sneakernet : le partage de données hors ligne contre la Big Tech ». Mais dans d’autres contextes, cette pratique peut s’avérer carrément salvatrice. Héritier des systèmes de communication clandestins comme les pigeons voyageurs ou encore le samizdat, ce système d’échanges d’ouvrages dissidents en Union soviétique, le Sneakernet est aussi très utile lorsque Internet fait défaut. Dans les régimes non-démocratiques, autoritaires ou totalitaires, ce réseau hors-réseau prospère en dehors des radars et permet de contourner la censure. Tour d’horizon en quelques exemples contemporains.
caption
Réseau basket contre Big Brother
Du fait de son régime totalitaire de censure gouvernementale stricte, la Corée du Nord est un cas d’école de l’usage du « sneakernet » pour faire circuler des informations extérieures. Depuis des années, le contrebandiers pénètrent son territoire pour transporter des fichiers interdits et les faire circuler dans des réseaux informels, réactivant ainsi la tradition du samizdat soviétique. Au mois de juin 2024, un groupe de dissidents politiques nord-coréens a ainsi fait voyager des clés USB et des disques-durs contenant 200,000 brochures critiques du régime de Kim Jong-un, mais aussi des dollars américains ainsi que des chansons de K-pop et des films de K-drama grâce à un système de ballons gonflés à l’hélium. Envoyés depuis la Corée du Sud voisine, cette action symbolique leur a permis de passer outre les restrictions culturelles très strictes imposées par le régime nord-coréen, mais aussi de passer au travers du mur symbolique entre les deux Corées. Cette action s’inscrivait dans le contexte d’une « guerre des ballons », un moment de tension transfrontalière maximum, après que la Corée du Nord a envoyé plusieurs centaines de ballons chargés de détritus chez son voisin du sud.
À des milliers de kilomètres de là, à Cuba, la population a recours à un « sneakernet » baptisé El paquete semenal (« le paquet hedbomadaire »), dispositif de un Terabyte de films, albums de musique et autres contenus occidentaux censurés par le régime communiste. Sur l’île des Caraïbes, l’accès à Internet est lent et coûteux (environ 2 dollars de l’heure) du fait de l’embargo économique et commercial américain de 1962. Et lorsqu’il est accessible, ce réseau est également très censuré. Qu’à cela ne tienne : disponible depuis 2008, El paquete semenal s’est imposé comme une institution parallèle incontournable sur l’île, rebaptisée le « Netflix cubain ».
Dans les zones « blanches », des « data mules »transportent les données sur clés USB ou disques durs entre un point connecté et les villages isolés
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Du côté de l’Afghanistan, ce transfert clandestin de données a lieu dans le coffre des voitures via des clés USB et disques durs échangés dans les « computer kars ». Depuis le retour au pouvoir des Talibans en 2021, le pays connaît ainsi une régression majeure en matière de droits humains, et l’accès à Internet y a été tout simplement coupé en septembre 2025, laissant plus de 43 millions d’afghans prisonniers d’un « black out » décidé par le gouvernement. Le Sneakernet a donc servi de relai, permettant d’organiser un réseau de revente de fichiers censurés par le pouvoir, mais aussi de mises à jour de logiciels et de téléphones. Concrètement, les fichiers sont transportés clandestinement jusqu’à la frontière par des « data mules », avant d’être échangés dans le cadre de réseaux informels. Cours en ligne, films et journaux internationaux sont téléchargés et transférés sur des disques durs avant d’être transmis à des contrebandiers numériques en zones reculées, qui les proposent à l’achat dans des coffres de voiture.
Pallier l’absence d’infrastructures numériques
Véritable système alternatif de contournement de la censure, le Sneakernet est aussi utile dans les zones « blanches », des régions du monde sans accès Internet où les infrastructures numériques font défaut. Dans ces lieux, ce sont historiquement des messagers à pieds, baptisées « data mules », qui transportent les données sur clés USB ou disques durs entre un point connecté (un cyber café situé dans une ville) et les villages isolés.
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Extrait du reportage d’ARTE Tracks « Sneakernet : le partage de données hors ligne contre la Big Tech » © Jules Boudon-Chambre pour Tracks (ARTE)
En Inde, dans la région du Ladakh située dans l’Himalaya, ces émissaires numériques ont longtemps formé un point de relai indispensable pour transporter des documents administratifs, des résultats scolaires ou encore simplement les nouvelles du quotidien dans des villages reculés. Depuis, un accès à Internet a été déployé dans la région mais l’accès demeure inégal. Alors certaines pratiques de « sneakernet » perdurent, notamment un projet de bibliothèque digitale hors-ligne.
Un système de partage de données numériques mobile qu’on retrouve aussi au Ghana via le projet « Trotros » : dans les zones périurbaines, des chauffeurs de minibus transportent quotidiennement des disques durs entre cybercafés et villages pour mettre à jour des bases de données agricoles ou sanitaires, tandis que des bibliobus équipés de serveurs locaux et de tablettes diffusent des contenus éducatifs hors ligne dans les villages sans Internet. Les données sont mises à jour via des clés USB à partir de hubs régionaux. Low-tech, résilient et efficace, le « Sneakernet » vient ici palier le manque d’électrification et l’absence d’infrastructures numériques connectées en 4G/5G.
Pour en savoir plus sur la manière dont le « Sneakernet » est utilisé en Occident pour résister à l’emprise des Big Tech, voir le reportage d’Arte TRACKS
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veilleur1
2026-03-04
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique
Envie d’une sortie originale à Metz ? Direction L’Arob@se, un espace ludique et innovant dédié à la culture numérique. Jeux vidéo, création musicale, impression 3D ou accompagnement informatique : un lieu ouvert à tous pour expérimenter, apprendre et partager.
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Un lieu pour jouer et créer
Revenir avant la publicité
Située face à la médiathèque Verlaine, dans le quartier du Pontiffroy, L’Arob@se ouvre ses portes les mercredis et samedis de 13h à 17h. Le public peut y découvrir plusieurs espaces complémentaires :
L’Arcade, pour jouer aux classiques comme aux nouveautés vidéoludiques ;
Le Studio, dédié à la création musicale, photo et vidéo ;
L’Atelier, pour s’initier à la programmation et à l’impression 3D ;
Le Musée, qui expose consoles et matériels anciens.
Un accompagnement numérique accessible
Le lieu propose aussi un service d’aide avec le Docteur Numérique et des conseillers présents sur place pour apprendre à utiliser un ordinateur, un smartphone, installer des applications ou réaliser des démarches en ligne.
L’accès est gratuit pour les Messins et les moins de 18 ans.
Pour les non-Messins, l’abonnement annuel est fixé à 10 € (5 € en tarif réduit).
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veilleur1
2026-03-02
Bulletin n° 23 C 2
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Pour sa 7ème édition, le Digital Cleanup Day inaugure un volet dédié à la sensibilisation pour mieux appréhender l’impact écologique du numérique.
À l’heure où les technologies structurent une grande partie des vies personnelles, scolaires et professionnelles, le Digital Cleanup Day évolue. Prévue du 16 au 21 mars 2026, cette 7ème édition marque un tournant stratégique avec l’introduction d’une nouvelle catégorie d’actions baptisée « Digital Cleanup Sensibilisation ». L’objectif est clair : dépasser le simple nettoyage de données pour s’attaquer à la racine du problème via l’information et la formation.
Une pédagogie nécessaire avant l’action
Jusqu’à présent, l’événement se concentrait principalement sur trois axes concrets : le nettoyage des données (Data), le réemploi et le recyclage des équipements. Désormais, l’association World Cleanup Day – France, qui porte le projet, souhaite offrir une porte d’entrée plus accessible au grand public et aux entreprises. Contrairement aux opérations techniques de suppression de fichiers ou de collecte de vieux smartphones, ce nouveau volet permet de s’emparer des enjeux du numérique responsable sans logistique complexe.
Cette catégorie « Sensibilisation » invite les citoyens, les établissements scolaires et les entreprises à organiser des temps d’échange. Les formats proposés sont variés : ateliers pédagogiques, fresques du numérique, débats en famille ou sessions d’information en milieu associatif. Il s’agit de comprendre l’impact des technologies avant de chercher à le réduire, une étape jugée cruciale pour modifier durablement les comportements.
Un impact carbone en hausse constante
L’urgence d’une telle démarche est soulignée par les données environnementales actuelles. À l’échelle mondiale, le numérique représente environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre, un chiffre qui continue de croître avec la multiplication des équipements. En 2022, ce sont 62 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques qui ont été produites.
En France, le constat est corroboré par le Baromètre du numérique publié par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques) en 2025. Ce rapport confirme que les usages continuent de progresser, particulièrement chez les plus jeunes générations, renforçant la nécessité d’une éducation au numérique dès le plus jeune âge.
Le document complet est consultable ici : Baromètre du numérique publié par l’ARCEP en 2025 (https://services.hosting.augure.com/Response/c6RAe/{3f243974-2ecf-4ead-82bb-73557c231fda}).
Cette initiative fait écho au Safer Internet Day, qui s’est tenu le 10 février dernier, et qui a déjà mis en lumière les problématiques liées au temps d’écran et à la protection des données personnelles.
Des outils ludiques pour les entreprises et les écoles
Pour accompagner cette nouvelle dynamique, le Digital Cleanup Day s’appuie sur un réseau de partenaires spécialisés dans la gamification et la pédagogie (https://services.hosting.augure.com/Response/c6RAc/{3f243974-2ecf-4ead-82bb-73557c231fda}). Plusieurs outils clés en main sont mis à disposition des organisateurs pour faciliter l’animation :
* Numéville : Créé par l’Institut du Numérique Responsable (INR), ce jeu de plateau coopératif place les joueurs dans la peau d’éclaireurs devant libérer une ville des mauvaises pratiques. Conçu pour des sessions de 45 minutes, il permet de sensibiliser jusqu’à 28 participants, rendant le format idéal pour les classes ou les séminaires d’entreprise.
* The Wokies : Ce « Serious Escape Game » propose une expérience immersive d’une heure trente dédiée au Green IT. Basé sur des données scientifiques, il vise à ancrer les connaissances par la résolution d’énigmes collaboratives.
* The Impact Agency (DOWiNO) : Ce jeu sérieux numérique de 45 minutes met en scène une agence de détectives. Il permet d’aborder la sobriété numérique sous l’angle de l’enquête et du cas de conscience, favorisant le débat éthique au sein des équipes.
Une mobilisation générale en mars
Le point d’orgue de cette mobilisation sera la journée du samedi 21 mars 2026, clôturant une semaine d’actions débutée le 16 mars. L’événement est co-porté en France par l’association World Cleanup Day – France et l’Institut du Numérique Responsable (INR), qui fédère déjà plus de 150 acteurs engagés pour un numérique plus inclusif et éthique.
Les organisateurs invitent dès à présent les collectivités, associations et entreprises à inscrire leurs événements sur la plateforme dédiée pour rejoindre ce mouvement mondial, présent dans 212 pays et territoires.
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veilleur1
2026-03-01
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
Non Classés :
agenda
Nettoyer ses données, prolonger la vie de ses appareils, questionner nos usages de l’intelligence artificielle... Et si la transition écologique passait aussi par nos écrans ? Du 16 au 21 mars 2026, le Grand Avignon donne rendez-vous à ses habitants, aux professionnels et aux étudiants avec plusieurs temps forts gratuits pour la Semaine du numérique responsable, organisée à l’occasion du Digital Clean Up et en partenariat avec Académie Vaucluse Provence.
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Pendant six jours, c'est un événement gratuit qui va rythmer cette semaine dédiée au numérique responsable dans le Grand Avignon : conférences, ateliers, collectes solidaires et temps d’échange invitent chacun à mieux comprendre l’impact environnemental du numérique, mais surtout à agir, chacun à son échelle. Car à l'instar du colibri, chaque petit geste compte !
Quand la transition écologique passe aussi par nos écrans
Chaque clic, chaque vidéo regardée en ligne, chaque e-mail stocké a un coût énergétique bien réel. Longtemps considéré comme immatériel et donc « propre », le secteur numérique représente pourtant près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre en 2026, un chiffre en hausse continue, alimenté par l'essor de l'intelligence artificielle, la multiplication des centres de données et le rythme soutenu de renouvellement de nos équipements. En France, un smartphone est remplacé en moyenne tous les deux ans et demi.
La transition écologique et énergétique ne peut pas faire l'impasse sur le numérique. Réduire son empreinte digitale, allonger la durée de vie de ses appareils, adopter des logiciels libres ou nettoyer ses données : ces gestes, individuels en apparence, s'inscrivent dans une dynamique collective indispensable à la construction d'un territoire plus sobre et plus résilient.
Des solutions existent. Cette semaine est là pour les rendre concrètes, accessibles et les partager au plus grand nombre, que ce soit pour les particuliers, les associations, les entreprises et bien sûr les jeunes de notre agglomération.
« Le numérique n'est pas hors-sol. Il consomme, il émet, il épuise des ressources. Mais il peut aussi nous aider à mieux vivre si nous en faisons un usage éclairé et responsable. »
Donner une seconde vie à vos appareils
Avant même d'assister à un atelier ou une conférence, chacun peut agir immédiatement en déposant ses vieux téléphones et équipements informatiques dans les points de collecte ouverts tout au long de la semaine, du 16 au 21 mars 2026.
Collecte de téléphones portables et de chargeurs
Des "GSM Box Ecologic" seront installées dans plusieurs lieux partenaires. Chaque appareil déposé contribue à :
allonger la durée de vie des équipements et limiter l'extraction de ressources naturelles rares
soutenir des emplois solidaires grâce aux Ateliers du Bocage
réduire la fracture numérique en faisant don des appareils réparés à Emmaüs Connect
préserver les ressources nécessaires à la fabrication de nouveaux téléphones.
Lieux de dépôt à Avignon :
Campus d'Académie Vaucluse Provence
L'Éveilleur SCOP
Siège administratif du Grand Avignon
Opéra Grand Avignon
Conservatoire à Rayonnement Régional du Grand Avignon
Créativa
Insercall
Université d'Avignon
Collecte de matériel informatique avec traçabilité et effacement sécurisé des données
EVA, une entreprise adaptée du territoire, récupère vos équipements informatiques usagés avec traçabilité complète et effacement certifié des données. Le matériel peut ensuite être réparé ou recyclé, en soutenant l'emploi de personnes en situation de handicap.
Matériel accepté : ordinateurs portables, tours, écrans, souris, claviers, serveurs.
Adresse de dépôt : Village des métiers, 25 rue des Joncs des Bois, cellule 35, 84000 Avignon.
Sur rendez-vous : appelez le 09 70 66 94 38. Une récupération à domicile est possible à condition préférentielle.
Le programme de la semaine
Lundi 16 mars - Fresque du Numérique pour l'Économie Sociale et Solidaire
Trois heures d'atelier collaboratif pour comprendre l'empreinte carbone du numérique dans sa globalité et identifier des leviers d'action concrets. La Fresque du Numérique est un format ludique et participatif qui a déjà sensibilisé des centaines de milliers de personnes à travers la France.
Où ? Insercall, 10 rue Léon Honoré Labande, 84000 Avignon
Quand ? De 8h45 à 12h15
Pour qui ? Salariés en insertion et structures associatives
Inscription obligatoire.
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veilleur1
2026-02-28
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
Pestel+ :
technologique
La révolution de l’IA générative a commencé avec le produit technologique le plus rapidement adopté de toute l’histoire : ChatGPT. Elle continue aujourd’hui, trois ans plus tard, à une vitesse qui laisse peu d’espace à une prise de recul pourtant essentielle.
Comment en est-on arrivés là ? Qu’a-t-on sacrifié au nom de la productivité que l’IA est censée apporter ? Est-il trop tard pour remettre cette révolution sur des rails responsables ? Ou bien peut-on encore réagir face aux déboires de la révolution IA ?
Potentiellement oui, si ces rails prennent la forme des piliers de la RSE : People, Planet, Profit.
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People
Tout produit doit veiller à ne pas nuire aux personnes qui l’utilisent. L’IA a déjà manqué à cette responsabilité. C’est pour cette raison que les impacts sociaux doivent être une priorité de l’IA responsable.
Or, suite à de nombreux cas de suicides assistés par LLM, le seul changement à date de la part du secteur aura été la décision de Character.AI, plateforme de compagnons LLM liée à Google, d’interdire ses services aux moins de 18 ans.
OpenAI a même insisté, au tribunal, que la mort d’Adam Raine était la seule responsabilité de ce jeune de 16 ans ; or ChatGPT aurait facilité son suicide. Certes, l’entreprise a depuis mis en place des systèmes de contrôle parental et renforcé son équipe dédiée. La vigilance reste cependant de mise.
Surtout, la question reste ouverte : si un système IA déployé par une entreprise met ses utilisateurs en danger, quelle est la part de responsabilité du fournisseur, comme du déployeur ?
Côté travail, le débat reste grand ouvert. Amazon et compagnie licencient-elles vraiment des dizaines de milliers de salariés en vue de les remplacer par des IA ? Rien n’est moins sûr. Pourquoi remplacer des humains par des IA dont la productivité, supposée supérieure, n’est pas encore prouvée ?
D’un côté, GitHub Copilot (propriétaire : Microsoft), outil d’assistance à la programmation, prétend accélérer le travail des développeurs de l’ordre de 55%. De l’autre, des chercheurs du MIT tablent sur un gain de productivité de 0,7% grâce à l’IA… sur dix ans. Alors, qui dit vrai ?
En tout cas, pour l’instant, 80 % des C-levels ne voient aucun gain de revenus, ni d’économies grâce à l’IA, d’après le très respecté National Bureau of Economic Research (US). Mais ils continuent d’y investir tout de même.
Entêtement d’autant plus étonnant que l’IA moderne reste très peu fiable. Pensons notamment :
aux AI Overviews de Google, qui donnent des réponses aux recherches boostées par l’IA générative souvent fausses, y compris à propos de la santé
à ChatGPT qui, du propre aveu d’OpenAI, hallucine (ment) davantage au fur et à mesure qu’il devient plus puissant (mettant d’ailleurs à mal la conviction du secteur de l’IA comme quoi “bigger is better”)
ou à AgentForce, solution agentique de Salesforce annoncée comme une “révolution”, mais jugée trop peu fiable par ses utilisateurs.
La transparence des IA reste également à améliorer, et ce non seulement celle des IA génératives. La CNAF fait actuellement l’objet d’une plainte déposée devant le Conseil d’État par 25 ONGs car l’algorithme qu’elle utilise pour déterminer qui contrôler en premier choisirait trop souvent les allocataires les plus vulnérables. Comme quoi l’IA prédictive, basée sur le principe relativement ancien du machine learning, peut elle aussi accentuer les biais.
Enfin, la propriété intellectuelle est également mise à mal par l’IA générative. Depuis qu’OpenAI a sciemment violé la réglementation de YouTube, en 2021, en y aspirant des millions d’heures de vidéo afin d’entraîner GPT-4, les leaders de l’IA font main basse sur tout ce qui pourrait assouvir l’énorme soif d’apprentissage de leurs LLMs. Et ce, souvent à l’encontre des lois sur le droit d’auteur. Dernier exemple en date : Anthropic souhaite “scanner destructivement” tous les livres du monde, car il s’agit de la meilleure source de contenus encore non-exploitée, après avoir aspiré tout l’internet.
Comment limiter ces risques ?
Quelques leviers d’IA responsable :
toujours exiger plus de transparence aux fournisseurs d’IA
apprendre à détecter les vidéos deepfakes et autres faux contenus facilités par l’IA
effectuer des analyses d’impact algorithmique, et également des analyses de biais
ré-entraîner le algorithmes aux biais avérés
protéger son contenu intellectuel
choisir un fournisseur IA dont les données ne sortent pas d’Europe. Ainsi, seule la loi européenne (dont RGPD) les concernera.
Nous développerons ces mitigations dans de futurs blogposts…
Planet
Après ses impacts sociaux, c’est sans doute les impacts environnementaux de l’IA qui devraient nous interpeller le plus.
Nous savons que l’IA va faire tripler la consommation électrique des datacentres aux Etats-Unis d’ici 2028. En Virginie, l’État américain qui héberge le plus de centres de données, la demande d’énergie aurait triplé en un an seulement. Et ce pic de demande est actuellement satisfaite principalement par des énergies fossiles. Enfin, partiellement satisfaite : d’après Elon Musk himself, de nombreux GPUs – les processeurs nécessaires à l’IA générative – manqueront d’énergie d’ici la fin de l’année.
Mais l’électricité n’est que l’arbre qui cache la forêt. Si nous prenons l’ensemble des 16 impacts environnementaux des produits (PEF), ces derniers vont augmenter x7 d’ici 2030, d’après l’Association Green IT. L’impact principal est certes les émissions, mais n’oublions pas non plus les métaux rares pour fabriquer tous ces GPUs ; l’eau pour refroidir les datacentres (ainsi que pour fabriquer les GPUs) ; la pollution de l’air, et ainsi de suite.
S’ajoutent aux impacts environnementaux les risques destructifs, ou CBRNE (Chemical, Biological, Radiological, Nuclear, Explosive). Nous savons, par exemple, que les LLMs pourraient augmenter x5 le risque de génocide par arme biologique, selon une étude de 46 experts de renom. Ou que l’armée israélienne a eu recours à l’IA pour augmenter l’impact de ses attaques à Gaza suite aux attentats du 7 octobre 2023. Recours largement utilisé par l’entreprise Palantir, fondée par Peter Thiel, pour maximiser l’efficacité meurtrière de ses “solutions de guerre”…
Comment limiter ces risques ?
Quelques leviers d’IA responsable :
questionner la philosophie “bigger is better” du secteur de l’IA. Des modèles des centaines de fois moins grands – et donc moins impactants – peuvent répondre à la plupart des besoins des utilisateurs de LLMs
privilégier l’utilisation d’un maximum de ces petits modèles sur un minimum de ressources hardware (hardware qui doit être utilisé le plus longtemps possible)
privilégier des fournisseurs cloud aux datacentres basés en Europe, où l’intensité carbone de l’électricité peut être 10 fois moindre qu’aux US (France vs. Virginie)
insister auprès des fournisseurs et – surtout – des gouvernements pour limiter et/ou encadrer l’utilisation dangereuse ou meurtrière de l’IA.
Nous développerons ces mitigations dans de futurs blogposts…
Profit
Le dernier pilier de la RSE est celui qui s’aligne le plus avec les intérêts des entreprises. Le profit, oui : mais à quel prix ?
La sécurité et la confidentialité figurent parmi les principaux risques liés à l’IA en entreprise, d’après de nombreuses études.
La sécurité, parce que les LLMs sont particulièrement faciles à hacker, grâce à la technique d’injection de prompts, ou la soumission de textes destinés à contourner les garde-fous inhérents dans la plupart des outils d’IA générative. C’est ainsi que, dans certains cas, un poème peut débloquer une recette pour créer une arme nucléaire. Les injections de prompts sont, qui plus est, impossibles à résoudre, d’après les principaux fournisseurs de solutions IA.
N’oublions pas non plus les considérables problèmes sécuritaires autour de l’IA agentique. OpenClaw, le “premier réseau social pour agents IA”, a eu beau être qualifié de “génie” par Sam Altman ; il a toutefois laissé 1.5 million de clés API exposées lors de sa création. Autrement dit, n’importe qui aurait pu en prendre le contrôle.
La confidentialité, parce que, comme avec la propriété intellectuelle, la soif de données de la “big AI” est telle qu’elle aspire nos prompts tout aussi volontiers que les oeuvres protégées. Chacune des plus grandes entreprises créateurs de LLMs collecte par défaut tous les prompts qu’ils reçoivent, afin de former de futurs modèles. On peut certes opt out ; la plupart des utilisateurs ne le feront pas. Par conséquent, leurs données partent pour la plupart aux Etats-Unis, où elles sont allègrement exploitées.
Ceci est problématique pour deux raisons principales. D’abord, les entreprises US sont obligées de fournir toutes ces données aux autorités américaines, par exemple en cas de perquisition ou investigation. Ensuite, parce que les prompts vont de plus en plus être utilisés à des fins commerciales, suite par exemple à l’intégration de la publicité dans les LLMs.
Autant d’enjeux qui exigent un haut niveau de responsabilisation (accountability) au sein de chaque entreprise touchant de près ou de loin à l’IA. Il faut avoir défini en amont qui est responsable de la gestion de quel aspect de tout incident potentiel lié à l’IA. Ici s’imposera naturellement un RACI. Mais comment savoir qui inclure dans la boucle ? Il s’agit ici des débuts de la mise en place d’une Charte IA Responsable pour votre organisation.
L’objectif d’un tel document ? Éviter, entre autres, qu’un salarié divulgue des contenus confidentiels à un LLM. C’est pour cette raison que Samsung a interdit ChatGPT en 2023, par exemple.
Or aujourd’hui, 59 % des entreprises n’ont toujours pas de politique IA, d’après KPMG, alors même que l’utilisation du shadow AI – le recours à son compte LLM personnel à des fins professionnelles – est répandue dans près de la moitié d’entre elles. Le ‘risque Samsung’ reste donc d’actualité, trois ans après.
Comment limiter ces risques ?
Quelques leviers d’IA responsable :
former ses développeurs dans l’anticipation des attaques par injection de prompt
former ses salariés sur l’importance de la confidentialité des données de l’entreprise et de ses clients (et donc en arrêtant la shadow AI…)
s’assurer que son fournisseur IA/cloud ne collecte pas vos prompts pour re-entraînement
privilégier des fournisseurs européennes, et ainsi la souveraineté des données (oui, ce levier s’applique à chacun des 3 piliers de l’IA responsable !)
développer une Charte IA Responsable, adaptée aux risques, valeurs et audiences particuliers à son organisation.
Nous développerons ces mitigations dans de futurs blogposts…
Conclusion
Aller vers l’IA responsable commence donc par une bonne compréhension des risques, et de comment ils pourraient notamment mettre en péril les engagements RSE de son entreprise… sans parler de compromettre les données de ses clients ou salariés. Ce parcours passe ensuite par l’adoption de tactiques et de stratégies pour mitiger ces risques. Tout en comprenant les cadres réglementaires et best practices autour de l’IA responsable. Enfin, ce parcours se complète par la formalisation de la politique IA de son entreprise, par exemple avec une Charte IA Responsable.
Vous en saurez davantage dans notre prochain blogpost…
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veilleur1
2026-02-25
Bulletin n° 23 B 3
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À Washington, un projet discret monte en puissance : un portail en ligne destiné aux Européens pour accéder à des contenus interdits chez eux, avec en toile de fond censure, influence et cybersécurité.
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Le département d’État américain prépare un site, hébergé sur freedom.gov, pour permettre à des résidents d’Europe et d’autres pays de consulter des contenus interdits par leurs gouvernements. D’après trois sources proches du dossier citées par Reuters, il s’agirait notamment de documents relevant du discours de haine et de la propagande terroriste. Les équipes auraient évoqué l’intégration d’un VPN afin de masquer l’origine du trafic en le faisant apparaître comme américain, sans journaliser l’activité. Le domaine a été enregistré le 12 janvier et affiche un message de mobilisation. L’initiative, supervisée par Sarah Rogers, inquiète déjà pour ses effets diplomatiques.
Un outil d’accès, et un signal de puissance
Le décor est presque vide, mais le message est clair. Sur freedom.gov, un site à peine en ligne n’affiche pour l’instant qu’une phrase de mise en scène : « L’information, c’est le pouvoir. Réaffirmez votre droit à la liberté d’expression. Soyez prêts. » L’absence de contenus visibles ne dit pas l’absence d’intention. Selon trois sources proches du dossier citées par Reuters, le département d’État américain développe un portail pensé pour des résidents d’Europe et d’autres pays, afin qu’ils consultent des contenus interdits par leurs autorités. Dans la liste évoquée, on trouve des documents classés comme discours de haine et propagande terroriste.
L’architecture technique envisagée révèle l’angle cyber. Des responsables auraient discuté de l’ajout d’un VPN intégré, conçu pour masquer l’origine du trafic des visiteurs. Concrètement, l’objectif serait de faire passer leur navigation pour une activité américaine. Autre point sensible : aucune activité ne serait enregistrée. Dans un contexte où les États et certaines plateformes multiplient la traçabilité, promettre l’absence de journaux est, en soi, une prise de position. Reuters note toutefois que la supériorité de cette solution par rapport aux outils classiques reste floue. Le texte ne tranche pas : s’agit-il d’un service réellement inédit, ou d’un habillage institutionnel d’une promesse déjà accessible par des moyens ordinaires ?
Le calendrier, lui, confirme qu’il ne s’agit pas d’une simple page de communication. D’après le registre fédéral get.gov, le domaine freedom.gov a été enregistré le 12 janvier. Le projet serait supervisé par la sous-secrétaire d’État à la diplomatie publique et aux affaires publiques, Sarah Rogers. Le portail devait initialement être présenté à la Conférence de Munich sur la sécurité, avant que la présentation ne soit reportée pour une raison inconnue. Ce report nourrit une tension narrative : le chantier avance, mais l’annonce publique se dérobe, comme si le sujet exigeait une préparation politique autant qu’un déploiement technique.
Dans l’ombre, un portail de ce type opère sur deux niveaux. Au premier, il promet un accès : contourner des interdictions nationales. Au second, il envoie un signal d’influence : un État revendique la capacité d’ouvrir, à distance, des espaces informationnels fermés par d’autres. La cybersécurité devient alors un langage diplomatique, où l’anonymat, le routage et l’absence de logs se transforment en arguments de politique étrangère.
Liberté d’expression, régulation et collision juridique
C’est ici que le projet change de nature. Reuters souligne que l’Europe et les États-Unis n’abordent pas la liberté d’expression avec les mêmes fondations. Côté américain, la Constitution protège presque tous les discours. Côté Union européenne, les restrictions sont plus nombreuses, et un corpus de règles existe depuis 2008 pour obliger les grandes plateformes, notamment Meta et X, à retirer rapidement des contenus illégaux. Dans ce récit, X est aussi mentionné comme « extrémiste » et interdit en Russie, signe que les étiquetages politiques varient selon les juridictions, et que l’espace numérique se fragmente.
Les sanctions financières servent d’outil de contrainte. Reuters cite un exemple : en décembre dernier, X a reçu une amende de 140 millions de dollars (montant en euros non calculable ici faute de taux de change fourni) pour non-respect de la réglementation. Dans un tel paysage, un portail américain visant des contenus illégaux en Europe risque d’être lu comme une provocation. Reuters avertit que l’initiative pourrait aggraver des relations déjà tendues entre Washington et l’Europe. Pire, elle placerait de facto les États-Unis dans la posture d’un État encourageant des citoyens étrangers à enfreindre les lois de leurs propres pays.
La dimension politique est explicitée par les éléments attribués à l’administration Trump. Des responsables qualifient la réglementation européenne de « censure d’extrême droite ». Depuis octobre dernier, Sarah Rogers se serait rendue dans plus de dix pays européens et aurait rencontré des représentants d’organisations d’extrême droite présentées comme « opprimées » par Washington. En parallèle, la Stratégie de sécurité nationale de décembre aurait mis en garde contre la « destruction » menaçant l’Europe à cause de sa politique migratoire, et annoncé l’intention de soutenir les opposants à cette politique au sein des pays européens. Dans ce cadre, freedom.gov ressemble moins à un simple portail qu’à un instrument de soutien, de récit et de pression.
Kenneth Propp, ancien fonctionnaire du département d’État spécialisé dans la réglementation numérique européenne, aujourd’hui au Centre européen de l’Atlantic Council, résume l’impact attendu : une « attaque directe » contre la régulation européenne. Selon lui, freedom.gov « sera perçu en Europe comme une tentative des États-Unis de saper le droit national ». En termes de cyber-renseignement, l’enjeu dépasse l’accès à des contenus : il touche à la capacité d’un État à façonner les normes, à contourner les cadres adverses, et à tester, grandeur nature, la résilience juridique et technique des démocraties.
Derrière la promesse de « liberté », freedom.gov pourrait surtout mesurer jusqu’où l’influence américaine peut s’exercer, en ligne, contre des règles européennes, sans déclencher de riposte immédiate.
Damien Bancal
Damien Bancal, expert reconnu en cybersécurité Damien Bancal est une figure incontournable de la cybersécurité, reconnu à l’international pour son expertise et son engagement depuis plus de 30 ans. Fondateur de ZATAZ.com en 1989 (et DataSecurityBreach.fr en 2015), il a fait de ce média une référence majeure en matière de veille, d’alertes et d’analyses sur les cybermenaces. Auteur de 17 ouvrages et de plusieurs centaines d’articles pour des médias comme Le Monde, France Info ou 01net, il vulgarise les enjeux du piratage informatique et de la protection des données personnelles. Lauréat du prix spécial du livre au FIC/InCyber 2022, finaliste du premier CTF Social Engineering nord-américain (2023), et vainqueur du CTF Social Engineering du HackFest Canada (2024), il est reconnu pour sa capacité à allier pratique du terrain et transmission pédagogique. Le New York Times ou encore Le Big Data ont salué son parcours, et l’agence Tyto PR l’a classé parmi les 500 personnalités tech les plus influentes en 2023. Il est aujourd’hui 9ᵉ influenceur cyber en Europe. Chroniqueur à la radio et à la télévision (France Info, RTL, M6, Medi1...), il est également réserviste citoyen au sein de la Gendarmerie Nationale (Lieutenant-Colonel - Unité Nationale Cyber) et de l'Éducation Nationale (Hauts-de-France). Médaillé de la Défense Nationale (Marine) et des réservistes volontaires, il poursuit son engagement au travers de son entreprise veillezataz.com, lancée en 2022.
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veilleur1
2026-02-23
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
économie sociale et solidaire
région GrandEst
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique
L’opérateur SFR et l’École de la 2e Chance de Lorraine viennent d’officialiser, un partenariat destiné à soutenir l’insertion professionnelle des jeunes éloignés de l’emploi.
Inclusion numérique et insertion professionnelle ! Objectifs affichés du partenariat, signé la semaine dernière à Nancy, entre l’opérateur de téléphonie SFR et l’École de la 2e Chance (E2C) de Lorraine.
La signature s’est déroulée en présence de François Pélissier, le président de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et président de l’E2C, Éric Taverne, directeur général de la CCI Grand Nancy Métropole Meurthe-et-Moselle et directeur général de l’E2C Lorraine, Fabien Lo Pinto, directeur de l’E2C Lorraine et Hervé Depierre, délégué régional Grand Est de SFR.
«Grâce à notre soutien financier, l’E2C va pouvoir renforcer son parc informatique et numérique, un élément essentiel pour l’accompagnement pédagogique de ses stagiaires», assure Hervé Depierre, le délégué régional Grand Est de SFR.
Ce financement bénéficiera à l’ensemble des douze sites et antennes implantés sur les quatre départements de l’école.
À côté de ce soutien matériel, l’opérateur s’engage également à accueillir des stagiaires au sein de la vingtaine de boutiques présentes en Meurthe-et-Moselle, Moselle, Vosges et dans la Meuse.
«Ces périodes d'immersion permettront aux jeunes de découvrir les métiers du commerce, de la relation client et des nouvelles technologies tout en développant leurs compétences professionnelles».
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veilleur1
2026-02-22
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
L'association Origine France garantie lance une nouvelle certification, « Numérique France Garantie », afin de promouvoir un écosystème numérique national. Un enjeu de souveraineté économique et politique, tant le marché est aujourd'hui aux mains des entreprises américaines.
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Un début. Le 21 janvier, à Paris, lors d'une conférence de presse, l'association Origine France Garantie, qui s'efforce de favoriser le MIF, Made in France, et le bureau Veritas lançaient la certification « Numérique France Garantie ». Cette dernière s'ajoute aux deux autres proposées par l'association : Origine France garantie (pour les biens) et Service France garanti (pour les services). « Chaque année, 70 milliards d’euros quittent la France vers les États-Unis uniquement pour nos usages numériques », a rappelé Gilles Attaf, président d'Origine France Garantie. Le tout nouveau label garantira trois caractéristiques : la localisation en France des activités clés de l'entreprise, de la gouvernance et de l'hébergement des données ; le respect d'exigences élevées en matière de sécurité et de protection des données et une part majoritaire de la valeur ajoutée numérique réalisée en France.
L'ensemble du complexe écosystème numérique est concerné : éditeurs de logiciels, plate-formes numériques, solutions cloud, data et intelligence artificielle, entreprises de conseil …Concrètement, il s'agit de proposer une alternative hexagonale aux Gafam américains, qui accaparent l'essentiel du marché. « Il faut montrer que les sociétés françaises sont capables de fournir ces services », argumente Pascal Baratoux, responsable de la sécurité des systèmes d'information chez Jamespot. La société, fondée en 2005 avec des capitaux français, réalise des solutions intranet très utilisées dans les collectivités. Avec quatre autres entrepreneurs, son représentant s'est exprimé lors de la conférence de presse afin de témoigner de son adhésion à cette démarche de certification.
Interception des datas
Au delà de l'enjeu de la production de la valeur ajoutée sur le territoire, la nouvelle certification répond aussi à ceux liés à la souveraineté, argumentent l'association Origine France garantie et les entrepreneurs. Par exemple, si Donald Trump décidait de bloquer l'accès aux services fournis par Microsoft en France, « qu'en est-il de nos usines qui fonctionnent avec ces solutions ? », imagine Pascal Baratoux. Le cas de figure n'est pas totalement hypothétique, comme l'illustre le cas du procureur de la Cour pénale internationale, qui a vu son compte email supprimé par Microsoft en 2025. Donald Trump avait précédemment annoncé des sanctions contre la CPI.
Autre difficulté, « il existe un risque majeur d'interception des datas par la Chine ou les USA, qui peuvent être utilisées à des fins de guerre commerciale », pointe Timothée Demoures, responsable des équipes chez Wimi. La société fondée en 2010, se présente comme « l'alternative française à Microsoft 365 pour les organisations qui refusent de compromettre leur souveraineté ». Ses solutions sont hébergées sur les serveurs (européens) de Scaleway, autre société française. A l'inverse, héberger ses données chez un prestataire américain ( même en Europe) les met à la merci de la justice américaine qui peut exiger d'y avoir accès, via le Cloud Act. Selon Timothée Demoures, « aujourd'hui, on constate une prise de conscience des enjeux de souveraineté. Les entreprises ont réalisé qu'elles doivent se protéger ».
Au niveau de l’État aussi, plusieurs annonces se sont succédé, qui témoignent d'une fébrilité sur le sujet. Par exemple, le 26 janvier, Anne Le Hénanff, la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, a lancé un « Observatoire de la souveraineté numérique ». Jusqu'à présent, toutefois, « collectivement, nous n'avons pas du tout investi dans ces enjeux de souveraineté numérique au niveau national », pointe Timothée Demoures. Pour l'entrepreneur, c'est par la commande publique que l'Etat peut agir, en fournissant au petit écosystème « stabilité et récurrence ».
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veilleur1
2026-02-20
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
La centrale d’achat informatique hospitalière (CAIH) engage une nouvelle feuille de route sur cinq ans et initie le programme Alternative, destiné à bâtir un socle numérique souverain pour les systèmes d’information de santé.
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La CAIH, en charge d'environ 2 000 établissements sanitaires et médico-sociaux dans leurs achats numériques, a adopté en ce début d’année un plan stratégique articulé autour de trois priorités : améliorer les services aux adhérents, rendre les offres de marchés plus lisibles et optimiser son organisation interne. L’association, qui représente environ 500 millions d’euros d’achats informatiques par an, prévoit notamment de refondre ses outils numériques, de mieux exploiter les données de consommation et de structurer ses marchés par grandes verticales, comme l’intelligence artificielle. Cette dynamique s’appuie aussi sur une coopération renforcée avec UniHA afin d’assurer une complémentarité entre infrastructures numériques et logiciels métiers.
Un programme pour sortir de la dépendance aux solutions dominantes
Au cœur de cette feuille de route figure le lancement d’Alternative, un programme visant à construire une infrastructure numérique mutualisée reposant largement sur des technologies open source. Après plus d’une décennie de recours massif à des solutions propriétaires, souvent extra-européennes, les hôpitaux font face à une hausse des coûts, à des contraintes de sécurité accrues et à une complexité contractuelle croissante. Treize établissements pilotes participent à la conception d’un socle couvrant les usages essentiels, de la gestion des identités aux environnements collaboratifs, en passant par l’hébergement et l’exploitation des systèmes d’information.
Une trajectoire progressive vers une souveraineté numérique hospitalière
L’objectif est de garantir l’interopérabilité, la réversibilité des outils et une meilleure maîtrise budgétaire, tout en renforçant la conformité réglementaire et la sécurité des infrastructures. La CAIH assure que chaque établissement pourra adopter tout ou partie du socle en fonction de ses besoins et de sa maturité numérique. Le calendrier prévoit l’attribution des premiers marchés à l’été 2026, des déploiements pilotes dans la foulée, puis une généralisation à partir de 2027, avec l’ambition de structurer une alternative pérenne aux environnements numériques aujourd’hui dominants dans le secteur hospitalier.
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veilleur1
2026-02-20
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
RSE
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Pour sa 7ème édition, le Digital Cleanup Day inaugure un volet dédié à la sensibilisation pour mieux appréhender l’impact écologique du numérique.
À l’heure où les technologies structurent une grande partie des vies personnelles, scolaires et professionnelles, le Digital Cleanup Day évolue. Prévue du 16 au 21 mars 2026, cette 7ème édition marque un tournant stratégique avec l’introduction d’une nouvelle catégorie d’actions baptisée « Digital Cleanup Sensibilisation ». L’objectif est clair : dépasser le simple nettoyage de données pour s’attaquer à la racine du problème via l’information et la formation.
Une pédagogie nécessaire avant l’action
Jusqu’à présent, l’événement se concentrait principalement sur trois axes concrets : le nettoyage des données (Data), le réemploi et le recyclage des équipements. Désormais, l’association World Cleanup Day – France, qui porte le projet, souhaite offrir une porte d’entrée plus accessible au grand public et aux entreprises. Contrairement aux opérations techniques de suppression de fichiers ou de collecte de vieux smartphones, ce nouveau volet permet de s’emparer des enjeux du numérique responsable sans logistique complexe.
Cette catégorie « Sensibilisation » invite les citoyens, les établissements scolaires et les entreprises à organiser des temps d’échange. Les formats proposés sont variés : ateliers pédagogiques, fresques du numérique, débats en famille ou sessions d’information en milieu associatif. Il s’agit de comprendre l’impact des technologies avant de chercher à le réduire, une étape jugée cruciale pour modifier durablement les comportements.
Un impact carbone en hausse constante
L’urgence d’une telle démarche est soulignée par les données environnementales actuelles. À l’échelle mondiale, le numérique représente environ 4 % des émissions de gaz à effet de serre, un chiffre qui continue de croître avec la multiplication des équipements. En 2022, ce sont 62 millions de tonnes de déchets d’équipements électriques et électroniques qui ont été produites.
En France, le constat est corroboré par le Baromètre du numérique publié par l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques) en 2025. Ce rapport confirme que les usages continuent de progresser, particulièrement chez les plus jeunes générations, renforçant la nécessité d’une éducation au numérique dès le plus jeune âge.
Le document complet est consultable ici : Baromètre du numérique publié par l’ARCEP en 2025 (https://services.hosting.augure.com/Response/c6RAe/{3f243974-2ecf-4ead-82bb-73557c231fda}).
Cette initiative fait écho au Safer Internet Day, qui s’est tenu le 10 février dernier, et qui a déjà mis en lumière les problématiques liées au temps d’écran et à la protection des données personnelles.
Des outils ludiques pour les entreprises et les écoles
Pour accompagner cette nouvelle dynamique, le Digital Cleanup Day s’appuie sur un réseau de partenaires spécialisés dans la gamification et la pédagogie (https://services.hosting.augure.com/Response/c6RAc/{3f243974-2ecf-4ead-82bb-73557c231fda}). Plusieurs outils clés en main sont mis à disposition des organisateurs pour faciliter l’animation :
* Numéville : Créé par l’Institut du Numérique Responsable (INR), ce jeu de plateau coopératif place les joueurs dans la peau d’éclaireurs devant libérer une ville des mauvaises pratiques. Conçu pour des sessions de 45 minutes, il permet de sensibiliser jusqu’à 28 participants, rendant le format idéal pour les classes ou les séminaires d’entreprise.
* The Wokies : Ce « Serious Escape Game » propose une expérience immersive d’une heure trente dédiée au Green IT. Basé sur des données scientifiques, il vise à ancrer les connaissances par la résolution d’énigmes collaboratives.
* The Impact Agency (DOWiNO) : Ce jeu sérieux numérique de 45 minutes met en scène une agence de détectives. Il permet d’aborder la sobriété numérique sous l’angle de l’enquête et du cas de conscience, favorisant le débat éthique au sein des équipes.
Une mobilisation générale en mars
Le point d’orgue de cette mobilisation sera la journée du samedi 21 mars 2026, clôturant une semaine d’actions débutée le 16 mars. L’événement est co-porté en France par l’association World Cleanup Day – France et l’Institut du Numérique Responsable (INR), qui fédère déjà plus de 150 acteurs engagés pour un numérique plus inclusif et éthique.
Les organisateurs invitent dès à présent les collectivités, associations et entreprises à inscrire leurs événements sur la plateforme dédiée pour rejoindre ce mouvement mondial, présent dans 212 pays et territoires.
Pour participer ou créer une action : Créer un compte et organiser (https://services.hosting.augure.com/Response/c6RAd/{3f243974-2ecf-4ead-82bb-73557c231fda}).
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veilleur1
2026-02-19
Bulletin n° 23 C 2
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
entreprise
RSE
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
technologique
À l’occasion du Digital Cleanup Day 2026, nous avons interrogé Guillaume Gallon, chef de projet à l’Institut du Numérique Responsable, qui nous présente toutes les clés pour mesurer et réduire son empreinte digitale.
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Le numérique représente 4,4 % de l’empreinte carbone nationale, selon les derniers chiffres publiés par l’ADEME et l’Arcep. Quelles sont les principales sources d’impact environnemental dans les usages des professionnels du digital au quotidien ?
L’impact majeur du numérique ne vient pas de son utilisation, mais de la production de nos ordinateurs, de nos smartphones et de nos téléviseurs. La tendance aux écrans géants et le renouvellement fréquent du matériel aggravent lourdement ce bilan.
La consommation des data centers, les usines du web, explose, tirée par l’intelligence artificielle qui est extrêmement gourmande.
Le « gras » numérique des services, c’est un impact qui est invisible. De nombreux sites et applications sont développés avec des fonctionnalités inutiles, des données qui ne sont jamais supprimées, et un code et/ou des médias non optimisés.
Tout ce superflu alourdit les services et force les serveurs et les terminaux à consommer plus d’énergie pour rien.
Parmi les « gaspillages numériques » que vous observez en entreprise, lesquels devraient être corrigés en priorité, selon vous ?
Il faut cesser de créer de l’inutile ou du superflu.
La priorité est d’arrêter de développer des services et des fonctionnalités que personne n’utilise. C’est le gaspillage le plus coûteux, car une fonction inutile consomme des ressources à chaque étape : conception, développement, et surtout, hébergement 24h/24.
La solution est de mesurer systématiquement les usages et de se concentrer uniquement sur ce qui est essentiel.
Parmi les autres priorités, je recommande :
d’éteindre les « services fantômes/zombies » : ce sont tous les vieux sites, les serveurs de projets terminés ou les environnements de test oubliés, qui tournent pour rien. Un serveur allumé, même inactif, consomme de l’énergie en continu. La correction est simple et à effet immédiat : auditer régulièrement le parc informatique et décommissionner (éteindre) tout ce qui n’est plus pertinent.
d’arrêter l’accumulation de données inutiles : le réflexe de tout stocker « au cas où » (emails, documents, archives…) est un gaspillage majeur. Ces données remplissent les data centers, dont la consommation énergétique explose.
Il faut mettre en place des règles claires pour archiver ce qui est important et, surtout, supprimer systématiquement ce qui ne l’est plus.
Quels obstacles rencontrent les entreprises qui veulent agir ? Sont-ils d’ordre technique, culturel, ou plutôt organisationnel ?
Le numérique est encore perçu comme « immatériel » et donc propre. La culture dominante est celle du « toujours plus » (plus de fonctionnalités, plus de données), ce qui rend le concept de « sobriété » difficile à accepter, car il est souvent perçu à tort comme une régression. Les entreprises pensent souvent « technosolutionnisme » ou IT pour transformer et gagner en performance.
Elles fonctionnent généralement en silos (développeurs, marketing, infrastructure), sans objectif commun sur ce sujet. La performance est mesurée par la rapidité et le budget, pas par l’impact environnemental. Et surtout, il n’existe pas de culture, pas d’habitude ni de processus pour « éteindre » les anciens services inutiles, qui continuent de consommer de l’énergie pour rien.
Comment une entreprise peut-elle mesurer concrètement son empreinte numérique ? Quels outils ou ressources recommanderiez-vous d’utiliser pour mener cette action ?
Il y a plusieurs outils et approches si l’on souhaite mesurer l’empreinte de son organisation. Tout d’abord, vous avez le WeNR et le WeNR light, qui est une solution idéale pour une première auto-évaluation gratuite. Il permet d’évaluer la stratégie globale de l’entreprise (gouvernance, achats, cycle de vie des services) et d’identifier les axes de progrès prioritaires.
Ensuite, pour mesurer son parc informatique, il existe de nombreux autres outils. Je citerais notamment EcoDiag d’Ecoinfo. En se basant sur l’inventaire de vos ordinateurs et de vos smartphones, il calcule leur empreinte carbone sur tout leur cycle de vie.
NumEcoEval (via Gitlab) est également une solution qui permet de calculer l’empreinte environnementale d’un système d’information.
Si vous souhaitez mesurer l’empreinte de vos services numériques, il existe aussi l’Ecoindex et ses déclinaisons pour les chaines de CI/CD. Des outils tels que SiteSpeed.io est très utile pour passer au crible l’ensemble de ses services web et connaître l’empreinte environnementale des éléments que l’on expose à ses clients et à ses internautes. Pour aller plus loin, vous avez aussi Scaphandre, PowerAPI, etc.
Quels formats de sensibilisation se révèlent les plus efficaces pour faire évoluer durablement les comportements des collaborateurs, d’après vous ?
Pour la prise de conscience, il y a la Fresque du Numérique. C’est un atelier collaboratif et ludique qui permet de créer un « électrochoc » collectif. Il sert à comprendre ensemble les enjeux et les ordres de grandeur de l’impact du numérique, créant ainsi une base de discussion commune.
Pour passer à l’action, vous avez le Digital Cleanup Day. C’est un événement d’action collective pour passer immédiatement de la théorie à la pratique. En supprimant des données et en mesurant les gains, les collaborateurs rendent l’impact tangible et voient le résultat direct de leurs efforts.
Et pour la professionnalisation, vous avez le MOOC de l’INR (nouvelle version 2026), qui est une formation en ligne accessible à tous et qui offre la possibilité d’obtenir une certification.
Cela transforme la sensibilisation en une compétence professionnelle valorisante, ce qui motive fortement les collaborateurs.
Le prochain Digital Cleanup Day se tiendra le 21 mars 2026. Comment les professionnels du digital pourront-ils s’impliquer ?
Le moyen le plus simple, pour les professionnels du digital, est de se rendre sur le site officiel du Digital Cleanup Day. Les actions, qui sont organisées dans le cadre de cette initiative, peuvent avoir lieu entre le 16 et le 21 mars 2026, ce qui permet de les étaler sur toute cette semaine.
Vous pouvez y trouver des kits d’organisation complets pour animer votre événement, mobiliser des équipes et mesurer l’impact. À noter que l’accès à ces documents nécessite la création d’un compte.
Concrètement, l’action de nettoyage se concentre sur deux niveaux :
le nettoyage des usages individuels, avec des actions à destination des collaborateurs, qui consistent à procéder au nettoyage des boîtes aux lettres et des terminaux (ordinateurs, smartphones), pour supprimer les données inutiles.
le nettoyage des infrastructures techniques, qui inclut les bases de données, en archivant ou en supprimant les données obsolètes ; les espaces documentaires partagés ; les environnements de développement et les serveurs virtualisés ou non ; les dépôts de code comme GitHub, etc.
C’est une nouveauté mise en avant pour l’édition 2026 : il s’agit de s’attaquer aux gaspillages invisibles en procédant à des opérations pour « cleaner » les environnements techniques. C’est là que l’expertise des professionnels du digital est clé.
Au-delà du nettoyage, les entreprises peuvent collecter des équipements numériques en fin de vie, mais aussi : faire don d’équipements numériques fonctionnels pour donner une seconde vie à ces derniers, proposer une sensibilisation auprès de ses fournisseurs, clients et partenaires, ou encore prendre connaissance de la charte numérique responsable proposée par l’INR. Et elles peuvent aussi adhérer à notre think tank, pour ancrer ces pratiques dans leur quotidien.
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veilleur1
2026-02-18
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
L’ANSSI s’engage de longue date au sein de l’écosystème open source, contribuant activement au renforcement de sa sécurité et à la diffusion de solutions numériques de confiance. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de promotion de l’innovation technologique et de la transparence au moyen de l’open source.
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Afin de formaliser et de clarifier son approche, l’agence met à jour sa politique open source, structurée autour de quatre grands axes :
publier des logiciels sous licences libres ;
contribuer à des projets open source existants ;
renforcer et structurer l’écosystème open source ;
utiliser des solutions open source au sein de l’ANSSI.
En tant qu’autorité nationale en matière de cybersécurité, l’ANSSI entend ainsi jouer un rôle moteur au service d’un open source sécurisé, durable et bénéfique à l’ensemble des acteurs publics et privés.
publier des logiciels sous licences libres ;
contribuer à des projets open source existants ;
renforcer et structurer l’écosystème open source ;
utiliser des solutions open source au sein de l’ANSSI.
En tant qu’autorité nationale en matière de cybersécurité, l’ANSSI entend ainsi jouer un rôle moteur au service d’un open source sécurisé, durable et bénéfique à l’ensemble des acteurs publics et privés.
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veilleur1
2026-02-17
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
légal
technologique
Avec des sanctions colossales contre Google et Shein, la Cnil a infligé un montant record de près de 487 millions d'euros d'amendes en 2025.
La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil), gendarme de la vie privée en France, a annoncé lundi avoir infligé un montant record de près de 487 millions d'euros d'amendes en 2025, lié à deux sanctions importantes contre Google et Shein. Dans son bilan annuel, l'autorité de contrôle relève qu'elle a prononcé 83 sanctions l'an dernier pour un total de 486,8 millions d'euros, contre 87 sanctions et 55,2 millions d'euros d'amendes en 2024.
Ce montant particulièrement élevé en 2025 s'explique par deux sanctions majeures infligées en septembre aux groupes américain Google (325 millions d'euros) et asiatique Shein (150 millions d'euros), pour non-respect de la législation sur les cookies.
Ces traceurs, essentiels au secteur de la publicité en ligne et intégrés au modèle économique de nombreuses plateformes, font l'objet depuis plusieurs années d'un contrôle renforcé mené par l'autorité française. Le géant asiatique du prêt-à-porter discount avait annoncé dans la foulée qu'il allait former un recours devant le Conseil d'État et la Cour de justice de l'Union européenne, jugeant l'amende « totalement disproportionnée ».
16 organismes sanctionnés
Selon la Cnil, 21 sanctions ont été prononcées pour « dépôt sans le consentement de l'utilisateur, insuffisance des informations délivrées (ne permettant pas de recueillir un consentement éclairé), ou encore absence de prise en compte effective du refus de l'utilisateur ou du retrait de son consentement ». L'organisme insiste sur « l'impact de ces pratiques pour les internautes, dont les données sont parfois traitées à leur insu, et sur le fait que les acteurs sanctionnés ne pouvaient ignorer les règles applicables, la Cnil ayant largement communiqué sur celles-ci depuis plusieurs années ».
En outre, 16 organismes ont été sanctionnés l'an dernier pour non-respect des règles applicables à la vidéosurveillance des salariés. « La sécurisation insuffisante des données personnelles, l'absence de coopération avec la Cnil et le non-respect des droits des personnes constituent les trois principaux motifs de sanction dans le cadre de la procédure simplifiée », précise par ailleurs l'autorité.
Mise en place en 2022 pour les dossiers « ne présentant pas de difficulté particulière » et pour lesquels une amende de 20 000 euros maximum peut être prononcée, cette procédure représente 67 des 83 sanctions prises en 2025.
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veilleur1
2026-02-17
Bulletin n° 23 C 1
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
technologique
Le secteur des terres rares prend de l’ampleur en France, avec de nouveaux projets industriels qui voient le jour dans le bassin de Lacq, près de Pau. Ces terres rares sont indispensables à l’industrie moderne et à la transition énergétique : on les utilise pour fabriquer des aimants permanents, des composants électroniques et pour la robotique. Face à la domination quasi totale de la Chine sur ce marché, l’Europe ressent le besoin de développer des chaînes d’approvisionnement locales et souveraines.
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Où ça se passe et comment c’est organisé
Le projet se concentre en Nouvelle‑Aquitaine, dans le bassin de Lacq, à proximité de Pau. Deux installations majeures sont prévues : le projet usine de recyclage des terres rares, porté par Carester (start‑up lyonnaise), et une usine de métallisation portée par Less Common Metals (LCM) Europe, filiale de l’américain USA Rare Earth. Cette proximité géographique vise à optimiser l’efficacité industrielle. Frédéric Carencotte, PDG de Carester, avance que ça pourrait donner naissance à une « vallée des aimants », en référence à la « vallée de la batterie » de Dunkerque.
D’après Franceinfo, l’installation Caremag vise une capacité de recyclage de 2 000 tonnes d’aimants permanents par an. Ce recyclage devrait produire 800 tonnes de terres rares annuelles, sous forme d’oxydes de néodyme et de praséodyme. Parallèlement, cette installation régionale intégrera aussi le raffinage des métaux critiques pour obtenir 600 tonnes de terres rares supplémentaires, principalement de dysprosium et de terbium, représentant environ 15 % de la production mondiale.
Qui fait quoi et pour quoi
Les ambitions reposent sur l’expertise des entreprises impliquées. Carester pilote le projet Caremag, tandis que LCM Europe assurera la construction et l’exploitation de l’usine de métallisation, avec une capacité de 3 750 tonnes. Le partenariat avec USA Rare Earth soulève toutefois des questions sur la souveraineté complète de cette industrie stratégique, malgré la volonté affichée de créer une filière locale solide.
Sur place, les terres rares seront transformées en matériaux métalliques prêts à servir à la production d’aimants permanents, indispensables aux technologies émergentes. Cette filière vise à réduire la dépendance aux technologies dominées par la Chine et à renforcer le positionnement industriel de la région.
Combien ça coûte et ce que ça rapporte
Le projet représente un investissement d’environ 110 millions d’euros, bénéficiant d’aides publiques incluant des crédits d’impôt pouvant couvrir jusqu’à 45 % des investissements. Une aide immobilière estimée à 130 millions d’euros est aussi envisagée pour consolider les infrastructures.
Sur le plan local, la création d’emplois est estimée à 92 postes d’ici début 2027. L’installation ne se limite pas à combler une lacune dans l’approvisionnement en terres rares : elle vise aussi à attirer d’autres industriels dans la région, renforçant la dynamique économique du bassin de Lacq.
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veilleur1
2026-02-16
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
économie sociale et solidaire
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
Dans les Alpes-Maritimes, une alliance exemplaire s’est nouée entre Côte d’Azur Habitat, principal bailleur social du département, et la Banque du Numérique depuis janvier 2026. Ce partenariat, né d'une situation de crise à gérer, vise à transformer le renouvellement technologique en un levier de solidarité et de développement durable.
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Tout a commencé par un incendie dans l'un des 21 000 logements gérés par Côte d’Azur Habitat. Une famille y a tout perdu, y compris l'ordinateur d'un jeune homme de 17 ans en pleine période d'inscription sur la plateforme Parcoursup. Face à cette détresse, les équipes sociales se sont tournées vers un acteur alors méconnu du bailleur: la Banque du Numérique. "De toutes crises peuvent naître de belles histoires", confie Manuel Smadja, directeur général de Côte d’Azur Habitat. Grâce à cette mise en relation, le jeune locataire a pu recevoir un équipement de remplacement, lui permettant de passer son baccalauréat sereinement.
Le numérique : un "droit essentiel"
La Banque du Numérique "c'est le fait de pouvoir donner l'outil informatique comme un droit essentiel, de la même façon que l’alimentation", explique Hélène Guyon. Le collectif, soutenu par la métropole et le département, ne se contente pas de distribuer du matériel ; il propose un diagnostic territorial, une cartographie pour orienter les usagers et un accompagnement humain indispensable.
Une seconde vie pour le matériel informatique
Cette rencontre a poussé Côte d’Azur Habitat à revoir radicalement sa gestion des déchets électroniques. Auparavant, le matériel obsolète finissait à la déchetterie. Désormais, une convention de partenariat assure une transition vertueuse : le parc informatique du bailleur, soit environ 450 ordinateurs ou tablettes renouvelées tous les 5 à 6 ans, est systématiquement cédé à l'association. Pour Manuel Smadja, "cette démarche s'inscrit dans une politique de développement durable globale", marquée par un plan de réhabilitation de 330 millions d'euros sur dix ans. "Il était urgent, à la fois au titre du développement durable mais aussi de la solidarité, de permettre de redonner une seconde vie et de permettre l'accès du numérique à des personnes qui ne pouvaient pas le faire" , souligne-t-il. Cette année, une centaine d'équipements encore performants ont ainsi été donnés.
Un défi rigoureux qui s'appuie sur le bénévolat
Le processus de revalorisation est rigoureux: chaque machine qui passe entre les mains de La banque du Numérique subit un effacement total des données avant l'installation d'un système d'exploitation libre, Linux. En 2025, la Banque du Numérique fait face à une demande croissante, avec plus de 800 sollicitations via les travailleurs sociaux. Pour répondre à cet enjeu, l'association entre dans une phase "d'industrialisation de la réinstallation" et recherche activement des bénévoles pour ses « install parties » solidaires qui se déroulent le samedi.
L'avenir passera également par un déménagement, l'actuel local de 200 m² situé au Marché d'Intérêt National (MIN) de Nice devant être libéré. Hélène Guyon lance d'ailleurs un appel aux opportunités de locaux ou de mutualisation pour continuer à équiper seniors et étudiants, populations particulièrement touchées par la dématérialisation des démarches administratives. "L’humain est au cœur de notre action. Sans l’humain, on ne serait pas grand-chose", conclut Manuel Smadja, rappelant que la lutte contre la fracture numérique est essentielle pour permettre aux citoyens de vivre de façon sereine et positive.
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veilleur1
2026-02-16
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
inspiration
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
Fin 2025, la Communauté d’Agglomération du Val de Fensch a confié Moselle Attractivité pour conduire une étude de marché stratégique portant sur l’implantation d’un centre d’art numérique immersif au sein du Parc du Haut-fourneau U4 à Uckange.
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Pilotée par Moselle Attractivité, cette étude a analysé les conditions de faisabilité et de réussite du projet, identifié les principaux enjeux et points de vigilance, défini les publics cibles ainsi que leurs attentes, et élaboré plusieurs scénarios de fréquentation en adéquation avec les spécificités du territoire.
Renforcer l’offre touristique en Moselle
Restitué à travers un rapport d’environ 100 pages et une présentation dédiée, ce travail a confirmé la pertinence du projet dans une perspective de renforcement et de montée en gamme de l’offre touristique en Moselle. Validée par le Conseil communautaire, la création de ce centre d’art numérique, prévue dans les bâtiments des Soufflantes et des Compresseurs actuellement en réhabilitation, s’inscrit désormais comme une priorité de Thionville Fensch Agglomération, avec une ouverture envisagée à l’horizon 2027.
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veilleur1
2026-02-15
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
inspiration
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
Et si la cartographie était l'un des outils de choix pour nous aider dans la transition écologique ? En France, cette question a déjà été tranchée : trois institutions publiques commencent à développer le « jumeau numérique de l'Hexagone », c'est-à-dire une réplique virtuelle du territoire national. Objectif : modéliser l'avenir pour prendre dès maintenant les meilleures décisions pour demain.
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Construire le jumeau numérique de la France : l’annonce a de quoi donner le vertige. L’Institut national d’information géographique et forestière (IGN), l'Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) ainsi que le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema) ont commencé le développement de cette réplique virtuelle du territoire national, capable de modéliser le passé, le présent mais aussi – et c’est là tout l’intérêt – les futurs possibles du pays.
« C’est un peu comme dans un jeu vidéo », explique Sébastien Soriano, directeur général de l’IGN, qui a annoncé que le projet devrait être « officialisé dans les prochaines semaines ». « On va imaginer des mondes tels qu'ils peuvent se présenter demain. Cela prend la forme d'une maquette numérique en trois dimensions qui vous montre un avenir possible en fonction des choix que vous faites ».
Modéliser les phénomènes climatiques avant d'agir
Imaginez un village régulièrement touché par des inondations en cas de pluies extrêmes. Le jumeau numérique pourrait aider à savoir s'il faudrait construire une digue pour protéger la population ou plutôt réhabiliter une zone humide. Dans une rue en ville, faudrait-il végétaliser les toits des bâtiments pour atténuer l'effet d'îlot de chaleur urbain durant les canicules ou est-ce que les parterres d'arbustes seraient plus efficaces ? Ou encore sur quelles essences d'arbres faudrait-il miser pour rendre les forêts de toute une région, qui souffrent des sécheresses à répétition, plus résistantes au climat de demain ? Le jumeau numérique pourra modéliser toutes ces options et ainsi aider à la prise de décision.
Ces exemples font aussi apparaître un point fondamental de cet outil : le jumeau numérique de la France doit pouvoir fonctionner sur toutes les échelles, de la plus grande à la plus petite. « Les scénarios vont du climat général sur la France à l'énergie d'un seul bâtiment », fait remarquer Pierre Alliez, qui dirige une équipe de recherche sur la modélisation géométrique de l'environnement à l'Inria.
Et d'ajouter : « L’échelle, c'est vertigineux. Parce que le climat, on peut en parler à l'échelle d'un territoire, alors que le bâtiment est au contraire une échelle très localisée. Et entre les deux, il y a des rues, des bassins versants qui seront nécessaires à l'analyse des risques et de l'urbanisme ou encore à l'agriculture. On peut simuler la production agricole à l'échelle d'un territoire entier ou, inversement, simuler l'agriculture de précision, même à l'échelle d'un champ. Toutes ces échelles interagissent entre elles. Un phénomène qui se produit à une petite échelle va interagir par des processus de rétroaction et des effets de seuil à la plus grande échelle ».
Une « console de jeu » commune pour les données
Les échelles donnent une idée de la complexité technique du jumeau numérique de la France. Le logiciel sera alimenté par des données géolocalisées qui existent déjà. Certaines villes comme Angers, Dijon ou Rennes ont d'ailleurs déjà développé leurs propres jumeaux numériques. Ce qui manque maintenant, c’est un socle technique commun au niveau national.
« Pour l’instant, il est difficile de comparer les données déjà existantes entre elles. L’interopérabilité des données n’est pour l’instant pas assurée », souligne Pascal Berteaud, directeur du Cerema, un établissement public expert en ingénierie territoriale. « Notre travail consiste maintenant à faire en sorte que toutes ces données puissent être intégrées dans le jumeau numérique ».
Ou pour revenir sur l'image du jeu vidéo : le jumeau numérique de la France, « c'est comme la console de jeu dans laquelle on va pouvoir brancher toute sorte de jeux en fonction de la simulation que nous voulons faire », renchérit Sébastien Soriano de l’IGN, selon les différents thèmes - inondations, sécheresses, feux de forêts, vague de chaleur, perte de biodiversité - et en fonction du territoire, du lieu choisi.
Cette « console de jeu », le logiciel commun, doit voir le jour d'ici à un an. Mais il sera ensuite enrichi en continu. La naissance du jumeau numérique de la France dans toute sa complexité prendra probablement plusieurs décennies.
Face aux bouleversements climatiques, un retour vers la cartographie
Sébastien Soriano n’est pas étonné que, face aux bouleversements liés au changement climatique, la cartographie redevienne un outil de choix. « On voit bien que la montée des eaux va changer la nature du littoral, le climat va changer notre façon d’aménager les villes pour gérer les pics de chaleur, pour protéger la végétation. On voit bien que les glaciers fondent et donc que c'est l'action de l'humain qui change le territoire », indique-t-il.
« Dans ce contexte, la carte, qui permet de se représenter le territoire, redevient essentielle. Parce que la manière d'aménager ce territoire pour atténuer le changement climatique, s'adapter au changement climatique, devient un enjeu essentiel de notre temps ».
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veilleur1
2026-02-15
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
exemples
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
entreprise
RSE
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
social
technologique
Le numérique est responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (selon l’ADEME) et représente 10% de l’électricité consommée. L’avènement de l’IA avec la construction de data centers toujours plus énergivores va faire sensiblement progresser ces chiffres.
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Dans les métiers de services, « l’après Covid » a vu une accélération inouïe de la digitalisation des process et l’explosion des flux numériques dans les métiers du conseil, de l’audit et de l’expertise comptable. Pour atténuer les impacts de ses activités, Forvis Mazars en France a bâti, depuis déjà quelques années, une stratégie numérique responsable et a obtenu en 2023 le niveau 1 de la labellisation “Numérique Responsable” de l’INR ; le niveau 2, plus exigeant, a été atteint en janvier 2026.
Le numérique au service de la stratégie RSE
Le numérique a été intégré dans la stratégie RSE premièrement à travers l’engagement des plus hauts organes de gouvernance de l’entreprise et à travers des formations internes. Les bénéfices sont évidents pour Clément Nicaise, Senior Manager, Conseil Secteur Public : « cela a permis d’outiller notre politique RSE, pour la mesurer, la calibrer et la piloter dans le temps. Nous nous servons du levier numérique – incontournable en matière de transformation – au bénéfice de la RSE et promouvons ces transformations auprès des clients intéressés ». Ces clients ont d’ailleurs de plus en plus de critères d’exigence en matière de RSE : indicateurs d’empreinte carbone, de numérique responsable ; actions de sensibilisation des collaborateurs, etc.
Les collaborateurs sont également impliqués, fiers de l’obtention de certifications, ainsi que par des enjeux professionnels, environnementaux et sociétaux induis. Pour preuve, alors que Forvis Mazars en France a rallongé les durées d’exploitation du matériel informatique, dont l’achat représente 66% de l’empreinte numérique, entre 25% et 30% de la flotte ne trouve pas preneur, les collaborateurs jugeant ce renouvellement non nécessaire, même pour des smartphones dernière génération. La mise en œuvre de la stratégie RSE intégrant un volet numérique a permis de sensibiliser grâce à des actions diverses. L’application interne NetZero Hero permet également aux collaborateurs de calculer leur empreinte carbone ainsi que celle de leurs missions, répondant ainsi à une demande de certains clients. Pour Christophe Tallot, CITO de Forvis Mazars Group : « Il y a une révolution des mentalités et une intégration des valeurs de la RSE ».
Réduire l’empreinte environnementale tout en faisant du numérique un levier d’inclusion et de transformation
L’objectif premier est bien la réduction de l’empreinte carbone du numérique du cabinet. A l’heure du développement de l’IA, Forvis Mazars en France sensibilise les collaborateurs à une utilisation raisonnée et fait par exemple le choix de serveurs moins gourmands en eau et en électricité. Au-delà de l’allongement de la durée de vie des ordinateurs et des téléphones, ceux-ci peuvent être revendus aux collaborateurs après remise en état ou donnés à une association.
Chaque action vise un impact positif en matière environnementale, mais aussi sociale et sociétale. Pour Clément Nicaise, « cela fait partie de nos valeurs d’être exemplaires en la matière et ce renouvellement du business model répond aux exigences du marché. En tant que tiers de confiance, nous devons accompagner nos clients, de plus en plus soumis à des contraintes réglementaires, d’image et de conviction vis-à-vis de leurs salariés et de leurs propres clients ».
Labels et certifications comme preuves de notre engagement
Forvis Mazars en France, labellisée « Numérique responsable », est signataire de la Charte du numérique responsable de l’INR et du manifeste Planet Tech’Care. Il est important d’allier la parole aux actes pour gagner en crédibilité et créer un cercle vertueux où l’entreprise s’adapte à un environnement en évolution rapide, en écoutant les signaux faibles et en adoptant des pratiques responsables. « La mesure de notre empreinte carbone avec nos propres outils et les référentiels les plus exigeants nous engage sur plusieurs années » souligne Clément Nicaise. L’implémentation des nouvelles réglementations européennes, aussi contraignantes soient-elles, est alors un marqueur de ce volontarisme pour les clients.
Les labels et certifications obtenus deviennent un argument commercial, différenciant dans les appels d’offres sur les critères RSE. De quoi être compétitif tout en restant en phase avec les valeurs de l’entreprise. Pour Christophe Tallot, « C’est devenu même obligatoire, si nous ne sommes pas capables de les produire, nous sommes déjà hors-jeu ». Ces certifications sont aussi un moyen de tester des outils internes auprès des clients. Pour Clément Nicaise : « Un label ce n’est jamais une fin en soi. Il marque, à un instant T, notre engagement vis-à-vis de nos clients et permet de gagner en visibilité. Mais nous sommes dans une démarche d’amélioration continue pour rester à la pointe de l’excellence ».
C’est enfin un projet de management : les collaborateurs, notamment les jeunes recrues, sont extrêmement sensibles aux engagements RSE, à l’éthique. Des projets, tels que celui d’accroître la mixité et la diversité dans les métiers du numérique, ou celui de la réduction de la fracture numérique, pour laquelle Forvis Mazars collabore avec les acteurs publics, sont particulièrement fédérateurs.
Données et sobriété numérique
La data est un capital précieux pour une entreprise de services comme Forvis Mazars en France mais dans une entreprise labellisée numérique responsable, comment tirer parti de la puissance des données en tenant compte de l’impact environnemental ?
· Data et impact environnemental
Les réponses apportées par Forvis Mazars sont de trois ordres. D’abord, réduire le volume des données, optimiser la gestion de la data pour en réduire l’impact, par l’automatisation de la collecte et du partage. L’optimisation du stockage et de la transmission permet de limiter son empreinte carbone, avec une meilleure efficacité opérationnelle. Ensuite, faire de la donnée un outil de pilotage de la réduction de l’impact environnemental. Cela nécessite des systèmes avancés de gestion de la donnée. Enfin, engager une révision des pratiques technologiques – développement des applications, choix des prestataires et des fournisseurs – qui reflète l’engagement de l’entreprise à intégrer des critères RSE dans ses opérations. Christophe Tallot : « Nous intégrons une compensation carbone systématique. C’est un élément crucial pour rester compétitif. »
· La sobriété numérique comme un usage raisonné et responsable
La sobriété numérique repose sur un usage juste et raisonné du numérique. L’entreprise joue un rôle clé de sensibilisation, comme le souligne Virginie Savina, Directrice RSE de Forvis Mazars en France : « Forvis Mazars a cette responsabilité de “savoir” et de “faire savoir” en interne auprès de ses collaborateurs, comme en externe,via des interventions dans des écoles/universités/salons, vectrices de messages clés sur le potentiel de l’IA tout en prévenant aussi des impacts négatifs sur l’ensemble de la chaîne de valeur du numérique. » La sobriété numérique doit être pensée depuis la phase d'éco-conception des infrastructures IT, appareils et logiciels, jusqu'à l’utilisation et la fin de vie de ceux-ci. « C’est un triptyque qui doit équilibrer l’aspect financier, environnemental et le besoin de l’utilisateur. Pour nos clients, nous cherchons toujours à associer des gains rapides donnant à voir la transformation à des actions plus complexes de longue haleine montrant l’impact dans la durée » détaille Clément Nicaise.
La rédaction de l’Opinion n’a pas participé à la réalisation de ce contenu
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veilleur1
2026-02-14
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
culture numérique
exemples
#Secondaire :
mécénat
RSE
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
social
technologique
En 2026, Emmaüs Connect baisse à nouveau les prix de ses cartes SFR prépayées crédit mobile/internet 40 Go et internationales. Ces tarifs encore plus accessibles doivent permettre aux publics accueillis d’accéder plus facilement à des services essentiels.
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Emmaüs Connect, en partenariat avec SFR, baisse les tarifs de ses cartes prépayées mobile/internet 40 Go et internationales, sans changement de conditions :
La recharge appels et SMS illimités en France avec 40 Go de data internet valable deux mois passe à 6 € au lieu de 8 €
La recharge internationale avec appels vers 203 pays dans le monde valable un mois passe à 4 € au lieu de 5 €
La version internationale économique valable 14 jours est à 2 € au lieu de 2,50 €.
Télécharger les nouveaux tarifs solidaires
Faire face à la dématérialisation des services essentiels
Avoir accès à Internet est nécessaire pour faire ses démarches en ligne, trouver un emploi, se loger ou encore se soigner. Pourtant, 8% de la population française rencontre au moins un frein lors de l’utilisation des outils numériques au quotidien faute d’accès à Internet (Baromètre du numérique 2025).
Parce qu’il nécessite un engagement, un coût, une adresse fixe et un compte courant, l’accès à un forfait (appels/sms/internet) est toujours compliqué pour les plus précaires. Les cartes prépayées proposées par Emmaüs Connect en partenariat avec SFR permettent d’accéder à internet/appels/sms à des tarifs moins chers que les cartes prépayées low-cost dans le commerce, sans contrainte et avec un réseau de qualité.
En baissant le prix de la carte prépayée 40 Go valable deux mois, Emmaüs Connect propose une offre plus accessible qui facilite l’accès à Internet dans la durée aux publics en détresse numérique.
Comment en bénéficier ?
Emmaüs Connect accompagne uniquement les publics en situation de précarité sociale et numérique. Seules les personnes munies d’un bon d’orientation peuvent accéder aux offres solidaires.
Vous êtes un·e professionnel·le de l’action sociale ?
Inscrivez-vous à une réunion d’information dans votre région pour obtenir des bons d’orientation à remettre aux publics que vous accompagnez. Remplissez ensuite le bon pour le remettre aux personnes concernées.
Vous souhaitez bénéficier de nos offres ?
Contactez votre référent ou structure sociale qui vous accompagne afin d’obtenir un bon d’orientation.
Présentez-vous dans l’espace Emmaüs Connect le plus proche avec votre bon d’orientation pour bénéficier des offres solidaires.
Ces nouveaux tarifs sont déjà appliqués dans nos espaces de solidarité numérique, n’attendez plus !
Trouver l’espace le plus proche
Vous êtes une structure sociale et vous souhaitez développer vos projets d’inclusion numérique ?
Vous accompagnez des publics en détresse numérique et souhaitez leur proposer en toute autonomie du crédit mobile/internet à prix solidaire ? Devenez Relais Numérique pour leur faire bénéficier de ces offres !
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veilleur1
2026-02-14
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Média :
actu
Vidéo
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
politique
social
technologique
Les tensions actuelles entre Bruxelles et Washington mettent en lumière la dépendance numérique des Européens à l'égard des États-Unis. Chaque année, plus de 80% des dépenses réalisées par les entreprises européennes pour le cloud et les logiciels sont versées aux acteurs du numériques américains, soit 264 milliards d’euros. Face à cette dépendance, des acteurs privés mais aussi désormais l’État français développent des solutions alternatives. Reportage d'Alice Brogat, Erika Olavarria et Thomas Vaillot.
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veilleur1
2026-02-13
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
technologique
Non Classés :
agenda
Sous un format ludique venez découvrir la diversité des actions numériques responsables et repartez avec des actions concrètes à mettre en place. Que ce soit pour réduire l'empreinte environnementale du matériel, mieux écoconcevoir vos services, inclure des clauses environnementales pour vos prestataires du numérique...
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Objectifs de la formation
Sous la forme d'un jeu de plateau collaboratif, définissez la feuille de route numérique responsable de votre entité.
Comprendre les enjeux RSE
Identifier les parties prenantes
Définir une feuille de route NumEco
Contenu de la formation
1h de jeu de plateau : Econumia
1h d'explication et échanges avec l'experte numérique écoresponsable de la DINUM et vos pairs
Pré-requis
Aucun
Informations pratiques
Public : agent public d'État
Date : 19 mars 2026
Horaires : 14h / 16h
Inscription obligatoire
Places limitées : 12 participants maximum
Inscription
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veilleur1
2026-02-12
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
culture numérique
exemples
technique métier
#Secondaire :
RSE
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique
La transformation du travail se joue, en 2026, autant dans l’économie des suites numériques que dans l’organisation quotidienne. Entre dépendance aux bundles, retour au présentiel, bruit organisationnel et irruption de l’IA dans les outils, l’enjeu devient la maîtrise des choix, des coûts et des usages. Une nouvelle étude Lecko propose une radiographie du mal-être numérique en entreprise.
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Lecko vient de publier son étude fleuve annuelle (elle fait près de 250 pages en 2026) sur la transformation interne des organisations, réalisée en partenariat avec Ipsos auprès de collaborateurs d’entreprises françaises et organisations publiques de plus de 250 employés.
Deux points ont particulièrement retenu notre attention cette année : d’une part la dépendance numérique et sa perception par les collaborateurs et, d’autre part, les évolutions des pratiques de travail hybride plus de 5 ans après la crise COVID-19.
Mais l’étude s’étend aussi sur le pourquoi du manque de ROI des premières implémentations de l’IA générative.
La dépendance numérique : sortir du verrouillage
Dans un contexte géopolitique fracturé où l’Europe cherche à affirmer sa souveraineté technologique et où les politiques portent la voix de l’autonomie numérique, les résultats de l’étude Lecko sonnent comme un rappel à la réalité et chiffrent l’ampleur du chantier. La réalité, c’est que les environnements de travail des organisations françaises restent massivement dépendants des géants américains. Les chiffres sont sans appel : 75 % des environnements de travail reposent sur Microsoft 365. Outlook règne en maître avec 77 % d’adoption dans le privé et 76 % dans le public.
Seules 14 % des organisations publiques utilisent une solution alternative à Microsoft ou Google pour leur messagerie !
Le problème n’est pas tant l’ampleur de ces chiffres que la réalité qu’ils masquent : il existe un verrouillage bien moins lié aux fonctionnalités des outils qu’à l’économie du Bundle. Les suites se vendent comme des forfaits qui agrègent chat, visio, stockage, sécurité, conformité et, désormais, IA. Sortir « par morceaux » devient mécaniquement coûteux et complexe. Et le verrouillage s’est accru ces dernières années. Le passage aux abonnements, la complexité croissante des licences, l’arrêt du support des versions on-premise s’ajoutent à l’imbrication des services dans les bundles et rendent techniquement et économiquement dissuasive toute velléité de sortie. L’arrivée de Copilot, désormais intégré dans certaines offres, ajoute une nouvelle couche de dépendance. Résultat : les tarifs augmentent d’environ 10 % par an, et sur cinq ans, le coût total d’une offre E3 peut grimper de près de 50 %, rappelle l’étude de Lecko !
Et pourtant, les solutions alternatives existent. L’étude montre que le marché des outils de la Digital Workplace s’est bien structuré. Les grandes briques (intranet, collaboration documentaire, espaces d’équipe, recherche transverse) sont désormais stabilisées : des plateformes comme Jalios, Jamespot, LumApps ou Staffbase couvrent 90 à 95 % des cas d’usage standards. La différenciation ne se joue plus sur le « quoi » mais sur le « comment » : gouvernance, personnalisation de l’expérience par rôle, intégration de l’IA. Les éditeurs se positionnent soit comme surcouche Microsoft (Powell, Jint), soit comme alternative souveraine complète (Jalios avec son « Open Suite », Jamespot avec CollabNext, Wimi avec sa déclinaison « Armoured » qualifiée SecNumCloud).
L’une des illustrations (reproduite ci-dessous) les plus parlantes de l’étude Lecko montre à quel point lorsque l’on a la volonté de sortir des bundles américains et d’adopter des voies alternatives il existe une multitude de solutions françaises ou européennes. Aucun pan de la Digital Workplace n’est pas couvert par des alternatives européennes et/ou open source.
Et les freins ne sont pas nécessairement où on le pense. L’étude montre que les utilisateurs ne réclament pas la souveraineté. Leur priorité reste d’avoir des outils répondant à leurs besoins.
Certes la satisfaction déclarée procurée par les outils actuels est « correcte », mais elle traduit surtout « une habitude » face à des outils devenus incontournables. Ce n’est ni un indicateur de maîtrise, ni un levier de transformation.
Parallèlement, plus l’environnement officiel (Microsoft ou Google) se rigidifie, plus les usages se déplacent. Ainsi, 60 % des répondants déclarent recourir à des outils personnels (WhatsApp, WeTransfer, Box) pour gagner en efficacité.
Autre indice intéressant, les réfractaires au changement d’environnement ne sont pas majoritaires. Il y a donc de l’espace pour une sortie progressive en débutant avec les collaborateurs les plus souples et les plus ouverts ou engagés et en combinant les solutions US avec les Digital Workplace françaises ou européennes.
Les maux du Digital Workplace
Cinq ans après le Covid-19, le travail hybride s’est installé, mais l’équilibre reste instable. La tentation du « retour au bureau » s’affirme de nouveau. Ubisoft ou Publicis à l’international, des entreprises françaises durcissent le ton : certaines imposent désormais trois à quatre jours de présence obligatoire, quand d’autres conditionnent les augmentations à l’assiduité au bureau. En France, des mouvements sociaux ont accompagné des réductions de jours télétravaillables, notamment à Société Générale ou chez Free. Dans la fonction publique, le cadre reste balisé avec, en règle générale, un maximum de 2 jours de télétravail par semaine.
Derrière ce retour en force du présentiel, se cache aussi un autre malaise : le numérique, censé libérer le travail, l’a souvent complexifié. Ainsi, pour Lecko, l’enjeu le plus critique n’est pas uniquement le lieu de travail, mais l’allocation du temps et l’hygiène d’interaction. Quand l’agenda se sature, le travail de fond bascule en débordement, le collectif se fait au prix d’une fragmentation permanente, et l’e-mail ou la messagerie instantanée dictent le rythme.
L’étude Lecko met des mots sur ce malaise : le « bruit organisationnel ». Cette expression désigne les multiples sollicitations (mails, chats, réunions) non filtrées, non priorisées, consommatrices de temps et d’énergie. Comme le bruit sonore, cette agitation est acceptable dans une certaine mesure, mais devient insoutenable au-delà d’un certain seuil.
Dans les organisations de plus de 500 employés, 40 % des salariés estiment qu’une réunion sur deux pourrait être réduite ou supprimée.
L’étude objectivise cette dérive avec des indicateurs d’usage. L’hyperconnexion est caractérisée par des échanges hors plage 8h-20h un jour sur deux. En moyenne, 10 % des collaborateurs et 40 % des cadres travaillent ainsi un jour sur deux « en débordement » (en dehors de la plage 8H-20H). Plus largement, 75 % des salariés connaissent plusieurs semaines d’hyperconnexion par an.
Le rapport ajoute un seuil très parlant : au-delà de 20 heures de réunions par semaine, le traitement des imprévus bascule mécaniquement en bordure de journée, ce qui nourrit la dette opérationnelle.
Cette surcharge n’est pas qu’un irritant, elle devient un risque RH et un risque de performance. Hyperconnexion et multitâche impacte nos capacités cognitives. Le bruit organisationnel provoque des biais d’analyse, des décisions hâtives, de l’irritabilité et au final, une baisse d’efficacité et une perte de motivation, jusqu’au Burnout.
Sur cinq ans, l’absentéisme des cadres a progressé de 50 % selon le Datascope d’Axa (2025). Stress, troubles musculo-squelettiques, troubles du sommeil, burn-out : les conséquences sanitaires s’accumulent.
L’étude identifie un phénomène aggravant : « l’effet de réfraction managériale ». Les dirigeants, qui bénéficient de coupe-files et de fast-tracks, ne perçoivent pas le fonctionnement réel de leur organisation. Ils sous-estiment l’effort nécessaire pour réaliser une tâche, créant un écart croissant entre charge prescrite et charge effective. Cette déconnexion alimente une résignation ambiante et entretient la culture du débordement, perçue comme normale voire valorisante. Pourtant, comme le souligne Lecko, « les cadres devraient se percevoir comme des athlètes de haut niveau, mieux gérer leur récupération pour performer ».
Une IA sans ROI avéré
Enfin, l’étude accorde une très (trop ?) large part à l’IA, son impact, ses cas d’usage. L’adoption explose : 39 % des Français utilisent désormais l’IA (contre 16 % en 2023), et ce taux atteint 74 % chez les 18-24 ans. Mais les usages restent majoritairement personnels (57 %) et le Shadow AI persiste : 49 % des usages professionnels se font sans en informer la hiérarchie. Seuls 15 % des utilisateurs en entreprise sont formés.
Pourtant, l’étude assume une forme de douche froide. Les promesses de gains de temps restent difficiles à constater au niveau de l’organisation, parce que l’évaluation se limite trop souvent à des « minutes gagnées » par prompt. Lecko insiste : seules les tâches de substitution, fréquentes, et véritablement cœur de métier, libèrent du temps de manière observable.
Le point le plus marquant est l’évaluation menée pendant 3 mois auprès de 55 managers volontaires, accompagnés sur Copilot autour de trois cas d’usage, réunions, écriture, recherche d’information. Les résultats « ne montrent aucun changement significatif » des rythmes de travail. Les utilisateurs déclarent gagner 15 à 30 minutes par jour, mais cela ne se traduit pas dans les indicateurs de charge réelle. Lecko en tire une conclusion nette : brancher l’IA sur des pratiques inchangées revient à industrialiser le bruit, pas à créer de la valeur. Les tâches de confort ou de renfort, sur lesquelles l’IA est aujourd’hui principalement présente, améliorent la qualité sans réduire la charge. Seules les tâches de substitution (où l’IA remplace effectivement du temps de travail) libèrent du temps.
L’étude identifie néanmoins une évolution majeure : l’émergence de l’IA agentique. Ces agents, capables d’exécuter des tâches en autonomie, dépassent le simple chatbot. Quatre niveaux se dessinent : la commodité bureautique (résumé, traduction), la transformation de la recherche via le RAG, les assistants métiers sur étagère, et les plateformes permettant de créer ses propres agents (Copilot Studio, Safebrain de Jamespot, Agent Hub de LumApps). Tout l’enjeu désormais, c’est d’arriver à construire une architecture IA plutôt que d’accumuler les outils IA. Sans une telle architecture, il sera impossible d’orchestrer et sécuriser la multiplication des modèles, la connexion aux données et au processus, la gouvernance des accès et des sources, l’orchestration et la gouvernance des agents.
Au final, le rapport Leko s’intéresse moins à l’outillage qu’aux effets et à leur maîtrise. Il rappelle que la dépendance économique et technique renforcée par le bundle, le bruit organisationnel qui dégrade la performance au quotidien, et l’IA dont le ROI ne se décrète pas à coups de licences, sont en réalité trois risques dont la DSI doit absolument reprendre le pilotage. Voilà qui méritait sans doute d’être rappelé…
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veilleur1
2026-02-11
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
technologique
Alors qu'à peine 1 % des terres rares sont recyclées aujourd'hui, l'usine Caremag à Lacq, dans le Béarn, ambitionne de recycler environ 2 000 tonnes d'aimants pour en extraire 1 400 tonnes de terres rares. Le chantier devrait s'achever en août 2027.
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À Lacq, dans les Pyrénées-Atlantiques, la plus grande usine européenne de recyclage de terres rares est en cours d'installation. À terme, l'entreprise Caremag - qui pilote le projet - ambitionne de recycler pas moins de 2 000 tonnes d'aimants contenant des terres rares.
Située sur le site industriel emblématique du bassin de Lacq, l'usine de bientôt cinq hectares va se doter d'équipements capables de traiter les aimants et les concentrés de terres rares, parmi lesquels des broyeurs, des fours, des réacteurs chimiques, des évaporateurs et cætera... Alors que la Chine produit plus de 90 % des terres rares aujourd'hui, ce site "est d'importance stratégique [...] pour que la France se désensibilise par rapport à cette dépendance", souligne le président de région Nouvelle-Aquitaine Alain Rousset.
15 % de la production mondiale actuelle
Au total, l'usine devrait produire 1 400 tonnes de terres rares, dont 600 tonnes de terres rares lourdes - soit 15 % de la production mondiale actuelle. "Ce sont des produits essentiels, des dopants pour les aimants les plus puissants qui existent commercialement", insiste Frédéric Carencotte, président de la société Caremag à l'origine du projet.
A contrario de ce que leur nom indique, les terres rares ne sont pas si rares que ça. En revanche, elles sont difficiles et coûteuses à extraire. Composées de 17 éléments métalliques, elles servent à la fabrication d'aimants puissants - essentiels dans de nombreux secteurs économiques. Si nous prenons l'exemple d'un moteur électrique, "le rôle de l'aimant en question est de transformer l'énergie électrique en énergie mécanique", illustre l'ingénieur, au milieu des travaux déjà bien entamés depuis mars 2025.
Les matières premières proviendront des aimants permanents issus de turbines d'éolienne ou de voitures électriques en fin de vie, mais aussi de concentrés de terres rares provenant des différentes mines.
Moins d'1 % des terres rares sont recyclées
"La conception de l'usine évite les rejets et des pollutions qui pouvaient exister", se félicite Alain Rousset. Et de fait, moins d'1 % des terres rares sont recyclés à l'heure actuelle, indique l'Agence de la transition écologique (Ademe) dans un article publié en janvier dernier. "L'impact environnemental des aimants recyclés (sur les consommations d'eau, les pollutions...) est 80 % moins élevé", relate l'agence.
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veilleur1
2026-02-11
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
entreprise
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
technologique
La fin de vie précoce des appareils électriques et électroniques semble définitivement préoccuper le grand public. C’est en tout cas ce que montre la première année d’existence du formulaire mise en place par l’association Halte à l’Obsolescence programmée.
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Dix ans après le passage d’une loi dédié au sujet, les citoyennes et citoyens français semblent prendre le problème de l’obsolescence programmée à bras le corps. Un an après avoir mis en ligne un formulaire permettant de signaler ces problèmes de mise au rebut prématuré, l’association Halte à l’Obsolescence Programmé (HOP) tire un premier bilan, nourri par quelques milliers d’alertes reçus.En 12 mois, l’association de défense des consommateurs a reçu 3074 témoignages, dont une grosse partie concerne, sans surprise, les smartphones. Ou plutôt UN smartphone.
Le Pixel 4a, mauvaise élève par excellence
Comme le souligne HOP, "une large majorité" des signalements reçus concerne le Pixel 4a de Google. En juillet dernier, ce mobile, dont la durée de vie a été raccourcie volontairement par Google pour éviter des problèmes concernant sa batterie, était déjà au cœur de plus de 2600 signalements. Un raz-de-marée qui a valu au géant de la recherche une attaque publique en bonne et due forme par le biais d’une lettre ouverte et un saisissement de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF).
Mais même sans compter cette anomalie statistique, les smartphones gagnent malgré tout la couronne des produits faisant l’objet de plus de signalements d’obsolescence programmée, et de loin. Ils concentrent 69 % des alertes concernant les produits multimédias. Viennent ensuite les imprimantes (7,6 %), les ordinateurs (6,9 %), les télévisions (4,5 %) et les tablettes (3,8 %). En tout, les appareils électroniques (hors Pixel) ont constitué 79 % des plaintes.
Article recommandé :
Pixel 4a/6a et batteries bridées : une prise en charge "très insuffisante" selon les associations de défense des consommateurs
Vient ensuite l’électroménager avec les aspirateurs et les lave-linge en première ligne. Le gros électroménager concentre à lui seul 50 % des plaintes sur cette catégorie avec "Plus de 70 % des lave-linge signalés qui ne fonctionnaient plus du tout", indique HOP. Pour le reste des pannes les plus fréquentes, pas de surprise, les imprimantes affichaient un peu trop volontiers une alerte indiquant que les tampons absorbeurs d’encre étaient "faussement en fin de vie" et les téléviseurs présentaient majoritairement des soucis d’allumage ou d’affichage.
Un classement en écho aux ressentiments
Si HOP mise sur son formulaire pour "documenter des pratiques problématiques, et d’identifier des produits ou marques sur lesquels engager des enquêtes", l’association prend bien soigné de signaler malgré tout que ces chiffres ne permettent pas de dresser "un panorama représentatif statistiquement des problèmes d’obsolescence", puisque les signalements sont faits sur la base du volontariat.
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veilleur1
2026-02-10
Bulletin n° 23 C 2
#Principal :
exemples
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
technologique
Le 23 février prochain, à 21h05, France 5 diffusera une nouvelle enquête présentée par Hugo Clément, également disponible sur France.tv : "Métaux rares : les ressources cachées de la France".
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Le film s’inscrit dans un contexte de fortes tensions sur l’approvisionnement en minerais stratégiques, alors que l’Europe cherche à réduire ses dépendances industrielles.
veilleur1
2026-02-10
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
exemples
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Introduction
Face à l’explosion de l’empreinte environnementale du numérique, les discours « verts » se multiplient dans l’IT. Mais entre engagements affichés, méthodologies hétérogènes et zones d’ombre, les directions informatiques doivent composer avec un risque croissant de greenwashing.
Ce dossier rassemble plusieurs enquêtes, analyses et retours d’expérience publiés pour vous aider à distinguer les démarches crédibles des promesses marketing, et à identifier des leviers d’action concrets pour un Green IT mesurable.
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Comment évaluer la sincérité des démarches des partenaires ? Comment comparer des offres « vertes » aux méthodologies parfois incompatibles ? Quels indicateurs privilégier pour aller au-delà des déclarations d’intention ? Et comment intégrer des dimensions longtemps sous-estimées, comme la consommation d’eau des datacenters ou l’empreinte environnementale de la cybersécurité ?
Ce dossier n’est pas un réquisitoire contre le numérique. Au contraire, il se propose de donner un éclairage sur toutes ces questions pour mieux agir. Il revient sur les outils d’analyse à disposition des DSI ainsi que sur les bonnes pratiques identifiées par des cabinets d’analystes, et sur des méthodologies concrètes. Avec comme objectif de répondre à toutes les interrogations ci-dessus.
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veilleur1
2026-02-09
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
Face à la numérisation des services essentiels et ses conséquences, les communes, de par leur ancrage local, sont en première ligne pour répondre aux besoins des citoyens. Dans le cadre des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, Emmaüs Connect formule trois propositions essentielles à la lutte contre l’exclusion numérique et invite les candidat·es à les reprendre en signant la Charte des Maires Engagé·es pour l’inclusion numérique.
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Alors que le numérique est devenu une composante essentielle de notre société et joue un rôle central dans l’accès aux droits, le lien social, l’insertion et la vie quotidienne des citoyens, le Baromètre du numérique 2025 indique que 36% de la population rencontre encore au moins un frein lors de l’utilisation du numérique au quotidien, signe que l’exclusion numérique reste une réalité en France.
En cas de victoires, les futurs élu·es sont invités à s’engager à:
Maintenir des lieux d’accueil physique pour les habitants afin d’accompagner au mieux leur accès aux service publics ;
Soutenir les structures et dispositifs locaux d’inclusion numérique et accompagner l’émergence d’initiatives locales d’éducation à la citoyenneté numérique ;
Privilégier le don vers des filières de réemploi solidaire comme débouché pour les équipements numériques sortant du parc informatique de la commune afin qu’ils soient redistribués sur le territoire.
Vous êtes candidat·e ou membre d’une équipe de campagne ? Contactez l’équipe Emmaüs Connect de votre territoire pour organiser une signature de la charte et discuter ensemble de ces objectifs.
Vous êtes une structure de l’action sociale et/ou de l’inclusion numérique et vous souhaitez également faire signer la Charte aux candidat·es dans votre commune ?
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veilleur1
2026-02-08
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
savoir
Pestel+ :
politique
technologique
Face au questionnement sur la souveraineté IT des entreprises et des administrations, le gouvernement a présenté deux initiatives : l'indice de résilience numérique pour comprendre et piloter les dépendances technologiques et un observatoire sur la souveraineté numérique pour avoir une vue d'ensemble.
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Anne le Hénanff, ministre délégué ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique a présenté deux initiatives pour évaluer la dépendance et la résilience numérique des entreprises et des administrations. (Crédit DR)
Anne le Hénanff, ministre délégué ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique a présenté deux initiatives pour évaluer la dépendance et la résilience numérique des entreprises et des administrations. (Crédit DR)
« La souveraineté numérique n’est pas un programme ni une posture, c’est une boussole », affirme Anne le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique dans son discours inaugural des 1res rencontres de la souveraineté numérique à Bercy. Elle rappelle les différentes dépendances technologiques actuelles : composants, cloud, logiciel. « Ce n’est plus acceptable, car cela entraîne des risques de sécurité et économiques pour les entreprises et les ». Encore faut-il disposer d’outils pour connaître et évaluer cette dépendance.
L’indice de résilience numérique se dévoile
Dans ce cadre, le gouvernement a présenté deux initiatives autour de cette problématique. La première est le lancement de l’indice de résilience numérique (IRN). En gestation depuis l’été dernier, cet outil a été créé par Yann Lechelle, directeur général de Probabl, David Djaïz, dirigeant du cabinet Ascent Partners et Arno Pons, délégué général du Think Tank Digital New Deal. Pour élaborer cet indice, ils ont travaillé avec l’ensemble de l’écosystème, éditeurs comme Docapost, entreprises comme RTE ou Ouest France et administration via la Caisse des dépôts.
Dans le détail, l’indice comprend 20 critères : cybersécurité, connectivité, compétences, plateformes, data, l’infrastructure,… À ces critères sont associées des catégories de dépendances, opérationnelles, réglementaires, technologiques, stratégiques… « Nous avons constaté que, dans l’agenda des comex les questions géopolitiques devenaient plus importantes. Ils veulent savoir si les fournisseurs et prestataires sont soumis à des lois extraterritoriales et peuvent éteindre le bouton, le fameux kill switch », souligne David Djaiz. En fonction des réponses aux actions entreprises sur les différents critères et catégories, une note entre 0 et 5 est attribuée. « Si la résilience est documentée, on attribue 1 point, si des moyens ont été positionnés, 3 points, si la résilience est prouvée avec des tests avec des résultats, vous avez 5 points », explique le responsable. Le score total est basé sur 100 points, « un seuil minimal qui reste encore à définir permettra d’obtenir le label IRN », assure-t-il.
Lancement de l’observatoire sur la souveraineté numérique
L’autre initiative est la mise en route de l’observatoire sur la souveraineté numérique. Confié au Haut-commissariat à la stratégie et au plan, il a pour but de produire un diagnostic des dépendances numériques sur la base de données existantes, de cas d’usages, de l’IRN,… Un questionnaire va être distribué auprès des entreprises de toutes tailles et des administrations (centrales et territoriales) dès la fin du mois de janvier. Il adressera différentes thématiques, cloud, IA, data,… et plusieurs critères, comme le niveau de criticité, le caractère européen ou non des solutions, les leviers d’indépendance et l’existence de solutions européennes alternatives.
Les réponses sont attendues avant la fin février pour une restitution au printemps 2026, souligne Clément Beaune. « Nous aurons ainsi un panorama des dépendances numériques dans les secteurs critiques », glisse-t-il. Un moyen aussi de connaître et de synthétiser l’ensemble des solutions alternatives françaises et européennes pour orienter les achats du secteur public et privé. Anne le Hénanff a d’ailleurs rappelé que si la commande publique était importante, les efforts devaient venir aussi du secteur privé (grands comptes, ETI et PME-PMI) pour soutenir la commande d’outils français.
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veilleur1
2026-02-06
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
entreprise
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Non Classés :
agenda
Le mardi 27 janvier à partir de 9h30, Archimag consacre une matinée au numérique responsable avec un objectif simple : aider les organisations à sortir des débats généraux pour revenir aux arbitrages du terrain. Réduire l’empreinte du SI, renforcer la cybersécurité, répondre aux obligations ESG et intégrer l’IA ne se pilote pas avec des intentions, mais avec des données fiables, des méthodes de mesure, des choix assumés et une gouvernance capable de tenir dans la durée.
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Dès 9h30, la keynote mettra les pieds dans le plat. Dématérialiser ne supprime pas mécaniquement l’impact, le cloud n’est pas “par définition” plus sobre, et empiler des couches cyber peut alourdir le SI sans augmenter la sécurité utile. L’approche proposée par Pierre Fuzeau de Serda Conseil est pragmatique : clarifier
veilleur1
2026-02-06
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Il ne vous aura pas échappé que l’industrie du jeu vidéo a beaucoup évolué depuis Tetris, sorti sur Game Boy en 1984. Plus de jeux, plus de joueurs, plus de façons de jouer, et au final plus de carbone.
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Les jeux vidéo émettent aujourd’hui près de 40 millions de tonnes de CO2 par an dans le monde, c’est l’équivalent des émissions annuelles d’environ 4 millions de Français.
Publicité
Qu’est ce qui pollue le plus dans les jeux vidéo ? La fabrication des consoles, ou leur usage ?
C'est leur fabrication : une console de jeux est composée de près de 70 matériaux différents et l’extraction des métaux précieux et des terres rares nécessite des quantités colossales d’eau et d’énergie.
Il faut donc garder ses appareils le plus longtemps possible et choisir plutôt de jouer sur des appareils qu’on a déjà pour d’autres usages.
Et si vous vous équipez pour jouer, optez plutôt pour des consoles ou ordinateurs portables : leur fabrication émet deux fois moins de CO2 que les PC fixes, et trois fois moins que le package console + télé.
Quand on joue à des jeux type Candy Crush dans les transports, il vaut mieux jouer en ligne ou le télécharger ?
Réponse : ça va dépendre du temps que vous passez sur le jeu. Mais si vous êtes accro, au-delà de 180 heures, il vaut mieux opter pour le téléchargement.
Le « cloud gaming »
Il existe aussi le "cloud gaming". C’est un peu comme le « streaming » pour les vidéos : vous jouez en ligne, mais vous n’avez plus forcément besoin de vous équiper : tout est hébergé dans des data centers.
Mais le Cloud Gaming est donc plus écologique n'est pas systématiquement la technique la plus écologique, car on ne fait que transférer l’impact environnemental de nos appareils sur les centres de données, qui consomment énormément d’eau et d’énergie. Ca va donc encore dépendre des habitudes de jeu : le Cloud Gaming peut s’avérer moins impactant que le téléchargement uniquement si le jeu est lourd (plus de 80 Giga) et que vous passez moins de 6h dessus.
Au final, choisir un jeu léger et le télécharger sur son PC portable, ou jouer sur du matériel d’occasion, restent souvent les meilleures options pour les « gamers » écolo.
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veilleur1
2026-02-05
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
La commune de Bidart a reçu une distinction nationale pour sa démarche numérique responsable, lors du Salon des maires en novembre 2025
La commune de Bidart a reçu une distinction nationale pour sa démarche numérique responsable, lors du Salon des maires en novembre 2025
Bidart se voit décerner ce label, une distinction nationale qui récompense les collectivités engagées dans une démarche numérique responsable.
Cette distinction a été remise au premier édile lors du Salon des maires en novembre 2025, et parmi les 35 000 collectivités françaises que compte notre pays, seules 86 l’ont reçue !
Il y a 20 ans, le Conseil municipal, constatant la place incontournable de l’outil informatique dans l’environnement administratif, a pris la sage décision de s’orienter vers le numérique libre pour ses systèmes municipaux. Les épisodes récurrents d’attaques informatiques, touchant des administrations publiques comme des...
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veilleur1
2026-02-04
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
exemples
inspiration
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Pestel+ :
écologique
technologique
À l’occasion de la « Cyber World CleanUp Day », la Ville d’Épinal a signé la charte du « Numérique responsable » et s’engage dans une démarche de numérique responsable consistant à :
Optimiser les outils numériques pour limiter leurs impacts et leurs consommations d’énergie,
s’engager dans des pratiques numériques éthiques et favoriser l’émergence de nouveaux comportements responsables.
veilleur1
2026-02-02
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
inspiration
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
entreprise
région GrandEst
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Fondée en avril 2024 à Vandœuvre-lès-Nancy (Meurthe-et-Moselle), la start-up Weeemet valorise par hydrométallurgie les métaux, soit le cuivre, l’étain, le nickel ou encore l’or contenus dans les petits déchets d’équipements électriques et électroniques.
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Sans solutions de recyclage à l’heure actuelle, les petits déchets d’équipements...
veilleur1
2026-01-27
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique
Le programme Alt IMPACT Sobriété Numérique de l’Ademe a pris fin le 31 décembre 2025. HOP et 12 associations engagées pour un numérique responsable et durable signent une tribune qui tire la sonnette d’alarme : cet arrêt sape la discussion collective autour d’un aspect majeur de la transition écologique.
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Le numérique a des impacts environnementaux, sociaux et humains majeurs, qui nécessitent d’être analysés et pris en compte. Porté par l’ADEME, le CNRS et l’INRIA, ce programme Alt IMPACT créait un espace de réflexion collective précieux pour le passage à un numérique plus sobre. Il avait pour mission d’accompagner le grand public ainsi de nombreuses structures dans cette transition : associations, entreprises, collectivités, Enseignement Supérieur, etc.
Mis en regard avec les 109 milliards d’euros d’investissements dans l’IA prévus pour les prochaines années, les 20 millions d’euros nécessaires au financement triannuel du programme, issus des CEE (Certificats d’Économie d’Énergie), ne semblent pas justifier son arrêt.
C’est donc avec stupeur que HOP et d’autres organisations engagées pour la sobriété numérique ont appris la fin de ce programme. En réaction, HOP et douze d’entre elles signent une tribune pour exprimer leur désaccord avec cette décision.
Un signal du désengagement de l’état pour la sobriété numérique
Les signataires de cette tribune considèrent que la fin de ce programme est un signal fort du désengagement de l’État dans les efforts de réduction des impacts du numérique. Ils appellent à maintenir ce programme, en cohérence avec l’intégration inédite dans le dernier projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBD3) d’un volet dédié à la décarbonation du secteur.
Lire la tribune
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veilleur1
2026-01-25
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Dijon a accueilli les 13 et 14 janvier 2026 les Rencontres nationales des lauréats des programmes “Territoires Intelligents et Durables” (TID) et “Démonstrateurs d’IA frugale” (DIAT), réunissant plus d’une centaine d’acteurs venus de toute la France. Un rendez-vous stratégique pour partager des solutions numériques concrètes au service de la transition écologique.
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Organisées par la Banque des Territoires pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030, ces rencontres se sont tenues à la Maison Régionale de l’Innovation, en Bourgogne-Franche-Comté. La Région, très engagée sur ces enjeux, accueillait pour la première fois cet événement national consacré à l’innovation territoriale par la donnée.
Après les mots d’accueil d’Éric Houlley, premier vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté et maire de Lure, et de Perrine Serre, secrétaire générale pour les affaires régionales, les échanges ont été introduits par la Banque des Territoires et l’Ecolab du Commissariat général au développement durable, soulignant le rôle croissant de l’intelligence artificielle sobre pour répondre aux défis climatiques des territoires.
Des projets désormais en phase opérationnelle
Cette troisième édition marque une étape clé : l’ensemble des projets lauréats sont aujourd’hui entrés en phase opérationnelle. L’objectif est clair : permettre la réplicabilité des solutions, afin qu’elles puissent être déployées dans les 35 000 collectivités françaises.
Cette logique de diffusion transforme les projets en véritables « communs numériques », favorisant l’émergence d’un écosystème de solutions souveraines, mutualisées et accessibles à tous les territoires, quelle que soit leur taille.
Zoom sur le projet régional « Data TID BFC »
À cette occasion, la Région Bourgogne-Franche-Comté a présenté l’avancement du projet « Data TID BFC », porté avec l’ARNIA et l’entreprise Upcity. Doté d’un budget de 5,9 millions d’euros, dont 2,3 millions financés par France 2030, le projet propose des services numériques innovants comme des hyperviseurs ou des capteurs intelligents pour améliorer la gestion des équipements publics et accélérer la transition écologique.
Sept collectivités expérimentent actuellement ces solutions : Lure, Châteauneuf-en-Auxois, Louhans, Pays de Montbéliard Agglomération, Grand Belfort, la communauté de communes du Jovinien et la ville de Joigny.
Une politique régionale déjà très engagée
Depuis 2021, la Région soutient activement la modernisation numérique des collectivités. Plus de 70 projets ont été financés pour près de 9 millions d’euros d’investissements régionaux. Les résultats sont déjà tangibles : à Is-sur-Tille, l’éclairage intelligent a permis une baisse de 71 % de la facture énergétique, tandis que Badevel s’impose comme un véritable village-laboratoire associant IA, énergies renouvelables et agriculture connectée.
L’évaluation présentée lors des rencontres confirme l’impact décisif de cet accompagnement régional, sans lequel la majorité de ces projets n’aurait pas vu le jour.
Vers une généralisation des solutions durables
Ateliers, démonstrations et visites de terrain ont complété ces deux journées d’échanges, avec un objectif partagé : préparer la pérennisation des dispositifs et leur déploiement à grande échelle.
À travers ces programmes, France 2030 ambitionne de faire de la France un leader de l’innovation territoriale, conciliant performance numérique, sobriété énergétique et souveraineté technologique, au plus près des besoins des citoyens.
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veilleur1
2026-01-24
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
région GrandEst
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Selon le think tank « the Shift Project », le numérique représente 4% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le monde et consomme à lui-seul 10% de l’électricité.
L’impact du numérique sur l’environnement se décompose ainsi : 45% des émissions de GES sont liés à la fabrication des appareils numériques (téléphones, ordinateurs, serveurs…) et 55% sont liés à leur utilisation (consommation électrique des ordinateurs, mais également des serveurs…).
La croissance des émissions de GES liées au numérique est estimée à 8%/an. En 2025, le numérique pourrait alors représenter 6% des GES au niveau mondial. Aujourd’hui, seuls 50% des terriens utilisent Internet…
Le numérique présente également des impacts environnementaux importants en matière de consommation de ressources et de déchets : métaux, eau…
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Le numérique un bel outil pour réussir la transition énergétique
Le numérique représente de très belles opportunités pour la transition énergétique. Par exemple, il est largement préférable au niveau bilan environnemental qu’un employé pratique le télétravail plutôt qu'il réalise ses trajets domicile-travail en voiture.
De même, il est préférable de lire les documents sur écran plutôt que de les imprimer, surtout lorsque la consultation du document est ponctuelle et unique.
Cependant, le risque du numérique est de créer des nouveaux besoins et de nouvelles attentes. Ainsi, la qualité d’image d’un film doit être augmentée à mesure que la taille des écrans augmente pour garder une belle qualité d’image.
Recommandations pour limiter l’impact du numérique dans les entreprises et administrations
Créer une stratégie numérique en interne
Travailler sur une architecture sobre du système d’information
Développer la culture de la sobriété numérique chez les agents
Encourager les fournisseurs à être exemplaires en la matière
Mettre en place un pilotage global
Allonger la durée de vie et d’utilisation du matériel informatique
Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est
En pleine transition numérique et énergétique, les territoires font face à des défis environnementaux majeurs. Dans ce contexte, l’ADEME Grand Est mène une démarche régionale d’expertise sur la question du numérique responsable et a lancé début mai 2022 une étude.
Quelles sont, à ce jour, la consommation d’énergie, la consommation de matière, la quantité et la nature des déchets produits par l’explosion des usages du numérique ces dernières années ? Quels sont les scénarios d’évolution de ces usages à différents horizons ? Quels sont donc les impacts environnementaux aujourd’hui et quels seront-ils demain ? Comment sensibiliser, expliquer et accompagner les changements de comportements de nos cibles vers un usage éclairé du numérique ?
Les technologies numériques consomment une quantité non négligeable d'énergie. Cette consommation énergétique contribue aux émissions de gaz à effet de serre, aggravant le changement climatique
La production croissante de dispositifs électroniques et leur cycle de vie relativement court entraînent une accumulation rapide de déchets électroniques.
La fabrication des appareils numériques nécessite l'extraction de nombreuses ressources naturelles. L'exploitation minière de ces ressources a des impacts environnementaux et sociaux considérables.
Quel est l'impact du numérique ?
Selon le think tank « the Shift Project », le numérique représente 4% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le monde et consomme à lui-seul 10% de l’électricité.
L’impact du numérique sur l’environnement se décompose ainsi : 45% des émissions de GES sont liés à la fabrication des appareils numériques (téléphones, ordinateurs, serveurs…) et 55% sont liés à leur utilisation (consommation électrique des ordinateurs, mais également des serveurs…).
La croissance des émissions de GES liées au numérique est estimée à 8%/an. En 2025, le numérique pourrait alors représenter 6% des GES au niveau mondial. Aujourd’hui, seuls 50% des terriens utilisent Internet…
Le numérique présente également des impacts environnementaux importants en matière de consommation de ressources et de déchets : métaux, eau…
Le numérique un bel outil pour réussir la transition énergétique
Le numérique représente de très belles opportunités pour la transition énergétique. Par exemple, il est largement préférable au niveau bilan environnemental qu’un employé pratique le télétravail plutôt qu'il réalise ses trajets domicile-travail en voiture.
De même, il est préférable de lire les documents sur écran plutôt que de les imprimer, surtout lorsque la consultation du document est ponctuelle et unique.
Cependant, le risque du numérique est de créer des nouveaux besoins et de nouvelles attentes. Ainsi, la qualité d’image d’un film doit être augmentée à mesure que la taille des écrans augmente pour garder une belle qualité d’image.
Recommandations pour limiter l’impact du numérique dans les entreprises et administrations
Créer une stratégie numérique en interne
Travailler sur une architecture sobre du système d’information
Développer la culture de la sobriété numérique chez les agents
Encourager les fournisseurs à être exemplaires en la matière
Mettre en place un pilotage global
Allonger la durée de vie et d’utilisation du matériel informatique
Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est
En pleine transition numérique et énergétique, les territoires font face à des défis environnementaux majeurs. Dans ce contexte, l’ADEME Grand Est mène une démarche régionale d’expertise sur la question du numérique responsable et a lancé début mai 2022 une étude.
Quelles sont, à ce jour, la consommation d’énergie, la consommation de matière, la quantité et la nature des déchets produits par l’explosion des usages du numérique ces dernières années ? Quels sont les scénarios d’évolution de ces usages à différents horizons ? Quels sont donc les impacts environnementaux aujourd’hui et quels seront-ils demain ? Comment sensibiliser, expliquer et accompagner les changements de comportements de nos cibles vers un usage éclairé du numérique ?
À voir également
Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est (rapport et infographies)
Accompagner les acteurs locaux dans la transition numérique écologique
Un appel à manifestation d'Intérêt est lancé pour identifier des acteurs publics et privés du Grand Est souhaitant bénéficier de l'accompagnement de l'ADEME pour monter en compétence sur la question du numérique responsable et réduire l'impact du numérique au sein de leurs équipes.
En 2023, les 9 entreprises lauréates de cet AMI sont :
R-GDS
Bluepad
Royal Champagne Hotel & Spa
Université de Haute Alsace
Insa Strasbourg
Université Reims
Communauté d’agglomération du Val de Fensch
Grand Nancy
Eurométropole de Metz
Ressources sur le numérique et l’environnement
Ressources générales
Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est (rapport et infographies)
Comment adopter la sobriété numérique ? - ADEME
Pollution la face cachée du numérique - Alternatives économiques
Etude numérique et environnement - ARCEP
Plan d’actions et formations
Site internet gouvernemental, beaucoup de ressources et de pistes d’actions
Liens utiles
Pour un numérique plus responsable (programme Alt IMPACT)
Ressources ADEME sur le numérique responsable
Datagir : pour vous accompagner dans la compréhension et l’intégration des données ouvertes environnementales de l’ADEME afin de vous aider à créer de nouvelles fonctionnalités et applications
Calculateur CO2 sur le numérique
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veilleur1
2026-01-22
Bulletin n° 23 B 1
#Principal :
culture numérique
inspiration
technique métier
#Secondaire :
collectivités
entreprise
région GrandEst
souveraineté numérique
Interêt :
opérationnel
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
social
technologique
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique est le rendez-vous professionnel du numérique sur les enjeux et défis liés à la transition digitale.
Cet événement professionnel propose un programme riche de conférences, tables rondes, interviews, ateliers interactifs et stands de partenaires et exposants.
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Les AIN, ce sont l’opportunité pour les entreprises, les experts et les décideurs de se rencontrer, d’échanger et de promouvoir une transformation numérique contribuant à l’attractivité de nos entreprises et territoires, tout en étant respectueuse de la société et de l’environnement.
Renseignements
Où : Parc expo de Metz 57000 Metz
Contacts : +33 3 87 55 66 00 - info@metz-expo.com
Dates et horaires : Mercredi 28 Janvier 2026 de 9h à 17h
Tarifs : Gratuit
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veilleur1
2026-01-21
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
#Secondaire :
région GrandEst
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Objectif :
agir
savoir
Pestel+ :
social
technologique
Savoir manier une souris ou redonner vie à son vieux PC, repérer des messages frauduleux ou nettoyer ses données, tester les derniers jeux vidéo indépendants ou numériser un film en Super 8 : tout cela s’apprend à L’Arob@se, à Metz. Adossé à la médiathèque du Pontiffroy, cet espace permet d’accompagner les Messins, des débutants aux geeks, dans l’exploration de toutes les cultures numériques. Et c’est gratuit !
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L’Arob@se est un espace qui permet de découvrir toutes les cultures numériques, au Pontiffroy, à Metz. Mis en œuvre par les Bibliothèques-médiathèques de Metz, il est en accès libre toute l’année pour les Messins. Photo Hugo Azmani
L’Arob@se, espace municipal dédié au numérique créé en 2022, doit son existence à une grosse subvention (280 000 €) octroyée par l’État dans le cadre d’un appel à projet des bibliothèques numériques de référence. Objectif : rendre les administrés capables d’absorber la dématérialisation totale des démarches administratives. Le but n’est pas encore atteint… En attendant, L’Arob@se « est un service public » qui doit rendre les Messins « plus autonomes vis-à-vis des outils numériques », argue Patrick Thil, adjoint à la culture.
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veilleur1
2026-01-20
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
partenaires
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
L’illectronisme, cette difficulté à utiliser les outils numériques, touche plus de monde que l’on ne pense. Aujourd’hui, Emmaüs Connect et Digibus unissent leurs forces pour offrir des solutions concrètes.
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L’illectronisme n’est pas un problème réservé aux personnes âgées. En effet, de plus en plus de jeunes et d’adultes se retrouvent confrontés à des difficultés dans l’utilisation des outils numériques essentiels à la vie quotidienne, comme l’ordinateur, le smartphone, ou même les démarches en ligne. Simon Maréchal d’Emmaüs Connect et Judith Dumais de l’association Digibus nous expliquent comment ils luttent activement contre cette fracture numérique, en apportant des solutions pratiques et accessibles à tous.
Une fracture numérique qui touche toutes les générations
L’illectronisme, c’est bien plus qu’une question d’âge. Comme l'explique Simon Maréchal : « Ce n’est pas seulement une question de seniors, la fracture numérique concerne aussi les jeunes, notamment dans des domaines plus administratifs comme la rédaction d’un CV ou l’utilisation de logiciels comme Excel ». Ce phénomène touche des personnes de tous horizons et entraîne un isolement social, professionnel, voire un éloignement de l’emploi. Selon les dernières statistiques, environ 36% des Français rencontrent des difficultés avec le numérique, et ce chiffre est en constante évolution.
Emmaüs Connect et Digibus : des solutions concrètes pour tous
Face à cette réalité, des initiatives locales comme Emmaüs Connect et Digibus apportent un soutien essentiel. Emmaüs Connect, par exemple, propose des services d’accompagnement numérique, allant de la connexion à tarif solidaire à des formations adaptées aux besoins des utilisateurs. Simon Maréchal souligne que « notre objectif est d’offrir un accompagnement sur mesure, que ce soit pour l’accès à Internet, l’utilisation des équipements ou même des formations professionnelles, comme la recherche d’emploi ou la gestion des démarches administratives en ligne ».
De son côté, Digibus propose des ateliers itinérants pour aller à la rencontre des publics dans les zones rurales. Judith Dumais précise : « Nous nous adaptons aux besoins des participants, que ce soit pour la sécurité en ligne ou les bases de l’utilisation d’un ordinateur ».
La solidarité au cœur de l’inclusion numérique
La réutilisation d’équipements numériques joue un rôle crucial dans cette démarche. Emmaüs Connect collecte des ordinateurs et des téléphones auprès des entreprises et des collectivités pour les reconditionner et les distribuer à ceux qui en ont besoin. Ce système de solidarité permet à des milliers de personnes d’accéder à un équipement fonctionnel à moindre coût, tout en contribuant à la lutte contre l’obsolescence des appareils électroniques. Comme le rappelle Simon Maréchal : « L’inclusion numérique, c’est avant tout permettre aux gens de retrouver confiance en eux, de reprendre le contrôle sur leurs démarches et de ne plus être exclu de la société numérique ».
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veilleur1
2026-01-19
Bulletin n° 23 b 2
#Principal :
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
entreprise
région GrandEst
RSE
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Non Classés :
agenda
Informations pratiques
Localisation :
MEIJE 20 Quai Claude Le Lorrain 54000 NANCY
Date de début : 27/01/2026 14:00
Date de fin : 27/01/2026 17:00
Organisé par la MEIJE (Maison de l’Engagement et de l’Initiative des Jeunes en territoires) et son réseau de Kiosques, cet événement vise à rassembler un large public : étudiant·es, lycéen·nes, enseignant·es, retraité·es, jeunes actif·ves, et plus largement l’ensemble des citoyen·nes, autour d’une réflexion collective sur les formes d’engagement en faveur d’un numérique durable et responsable.
L’après-midi s’articulera autour d’un format résolument participatif : le Forum ouvert, fondé sur le principe « les personnes présentes sont les bonnes personnes ». Ce cadre favorisera les échanges, les rencontres et la pollinisation croisée des idées. Pendant trois heures, de 14h à 17h, le 27 janvier, les participant·es seront invité·es à débattre, partager leurs expériences et faire émerger des pistes d’action.
Les échanges seront accompagnés par Samuel Nowakowski, enseignant-chercheur à l’Université de Lorraine.
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veilleur1
2026-01-15
Bulletin n° 23 B 1
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
région GrandEst
souveraineté numérique
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
technologique
Non Classés :
agenda
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique
Le 28/01/2026
Gratuit
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique est le rendez-vous professionnel du numérique sur les enjeux et défis liés à la transition digitale.
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique© Metz Expo Évènement
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique
Cet événement professionnel propose un programme riche de conférences, tables rondes, interviews, ateliers interactifs et stands de partenaires et exposants.
Le 28/01/2026
Gratuit
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique est le rendez-vous professionnel du numérique sur les enjeux et défis liés à la transition digitale.
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique© Metz Expo Évènement
Les Ateliers de l’Intelligence Numérique
Cet événement professionnel propose un programme riche de conférences, tables rondes, interviews, ateliers interactifs et stands de partenaires et exposants.
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Les AIN, ce sont l’opportunité pour les entreprises, les experts et les décideurs de se rencontrer, d’échanger et de promouvoir une transformation numérique contribuant à l’attractivité de nos entreprises et territoires, tout en étant respectueuse de la société et de l’environnement.
Renseignements
Où : Parc expo de Metz 57000 Metz
Contacts : +33 3 87 55 66 00 info@metz-expo.com
Dates et horaires : Mercredi 28 Janvier 2026 de 9h à 17h
Tarifs :Gratuit
Renseignements
Où : Parc expo de Metz 57000 Metz
Contacts : +33 3 87 55 66 00 info@metz-expo.com
Dates et horaires : Mercredi 28 Janvier 2026 de 9h à 17h
Tarifs :Gratuit
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veilleur1
2026-01-13
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique
À l’heure où s’ouvre à Las Vegas le CES 2026, vitrine mondiale des innovations technologiques, une certitude s’impose : la transformation numérique des entreprises ne se joue plus sur une seule rupture, mais sur la convergence de plusieurs mouvements structurants. Intelligence artificielle, cybersécurité post-quantique, cloud souverain, informatique durable... autant de leviers qui bouleversent l’environnement concurrentiel.
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Nouvelles tendances technologiques : suivez l’évolution de l’IA, du cloud, du green IT et des solutions responsables pour une transformation réussie.
Dix ans que l'on croit avoir atteint le sommet, et dix ans que l'on découvre un nouvel horizon. Des méta-concerts aux enceintes bavardes, chaque innovation ajoute son grain de sel et ne cesse de repousser les limites du possible... et de l'absurde, peut-être aussi. Aujourd'hui, l'accélération est telle qu'elle ne laisse plus de place à l'hésitation. Pour survivre, il faut désormais réaligner modèle d’affaires et gestion des données sur un triple impératif : souveraineté, sécurité et urgence écologique.
Les grandes matières de l'innovation technologique
Quelles sont les technologies du moment ?
Le paysage technologique actuel est marqué par une convergence de solutions innovantes qui transforment les usages et les modèles économiques. Parmi les technologies du moment, on retrouve :
L’intelligence artificielle générative et explicable (XAI)
L’edge computing et l’IoT industriel
La cybersécurité "Zero Trust" et post-quantique
Le cloud hybride et souverain (via des acteurs comme S3NS ou Numspot)
La blockchain et les registres distribués
La réalité augmentée et virtuelle (Spatial Computing)
La Green IT et l’éco-conception logicielle
Les applications mobiles intelligentes
Les plateformes collaboratives et automatisées
La robotique avancée et les bancs d'essai de la 5G/6G
Ces innovations, identifiées dans chaque rapport sur les tendances technologiques, sont accessibles à toutes les tailles d’entreprise et s’intègrent progressivement dans les chaînes de valeur.
Ce que l'on retient de 2025 ?
Les grandes tendances en matière d’innovation technologique pour 2025, selon les analyses du cabinet Gartner, incluent :
L’essor des agents IA spécialisés et autonomes (Agentic AI)
La cybersécurité intégrée dès la conception (Privacy by Design)
La généralisation du cloud souverain et du edge computing
L’adoption massive de la technologie responsable (Green IT, sobriété numérique)
La personnalisation avancée des expériences client grâce à la data
L’automatisation intelligente des processus métiers
La montée en puissance des applications mobiles connectées
La gouvernance renforcée des données et la conformité réglementaire (AI Act)
L’industrialisation des jumeaux numériques dans l’industrie
La mobilité électrique et autonome dans les transports
Ces tendances dessinent un futur où la technologie devient une infrastructure invisible mais omniprésente, au service de la performance et de la résilience.
A lire aussi : Le jumeau numérique : un progrès pour l’industrie
Quelles seront celles à suivre en 2026 ?
En 2026, il faudra suivre de près :
L’IA explicable et collaborative, intégrant l’expertise humaine et algorithmique
La souveraineté numérique européenne et la localisation des données sensibles
La sécurité quantique et la cryptographie avancée (recommandations ANSSI)
La recherche sur la connectivité 6G et l’ultra-haut débit
La démocratisation des jumeaux numériques dans l’industrie et la santé
La généralisation de la mobilité autonome et connectée
Les plateformes immersives pour l’éducation, la formation et le divertissement
L’agriculture connectée et durable
La montée en puissance des solutions de gestion intelligente de l’énergie
La personnalisation extrême des produits et services grâce à l’IA
Quelles sont les innovations qui vont transformer l'IA en 2026 ?
Les innovations majeures qui vont transformer l’IA d’ici 2026 sont :
L’intégration des modèles multimodaux, capables de traiter simultanément texte, image, son et vidéo
Le développement d’agents IA autonomes, capables de prendre des décisions complexes et d’interagir avec d’autres systèmes
L’IA collaborative, associant l’intelligence humaine et algorithmique pour des prises de décision optimisées
L’optimisation énergétique des algorithmes pour une IA plus responsable
La création d’écosystèmes IA souverains et éthiques, respectant la confidentialité et la sécurité des données
L’industrialisation de l’IA embarquée dans les objets connectés et les véhicules autonomes
Rapport : enseignements clés sur les évolutions technologiques
Les dernières analyses issues du CES et des principaux rapports sectoriels montrent une convergence entre technologies matures et émergentes. L’industrialisation de l’IA, la sobriété des infrastructures numériques, l’essor des plateformes cloud souveraines et la priorisation des enjeux ESG constituent les enseignements majeurs pour 2024-2026.
Le rapport sur les tendances technologiques Gartner met en avant l’importance de l’IA générative, de la cybersécurité proactive, de la gestion intelligente des données et de la technologie responsable comme axes stratégiques. Les entreprises françaises, en s’appuyant sur la veille technologique et les dispositifs d’accompagnement, transforment ces tendances en leviers de compétitivité.
Les impacts des technologies émergentes sur les entreprises
Intelligence artificielle : une infrastructure stratégique essentielle
Longtemps perçue comme expérimentale, l’IA s’impose désormais comme une pierre angulaire des organisations. Selon France Stratégie, une adoption maîtrisée de l’IA pourrait générer jusqu’à deux points de productivité supplémentaires par an pour les entreprises françaises. La nouvelle tendance porte sur les agents IA autonomes, capables d’orchestrer des tâches complexes dans la gestion de projets ou la cybersécurité. Cette dynamique s’accompagne de nouveaux enjeux de gouvernance et d’éthique, portés par le cadre réglementaire de l'AI Act européen.
Cybersécurité : un enjeu vital pour les organisations
Les menaces continuent de croître. Selon les baromètres de référence (type ANSSI/CESIN), près d'une entreprise sur deux a déjà été confrontée à un incident de sécurité majeur. La cybersécurité devient un pilier stratégique, avec le développement de solutions "by design" et l’intégration de la résilience dans chaque maillon de la chaîne numérique, notamment dans la fintech, la santé ou l’industrie.
Cloud hybride et souveraineté numérique
La fin du modèle cloud unique s’impose. Les entreprises privilégient des approches hybrides, combinant cloud public et privé. En France, la maîtrise des données sensibles et la localisation des infrastructures deviennent des enjeux stratégiques majeurs, portés par l’émergence d’acteurs comme S3NS ou Numspot.
Green IT et initiatives responsables
Le numérique représente près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (source ADEME). La transition vers le Green IT s’accélère avec la réglementation : les entreprises françaises intègrent l’éco-conception logicielle et la sobriété numérique dans leurs stratégies pour répondre aux critères ESG et aux attentes des investisseurs.
Impacts technologiques sur les secteurs stratégiques
Transformation des industries : aéronautique et automobile
L’IA et le jumeau numérique dans la mécanique aéronautique : Les industriels investissent dans le jumeau numérique pour simuler le cycle de vie d’un système complet. Couplée à l’IA, cette technologie permet d'anticiper les défaillances (maintenance prédictive) et d'optimiser la gestion énergétique pour réduire l'empreinte carbone.
Automatisation et mobilité durable dans l'automobile : Le secteur repose sur l’électrification, l’intégration de l’IA dans la conduite autonome et le concept de "Software-Defined Vehicle". Les constructeurs misent sur la décarbonation et l’optimisation numérique des chaînes de valeur.
Technologies et industries créatives
Jeux vidéo : L’IA intervient désormais dans la génération procédurale des mondes et l’optimisation de la production. Le cloud gaming ouvre de nouveaux modèles économiques et démocratise l’accès aux contenus haute performance.
Luxe et Parfumerie : L’IA analyse des milliers de formules pour accélérer la recherche olfactive. Diagnostic assisté et expériences immersives en réalité augmentée redessinent l’expérience du luxe, permettant une personnalisation extrême des parcours clients.
Alimentation et avancées technologiques
Numérisation des chaînes alimentaires : L’intégration de capteurs IoT, la traçabilité blockchain et l’optimisation via l’IA garantissent sécurité et transparence, répondant aux exigences accrues des consommateurs.
Agriculture durable : Les innovations favorisent une agriculture de précision (drones, capteurs connectés pour les sols) permettant de réduire l’impact environnemental et d’améliorer la productivité face aux défis climatiques.
Technologies numériques : web, marketing et réseaux sociaux
Tendances du web et cloud computing
La tendance technologique web se caractérise par la recherche de performance (web performance), l’adoption du no-code/low-code et le développement du Web3. La veille technologique s’impose pour anticiper les évolutions dans le e-commerce et la santé connectée.
Engagement digital et marketing
Les tendances reposent sur l’exploitation avancée des données comportementales. L’IA permet d’analyser en temps réel les signaux faibles pour personnaliser les contenus à grande échelle. La gouvernance des données (RGPD) devient ici un pilier de la performance durable et de la confiance client.
Réseaux sociaux et innovations de contenu
Les réseaux sociaux portent sur l’analyse prédictive des comportements et la création de contenus immersifs (vidéos interactives, AR). Les entreprises exploitent ces leviers pour fidéliser les clients et détecter les tendances émergentes en temps réel.
Stratégies pour anticiper les évolutions
Pourquoi ces tendances sont-elles stratégiques ?
La concentration des solutions entre les mains de quelques acteurs mondiaux interroge la capacité des entreprises françaises à maîtriser leurs infrastructures critiques. Favoriser une autonomie technologique européenne devient une priorité, passant par le choix d’acteurs locaux et la conformité aux réglementations européennes.
La veille technologique comme atout clé
La veille technologique doit être une discipline structurée. Investir progressivement, lancer des projets pilotes et mesurer l’impact des innovations permettent de transformer l’incertitude en avantage concurrentiel. Les entreprises françaises peuvent s'appuyer sur un écosystème dynamique pour bâtir une croissance résiliente et responsable.
Perspectives futures et FAQ
Quelles perspectives pour 2026 et au-delà ?
Les entreprises qui réussiront seront celles qui sauront anticiper et aligner leurs choix technologiques avec les impératifs stratégiques et sociétaux. La France bénéficie d’un tissu de start-ups et de dispositifs publics qui favorisent cette transformation durable.
FAQ – Nouvelles tendances technologiques
Quelles sont les grandes tendances pour les entreprises françaises ? L’IA opérationnelle, la cybersécurité avancée, le cloud souverain, la Green IT et l’automatisation intelligente.
Quelle tendance surveiller de près ? L’émergence des agents IA autonomes et la cybersécurité intégrée (Zero Trust).
Comment rester compétitif ? En combinant veille structurée, formation et alignement des choix technologiques avec la stratégie globale.
Comment intégrer cela en PME ? En démarrant par des projets pilotes ciblés et en sollicitant l’accompagnement de l’écosystème français de l’innovation.
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veilleur1
2026-01-12
Bulletin n° 23 B 3
#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
technologique
Chercheur à l’Inria et fondateur de la bibliothèque algorithmique Scikit-learn et de la start-up Probabl, Gaël Varoquaux consacre son quotidien à la valorisation des données. Il contribue à bâtir des standards numériques disponibles en open source.
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C’est au 27e étage de la Tour Montparnasse que Gaël Varoquaux et ses équipes développent des algorithmes robustes d’intelligence artificielle au profit d’entreprises. Une spécificité majeure distingue leur approche puisque ces outils numériques sont proposés en open source. Gaël Varoquaux, chercheur et homme de conviction, contribue à faire émerger un monde fondé sur les communs numériques, ces ressources logicielles dont l’amélioration et l’évolution sont déterminées par la communauté des utilisateurs.
Geek social
Ancien moniteur de voile, il assume pleinement l’influence de l’état physique sur la performance. "Si quelqu’un a peur, froid, faim, il n’y arrivera pas", affirme-t-il sans détour. De même pour la dimension affective : "Il faut légitimer les difficultés de chacun." Une sensibilité qu’il insuffle au quotidien, de sa manière empathique de s’exprimer à sa vision du fonctionnement d’une équipe. "La vie n’est jamais simple, même pour ceux qui le cachent", rappelle-t-il. Dans la foulée, il embrasse le dicton "mens sana in corpore sano" ["un esprit sain dans un corps sain", ndlr]. "Je veux combattre l’image du scientifique englué toute la journée devant son écran", tonne-t-il.
"Je veux combattre l’image du scientifique englué toute la journée devant son écran"
Tous les matins, il pédale d’Antony à Paris, "à fond", pour arriver en pleine forme au bureau. Pour espérer le rattraper, mieux vaut tenter sa chance un samedi matin à la salle d’escalade. Le sport s’accompagne aussi d’horaires de sommeil fixes. Malgré des missions prenantes, souvent prolongées par de nombreuses prises de parole, se coucher avant minuit et se lever à 7 heures exige de savoir lâcher prise. "Sinon, on se fait bouffer."
Pour cette raison, il choisit "de laisser ses cofondateurs gérer la levée de fonds de Probabl". À la clé, 13 millions d’euros en seed funding, assortis du soutien renouvelé de Mozilla Ventures et de la French Tech Souveraineté.
Les dangers de l’invisibilité
À notre insu, les logiciels libres font déjà partie intégrante de notre quotidien. "Il suffit de regarder le mode d’emploi d’un four à micro-ondes [pour y repérer les composants en open source, ndlr]". Fils de chercheur, Gaël Varoquaux alerte sur les effets pervers de cette invisibilisation, dont les premières victimes restent les concepteurs eux-mêmes : "Des personnes géniales mais modestes". Aucune chaîne de valeur économique ne les rémunère à la hauteur de leur contribution. Une réalité d’autant plus dure à avaler que l’IA continue de faire le buzz et de "fasciner jusqu’à invisibiliser d’autres technologies."
La bibliothèque de machine learning la plus utilisée au monde, Scikit-learn, s’est progressivement consolidée, d’abord, grâce à un consortium, puis par une entreprise, Probabl, qui alimente et structure ledit consortium. À mesure qu’une communauté se fédère, la gestion du commun numérique se complexifie. Le raisonnement est simple : plus le nombre d’utilisateurs augmente, plus les signalements de dysfonctionnements augmentent en retour. "Le succès de Scikit-learn était éreintant, confie-t-il. Tous les matins, on se levait avec plus d’e-mails [pour signaler des bugs]. Un phénomène caractéristique des logiciels libres, où "le burn out est un vrai sujet." La situation n’est pas sans rappeler celle de Wikipédia, la ressource la plus fiable en matière d’intelligence collective. Pour valoriser les contributions de chacun, les employés de la fondation de Jimmy Whales "travaillent avec une abnégation qui en devient épuisante."
"Le burn out [chez les codeurs de logiciels libres] est un vrai sujet"
Progression écosystémique
Une des casquettes de Gaël Varoquaux au sein de Probabl consiste précisément à sensibiliser "le haut de la société", depuis les dirigeants, qui apprécient son franc-parler, aux institutions concernées par ces enjeux. L’open source, inscrit dans un schéma économique clair, permettrait de mutualiser des coûts, tout en offrant aux entreprises, la possibilité d’effectuer des choix numériques raisonnés et de ne plus être captives de leurs fournisseurs. En s’affranchissant des mécanismes de lock-in, elles s’ouvriraient à une concurrence plus saine, où les partenariats se construisent sur la qualité et la cohérence des prestations.
L’open source [...] permettrait de mutualiser des coûts, tout en offrant aux entreprises, la possibilité [...] de ne plus être captives de leurs fournisseurs
Avec Probabl, un rêve de passage à l’échelle se dessine en filigrane. Si la bibliothèque Scikit-learn permet déjà aux organisations de tirer davantage de valeur de leurs données et de mener plus efficacement leurs missions, Gaël Varoquaux souhaite que "d’autres individus, peut-être sous représentés, s’emparent des logiciels libres." Autant de communautés ou de pays en développement qui pourraient, en accédant à plus d’outils de data science, "devenir [encore] plus acteurs de leur destin."
Science en conscience
Avec Gaël Varoquaux, le sujet de la recherche s’aborde toujours avec nuance. La recherche fondamentale doit pouvoir avancer librement. "Le laser fut appelé une solution en quête de problème", rappelle celui qui a consacré sa thèse au sujet. La recherche publique, financée par l’impôt, doit déblayer des terrains qui "s’envisagent mal dans une économie marchande ou qu’il serait dangereux d’associer à des objectifs commerciaux." Pour autant, il met en garde contre le risque de la tour d’ivoire, depuis laquelle les problèmes ne seraient appréhendés que par le petit bout de la "lorgnette technologique." C’est justement la "proximité avec le monde socio-économique" qui l’a attiré vers l’Inria. Dans cette même logique, Probabl défend l’idée que "la data science prend sens au sein de l’organisme dans lequel elle s’incarne."
Lorsqu’il s’agit de démocratiser des solutions auprès du plus grand nombre, l’avancée technologique n’est pas une fin en soi. Dans le cas de l’intelligence artificielle générative, il observe que "les LLM avaient été tirés en avant sans but précis. Dès la mise en ligne de ChatGPT, les individus se sont emparés de la tech, alors qu’elle n’avait pas été conçue pour résoudre un problème en particulier." Il y décèle le danger d’"amener des solutions sans avoir suffisamment de recul sur les problèmes." Ce paradoxe se cristallise dans nos pratiques de communication au quotidien. La possibilité d’envoyer un nombre infini de messages, mails, textos de manière immédiate règle-t-elle réellement nos problèmes de communication ? Le directeur de l’équipe Social Data esquisse un sourire : "Nous avons affaire à des humains. Plus on envoie de messages, moins ils ont de contenu."
L’IA à l’œil
"On parle trop de l’IA", affirme Gaël Varoquaux. Si l’ancien professeur d’Arthur Mensch, fondateur de la décacorne Mistral, se félicite des dernières avancées, il n’en demeure pas moins réservé. "L’IA tord le monde sacrément." Pour preuve, il évoque la capitalisation en Bourse de Nvidia, qui, en octobre 2025, "a dépassé les 5 000 milliards de dollars, surpassant le PIB de la France et de l'Allemagne", selon Les Échos. De tels montants font émerger le risque qu’une poignée d’acteurs se retrouvent en mesure d’"acheter ce qui ne devrait pas pouvoir l'être." Une inquiétude nourrie par les relents autoritaires contemporains. Mais aussi une dérive qui n’est pas sans lui rappeler un de ses films préféré, Jouer avec le feu avec Vincent Lindon, un récit nuancé où un fils bascule progressivement dans le fascisme.
À ses yeux, agréger toujours plus de technologie n’est pas la solution. Deux agents d’IA navigant sur un même site, mais issus d’entreprises différentes, "relèvent plus d’une forme de guerre commerciale" que d’un réel progrès.
L’erreur est humaine
Celui qui, enfant, démontait des téléphones rappelle que toute innovation s’inscrit dans un "continuum socio-technologique", qu’il faut s’attacher à comprendre dans toute sa complexité. "Le moteur thermique a soutenu le développement technologique et la croissance économique des 150 dernières années… tout en contribuant au réchauffement climatique", observe-t-il. Le chercheur garde en tête que "la société réagit, s’adapte et s’hybride avec la tech." Alors que les réseaux entretiennent une économie de l’attention, il demeure lucide : les usages technologiques finissent toujours par "répondre aux faiblesses humaines."
"On ne cerne un problème que lorsqu’on l’a soi-même compris." C’est aussi pour cette raison que le manager, qui avoue volontiers une "love-hate relationship" du management, s’efforce de continuer à coder. Quitte à avancer moins vite que d’autres informaticiens plus aguerris. Il y voit un moyen de ne pas "décrocher des réalités terrain" ou de "devenir un chef hors-sol, comme on en voit tant."
"La solution au réchauffement climatique ne sera pas uniquement technologique, mais également comportementale"
Éco-anxieux assumé, il estime que "la solution au réchauffement climatique ne sera pas uniquement technologique, mais également comportementale." La modélisation de systèmes doit s’accompagner d’une connaissance approfondie des contextes, notamment dans les projets d’industries 4.0 ou encore de smart cities. "Toute décision importante embarque des valeurs sociales, sociétales, de bénéfice, d’arbitrage, de compromis ou encore de risque." Sur un sourire chaleureux, l’expert en valorisation des données conclut : "La décision automatique parfaite n’existe pas. Il faudra toujours revenir à l’humain."
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veilleur1
2026-01-12
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
2025 est désormais dans le rétroviseur, l’occasion de revenir sur les faits les plus marquants de l’année qui vient de s’écouler.
Un contexte global morose
Le contexte global a été plutôt morose en 2025 avec un recul des avancées environnementales acquises depuis le début des années 2000. Notamment avec le vote de la directive Omnibus en Europe et de la loi de Simplification de la vie économique (SVE) en France. Attention cependant à ne pas mal interpréter certains effets de ces lois. Par exemple, le déploiement généralisé (à toutes les entreprises) de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) aura bien lieu : il n’est que repoussé.
Parmi les autres faits marquants, l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) a tout « écrasé », invisibilisant les autres sujets forts du numérique, notamment ceux liés au développement durable.
Néanmoins, les acteurs de la sobriété numérique et du numérique responsable ont continué à faire avancer le sujet, notamment l’écosystème Green IT avec la publication de nouvelles études, outils et référentiels.
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1. Les études publiées cette année
Février – Impacts environnementaux du numérique dans le monde 2025
Septembre – Benchmark Green IT 2025
Octobre – Etat des réserves mondiales de métaux
Novembre – Impacts environnementaux et sanitaires de l’intelligence artificielle dans le monde en 2025 et 2030
Novembre – Baromètre de l’écoconception digitale & IA
2. La bonne nouvelle de 2025
La Commission européenne a publié cet été les règlements (UE) 2023/1670 (écoconception) et UE 2023/1669 (étiquette énergétique) qui marquent une avancée importante concernant la durée de vie des équipements numériques.
Depuis juin 2025, les smartphones commercialisés en Europe sont assortis d’au moins 5 ans de mise à jour après le dernier jour de commercialisation et d’une batterie devant encaisser au moins 800 cycles avant d’atteindre 80 % de sa capacité. Cela va permettre d’étendre la durée de vie réelle de nos smartphones de 2,5 ans en moyenne aujourd’hui à plus de 5 ans !
Gageons que ces progrès seront rapidement étendus aux autres équipements numériques : téléviseurs connectés, ordinateurs, consoles de jeu vidéo, etc.
Lire notre article : https://www.greenit.fr/2025/06/20/5-ans-de-mise-a-jour-pour-tous-les-smartphones-a-partir-du-20-juin-2025/
3. Les outils et les livres
Au delà des études mentionnées plus haut, tout l’écosystème Green IT – association, collectif, Club, etc. – s’est mobilisé en 2025 pour mettre à jour les outils existants et vous en proposer de nouveaux.
Mars – Réorganisation de notre dépôt GitHub. Nous avons réorganiser tous nos projets pour faciliter l’accès à nos référentiels et autres outils.
Juin – Référentiel d’Ecoconception Web – RWEB v5 en français, english et español !
Août – Livre : Sobriété numérique : l’éditorial au service de la réduction des impacts
Novembre – Accessible Font Checker : un outil Figma pour évaluer la lisibilité des polices
Sans oublier des dizaines de conférences et webinaires, des centaines de professionnels formés à ces sujets, et de nombreux échanges avec les représentants de la société civile et des pouvoirs publics.
Et vous, qu’avez vous retenu de l’année 2025 ?
Cet article n’est qu’une base de départ. Aidez-nous à le compléter en pointant en commentaire les faits les plus marquants de 2025.
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veilleur1
2026-01-10
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
culture numérique
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
technologique
L’Europe et la France sont aujourd’hui placées dans une situation de dépendance numérique. Les GAFAM, entreprises américaines en situation de quasi-monopole, dominent l’espace informationnel mondial. L’Europe est en passe de devenir une colonie numérique.
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Mais la domination technologique ne saurait fonder une domination politique et culturelle. Ce n’est pas parce que l’innovation est majoritairement américaine que l’Europe et la France doivent accepter que les États-Unis imposent leur vision du monde. L’identité et la singularité européennes ne sont pas négociables. Nos valeurs ne sont pas le simple décalque du modèle américain. L’Europe s’est construite autour de règles qui protègent les libertés individuelles, la dignité humaine et l’équilibre démocratique.
En interdisant de séjour aux États-Unis Thierry Breton — dont nous tenons à souligner le travail essentiel qui a été le sien sur ce sujet en tant que Commissaire europeen — Donald Trump adresse un message politique clair : imposer à l’ Europe une conception du monde fondée sur la toute-puissance des GAFAM, au service des seuls intérêts des États-Unis. Il entend faire du modèle américain une norme universelle.
Face à cette tentative de mise sous tutelle, la France et l’Europe ont raison d’affirmer une voie propre, fondée sur la souveraineté et la défense de leurs valeurs mais il faut passer de la parole aux actes.
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veilleur1
2026-01-10
Bulletin n° 23 B 2
#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
économie sociale et solidaire
Interêt :
opérationnel
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
social
technologique
Dehors, le vent souffle et les températures chutent : le réflexe naturel est de se réfugier sous un plaid, télécommande à la main et smartphone de l'autre. En ce début d'année, alors que le thermomètre affiche des valeurs négatives, notre envie de confort douillet nous pousse vers le cocon domestique. Pourtant, cette hibernation connectée fait exploser notre facture énergétique invisible tout en pesant insidieusement sur notre moral. Nous cherchons la chaleur, mais nous surchauffons les serveurs à l'autre bout du monde. Et s'il existait une façon simple d'alléger ce poids technologique sans sacrifier le confort de nos soirées d'hiver ? La réponse réside dans une approche plus consciente de nos usages, transformant la contrainte écologique en une véritable opportunité de bien-être.
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Le syndrome de l'hibernation numérique : pourquoi nos écrans surchauffent quand il fait froid
Le piège du cocon : plus de temps à l'intérieur égale une consommation de données record
Le mois de janvier est traditionnellement synonyme de bonnes résolutions, mais c'est aussi la période où notre consommation de données atteint des sommets vertigineux. Lorsque la météo dissuade les sorties, nos interactions sociales et nos loisirs se dématérialisent massivement. Les plateformes de vidéo à la demande et les réseaux sociaux deviennent nos fenêtres principales sur le monde.
Ce phénomène de repli domestique entraîne une sollicitation permanente de la bande passante. Chaque notification, chaque vidéo lancée automatiquement et chaque actualisation de fil d'actualité, bien que virtuels, ont des conséquences physiques tangibles. La navigation web banale, lorsqu'elle est multipliée par des heures de confinement volontaire au chaud, génère un flux de données colossal. C'est une pollution invisible qui s'accumule silencieusement au fond de nos salons, alors même que nous pensons "ne rien faire".
L'impact méconnu de la surchauffe des serveurs pour alimenter nos divertissements hivernaux
Il est paradoxal de constater que pour nous divertir au chaud, nous obligeons des infrastructures gigantesques à se refroidir en permanence. Les data centers, ces usines qui stockent et traitent nos données, doivent fonctionner à plein régime pour répondre à la demande accrue des soirées hivernales. La chaleur dégagée par ces machines nécessite des systèmes de climatisation énergivores, créant une boucle de consommation inquiétante.
Cette réalité technique est souvent loin de nos préoccupations lorsque nous lançons notre série préférée sous la couette. Pourtant, prendre conscience que notre confort numérique immédiat sollicite des ressources énergétiques importantes est le premier pas vers une utilisation plus raisonnée. Ce n'est pas seulement une question d'électricité consommée chez soi, mais bien une empreinte carbone globale qui s'alourdit à mesure que les températures extérieures baissent.
La chasse aux vampires énergétiques : traquer les appareils qui dorment (et consomment)
Identifier les coupables : consoles en veille et décodeurs qui tournent à vide
L'hiver, nos maisons regorgent d'appareils qui semblent endormis mais qui restent en alerte perpétuelle. Ce sont les fameux "vampires énergétiques". Le téléviseur éteint par la télécommande, la console de jeux prête à démarrer en une seconde, ou encore la box internet qui clignote dans le vide au milieu de la nuit et l'assistant vocal qui attend un ordre qui ne viendra pas sont autant de sources de gaspillage.
Ces appareils en veille maintiennent une activité minimale pour garantir un confort d'usage immédiat, mais cette rapidité a un coût. Sur une année, la consommation cumulée de ces appareils en mode veille peut représenter une part significative de la facture d'électricité d'un foyer, particulièrement durant les mois où l'on reste davantage chez soi. Identifier ces fuites d'énergie est une démarche essentielle pour qui souhaite réduire son impact.
Le geste radical mais salvateur de tout débrancher après utilisation
La solution la plus efficace est souvent la plus simple : couper physiquement l'alimentation. Installer des multiprises à interrupteur permet, d'un seul geste du pied, d'éteindre totalement le coin TV ou l'espace bureau avant d'aller se coucher. Débrancher les appareils inutilisés ne permet pas seulement de réduire la consommation électrique ; cela prolonge également la durée de vie de vos équipements électroniques en leur offrant de véritables temps de repos, loin des micro-tensions du réseau.
Le streaming en haute définition n'est pas le meilleur ami de la planète (ni du portefeuille)
Pourquoi regarder une série en 4K sur un petit écran est un gaspillage absurde
L'une des habitudes les plus énergivores de notre époque est la course à la haute définition. Regarder une vidéo en 4K ou en Ultra HD sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette de quelques pouces est un non-sens écologique. L'œil humain ne perçoit pratiquement aucune différence de qualité sur ces petites diagonales, mais le poids du fichier transmis, lui, est multiplié par quatre ou cinq par rapport à une définition standard.
En choisissant systématiquement la qualité maximale par défaut, nous forçons les réseaux à transporter des quantités astronomiques de données inutiles. Ce flux massif demande plus d'énergie aux antennes relais, aux routeurs et aux terminaux pour être décodé. Revenir à une résolution raisonnable (comme le 720p sur mobile) est un ajustement imperceptible pour l'utilisateur, mais salvateur pour le réseau.
Privilégier le téléchargement préalable et le Wi-Fi pour soulager les réseaux
Une autre astuce méconnue concerne le mode de transmission des données. Le réseau mobile (4G ou 5G) est nettement plus gourmand en énergie que le réseau Wi-Fi domestique ou la fibre optique. Lorsque vous êtes chez vous, assurez-vous de toujours être connecté à votre box. De plus, limiter le streaming en direct au profit du téléchargement préalable (lorsque c'est possible) est une excellente pratique.
Télécharger votre film ou votre playlist permet de stocker le contenu localement. Si vous souhaitez revenir en arrière dans le film ou réécouter une chanson, vous ne sollicitez plus le serveur distant à nouveau. C'est une manière élégante de consommer du contenu culturel sans gaspiller de ressources de transmission à chaque visionnage.
Un petit réglage de luminosité pour l'écran, un grand pas pour votre consommation
Adapter l'intensité lumineuse à l'ambiance sombre de l'hiver pour économiser la batterie
En hiver, la luminosité ambiante est naturellement plus faible. Il est donc totalement contre-productif de laisser la luminosité de nos écrans poussée au maximum, comme nous pourrions le faire en plein soleil l'été sur une plage. Un écran trop lumineux dans une pièce tamisée fatigue inutilement les yeux et vide la batterie à vitesse grand V.
Baisser la luminosité des écrans est un geste technique élémentaire. Réduire l'intensité de 100 % à 70 % permet des économies d'énergie substantielles sur la durée de vie d'une charge. Moins de cycles de charge signifie également une batterie qui dure plus longtemps dans le temps, retardant ainsi le renouvellement polluant de l'appareil (smartphone ou ordinateur portable).
Le mode sombre : l'allié indispensable pour réduire la demande énergétique de l'affichage
Pour aller plus loin, l'activation du "mode sombre" (ou dark mode) sur vos interfaces est vivement recommandée, surtout si vos appareils sont équipés d'écrans OLED. Sur cette technologie, un pixel noir est un pixel éteint. Ainsi, afficher du texte blanc sur fond noir consomme beaucoup moins d'énergie que l'inverse.
Au-delà de l'aspect purement technique, ce mode est beaucoup plus doux pour la vision en soirée, respectant davantage votre rythme circadien. C'est une synergie parfaite entre préservation du matériel et confort physiologique.
Moins d'écrans pour plus de hygge : le bienfait caché de la sobriété numérique
Réduire l'exposition à la lumière bleue pour lutter contre la déprime saisonnière
L'hiver est une saison où la lumière naturelle se fait rare, ce qui peut affecter notre moral. Compenser ce manque par la lumière artificielle froide et bleue de nos écrans est une erreur fréquente. Cette lumière bleue inhibe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil, perturbant nos nuits et, par ricochet, notre humeur.
En réduisant notre exposition aux écrans une fois la nuit tombée, nous permettons à notre corps de se synchroniser avec les rythmes naturels de la saison. C'est une forme d'écologie personnelle qui préserve notre énergie mentale, tout aussi précieuse que l'énergie électrique.
Redécouvrir les activités hors ligne pour réchauffer l'ambiance sans électricité
La "déconnexion" force à la créativité. Sans le flux constant du numérique, nous redécouvrons des plaisirs simples qui cadrent parfaitement avec l'esprit cocooning de l'hiver. Voici quelques alternatives chaleureuses qui ne nécessitent pas de Wi-Fi :
Les jeux de société, qui favorisent l'interaction réelle plutôt que virtuelle.
La lecture d'un bon livre papier, accompagnée d'une boisson chaude.
La cuisine de saison, pour prendre le temps de préparer des plats réconfortants.
Les travaux manuels ou le bricolage, pour reconnecter ses mains à la matière.
Ces activités génèrent une chaleur humaine que le meilleur des algorithmes ne saura jamais reproduire.
Votre nouveau rituel hivernal : instaurer la routine « mode éco » sans se priver
Créer des zones sans technologie pour maximiser la détente
Pour réussir cette transition, il est utile de délimiter des espaces sacrés. La chambre à coucher et la table du dîner devraient devenir des sanctuaires déconnectés. En laissant les téléphones dans l'entrée ou le salon, on élimine la tentation du "scroll" infini avant de dormir ou pendant les repas.
Cette discipline spatiale permet de créer des bulles de véritable repos. Votre esprit, libéré de la sollicitation permanente des notifications, retrouve une capacité de concentration et de détente profonde, essentielle pour affronter la rudesse de l'hiver.
Transformer la contrainte énergétique en un jeu familial pour réduire son empreinte
Plutôt que de voir ces gestes comme des privations, pourquoi ne pas les transformer en défi ludique ? On peut imaginer un "challenge détox" en famille ou entre colocataires : qui réussira à garder son temps d'écran en dessous d'un certain seuil ? Qui pensera à éteindre la box en partant ?
Valoriser les économies réalisées ou le temps de qualité retrouvé transforme l'expérience. On ne subit plus la sobriété numérique, on la choisit comme un mode de vie plus qualitatif et plus respectueux de l'environnement.
Au-delà des économies, redéfinir son équilibre connecté pour les saisons à venir
Synthèse : moins de watts et plus de bien-être grâce à des gestes simples
En résumé, l'application de ces trois principes — débrancher les appareils inutilisés, limiter le streaming gourmand et baisser la luminosité des écrans — constitue une stratégie gagnante sur tous les tableaux. Vous réduisez concrètement la consommation d'énergie liée au numérique, un secteur dont l'impact environnemental est en pleine croissance, tout en améliorant votre bien-être personnel en période hivernale.
Préparer le printemps en conservant ces habitudes durables et apaisantes
Les habitudes prises durant ce mois de janvier 2026 ne doivent pas disparaître avec les dernières neiges. Cette hygiène numérique, une fois adoptée, offre un équilibre durable entre technologie et vie réelle. En apprenant à maîtriser nos outils plutôt que de les subir, nous préparons un terrain fertile pour un printemps plus léger, plus conscient et résolument tourné vers l'essentiel. Alors, ce soir, oserez-vous appuyer sur le bouton "off" pour rallumer la vraie vie ?
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veilleur1
2026-01-09
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique
En janvier, la communauté de communes de la Houve et du Pays boulageois propose des rendez-vous numériques aux habitants. Pendant ce parcours de quatre ateliers, les usagers vont apprendre à envoyer, télécharger et se connecter à un mail. Les séances se passent à la Maison France service de Boulay.
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« Je crois que j’ai déjà un mail mais je ne sais plus m’en servir, et j’ai perdu le mot de passe. » À la Maison France service, ce mardi 6 janvier, Monique, de Boulay, Valérie, de Creutzwald, et Muriel, de Holling, se familiarisent avec les ordinateurs mis à leur disposition par la communauté de communes de la Houve et du Pays boulageois. Toutes trois participent gratuitement aux rendez-vous numériques animés par Mélanie Nadé, conseillère. « Les ateliers sont spécifiquement dédiés à la conception et l’utilisation d’une adresse mail, explique-t-elle. Aujourd’hui, c’est devenu indispensable d’en avoir une pour naviguer dans toutes les démarches administratives. »
Places disponibles
Ce premier rendez-vous d’une heure est consacré à la création d’une adresse de messagerie. « Le but est que chacun gagne en autonomie, reprend Mélanie Nadé. C’est pour cela que nous allons aussi aborder le fonctionnement de cette adresse avec, par exemple, un atelier sur la consultation des mails et un autre sur la transmission de document. Nous invitons d’ailleurs nos usagers à nous signaler d’autres formations dont ils auraient besoin. »
Des places sont encore disponibles pour ces rendez-vous de janvier. « Nous proposons quatre séances par thème. Le prochain atelier aura lieu à partir de lundi 12 janvier et permettra aux participants d’apprendre à se connecter à une adresse électronique. Nous conseillons aux gens de venir avec leur ordinateur mais nous pouvons aussi en mettre à disposition. »
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veilleur1
2026-01-08
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Interview
Vidéo
Web
Objectif :
comprendre
Pestel+ :
écologique
technologique
Responsable du programme NumÉco à la DINUM, Mélanie Raphaël pilote l’accompagnement des ministères dans la réduction de l’empreinte environnementale du numérique. De la stratégie à la formation des équipes, le dispositif vise à structurer une transformation durable des pratiques, du matériel aux services numériques.
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Qu’est-ce que le programme NumÉco ?
Ce programme consiste à suivre les feuilles de route de chaque ministère, dans le cadre de la loi REEN de 2021, et il existe réellement depuis 2022. Bien que récent, il bénéficie du recul apporté par les études de l’ADEME, ce qui permet de cibler les actions à mener. Le programme accompagne à la fois les DSI et les DNUM de chaque ministère pour réduire l’empreinte environnementale du numérique, que ce soit sur le matériel, les data centers, l’éco-conception des services numériques, ou encore les innovations telles que l’intelligence artificielle.
Comment accompagner vous les DSI et les DNUM ?
Pour soutenir cette démarche, le programme propose le suivi de la feuille de route et des indicateurs, mais aussi la mise à disposition d’outils et de formations. Un référentiel a été élaboré pour les agents publics, mais il est applicable à tous les métiers du numérique, avec des axes de travail communs aux chefs de projet, qu’ils soient dans le secteur public ou privé. Des formations sont accessibles sur Mentor, la plateforme de formation des agents publics, et toutes les ressources – vidéos d’experts, podcasts, etc. – sont disponibles sur le site MiNumEco, pour former salariés et agents.
3 conseils pour devenir un acteur du numérique responsable ?
La responsabilité des DSI et des DENUM est d’engager l’ensemble de leur entité dans cette transformation. Cela commence par une réflexion stratégique et une gouvernance du numérique responsable. Il est essentiel de faire un bilan pour savoir d’où l’on part et où l’on souhaite se diriger. Ensuite il est important d’identifier les attentes des citoyens ou clients en matière environnementale et sociale. Cela permettra de prendre des décisions stratégiques sur l’hébergement et le matériel, ces axes étant ceux avec le plus d’impact. Enfin, l’implication des équipes est cruciale : elles doivent comprendre ces choix, être formées tout au long de leur parcours et accompagnées dans la transition vers un numérique plus responsable, afin que les services et applications proposés soient conçus dans cette logique durable.
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veilleur1
2026-01-07
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
partenaires
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Non Classés :
agenda
Le programme trimestriel des animations et services numériques des Bibliothèques Médiathèques de Metz.
DATE HEURE ATELIER MODALITÉS 2026
samedi 24 janvier 10h réunion OpenStreetMap - faire ses premières contributions entrée libre
samedi 24 janvier 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 7 février 10h café numérique - le numérique à l’adolescence entrée libre
mercredi 11 février 14h stop motion sur inscription
samedi 14 février 14h doublage de films sur inscription
lundi 16 février 10h et 14h atelier TV Paint sur inscription
mercredi 18 février 15h la libre antenne sur inscription
samedi 21 février 10h réunion OpenStreetMap - découvrir et enrichir les aménagements cyclables entrée libre
samedi 21 février 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 28 février 14h tournoi solo multijeux sur PC entrée libre
mercredi 4 mars 13h jeux vidéo rétro entrée libre
samedi 7 mars 10h café numérique - sensibilisation face à la cyber-malveillance entrée libre
mercredi 18 mars 14h sensibilisation au numérique responsable entrée libre
samedi 21 mars 10h réunion OpenStreetMap - Où se trouvent les équipements sportifs dans ma ville ? entrée libre
samedi 21 mars 14h réunion du B.U.G entrée libre
mercredi 25 mars 14h la photographie à travers les jeux vidéo entrée libre
vendredi 27 mars 10h atelier emploi entrée libre
samedi 28 mars 14h découverte - podcast sur inscription
samedi 24 janvier 10h réunion OpenStreetMap - faire ses premières contributions entrée libre
samedi 24 janvier 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 7 février 10h café numérique - le numérique à l’adolescence entrée libre
mercredi 11 février 14h stop motion sur inscription
samedi 14 février 14h doublage de films sur inscription
lundi 16 février 10h et 14h atelier TV Paint sur inscription
mercredi 18 février 15h la libre antenne sur inscription
samedi 21 février 10h réunion OpenStreetMap - découvrir et enrichir les aménagements cyclables entrée libre
samedi 21 février 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 28 février 14h tournoi solo multijeux sur PC entrée libre
mercredi 4 mars 13h jeux vidéo rétro entrée libre
samedi 7 mars 10h café numérique - sensibilisation face à la cyber-malveillance entrée libre
mercredi 18 mars 14h sensibilisation au numérique responsable entrée libre
samedi 21 mars 10h réunion OpenStreetMap - Où se trouvent les équipements sportifs dans ma ville ? entrée libre
samedi 21 mars 14h réunion du B.U.G entrée libre
mercredi 25 mars 14h la photographie à travers les jeux vidéo entrée libre
vendredi 27 mars 10h atelier emploi entrée libre
samedi 28 mars 14h découverte - podcast sur inscription
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veilleur1
2026-01-02
Bulletin n° 23 A 2
#Principal :
technique métier
#Secondaire :
entreprise
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique
Dans le secteur du reconditionnement informatique, les certifications jouent un rôle fondamental pour garantir la qualité, la sécurité et la durabilité des produits. Chez DestockInfos, nous comprenons l'importance de ces labels dans le processus de récupération et de recyclage de matériel informatique. Cet article explore les différentes certifications disponibles dans le domaine du reconditionnement informatique, leur impact sur le marché des produits reconditionnés, et comment elles bénéficient aux consommateurs comme aux entreprises.
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Qu'est-ce qu'une certification dans le reconditionnement informatique ?
Une certification dans le reconditionnement informatique est un label ou une attestation délivrée par une organisation indépendante qui valide que les produits reconditionnés respectent des normes spécifiques de qualité et de performance. Ces certifications couvrent plusieurs aspects essentiels comme la fonctionnalité, la sécurité des données, l'efficacité énergétique et les pratiques environnementales des entreprises de reconditionnement.
Les principales certifications dans le reconditionnement informatique
1. R2 (Responsible Recycling)
La certification R2 est l'une des plus prestigieuses dans le domaine du recyclage et du reconditionnement de matériel informatique. Elle garantit que les processus de recyclage sont effectués dans le respect des normes environnementales, tout en assurant la sécurité des données des anciens utilisateurs. Les entreprises certifiées R2 doivent adhérer à des règles strictes en matière de gestion des déchets électroniques.
2. ISO 14001
La norme ISO 14001 concerne les systèmes de management environnemental. Elle certifie qu'une entreprise dispose d'un système de gestion efficace visant à minimiser son impact écologique. Pour les entreprises de reconditionnement, cela implique une gestion optimale des ressources, une gestion des déchets plus responsable, et un engagement pour le développement durable.
3. TÜV Rheinland Certified
La certification TÜV Rheinland est synonyme de fiabilité et de sécurité. Les produits qui portent cette certification ont été soumis à des tests rigoureux afin de garantir leur performance et leur durabilité. Dans le domaine du reconditionnement informatique, cela assure aux consommateurs que les produits reconditionnés sont conformes à des normes de qualité élevées.
4. EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool)
EPEAT est un outil d'évaluation qui analyse l'impact environnemental des produits électroniques. Les produits reconditionnés certifiés EPEAT répondent à des critères stricts concernant la réduction de substances dangereuses, la recyclabilité et l'efficacité énergétique des produits.
Pourquoi les certifications sont-elles importantes ?
1. Confiance des consommateurs
Les certifications apportent une assurance de qualité et de fiabilité. Lorsqu'un consommateur choisit un produit reconditionné certifié, il peut avoir confiance en son bon état de fonctionnement et sa conformité aux normes de qualité. Cela renforce la satisfaction et la confiance des clients dans les produits achetés.
2. Sécurité des données
La sécurité des données est une préoccupation majeure dans le reconditionnement informatique. Des certifications comme R2 garantissent que les entreprises suivent des protocoles stricts pour effacer les données des anciens utilisateurs, protégeant ainsi la confidentialité et la sécurité des informations.
3. Impact environnemental
Les certifications environnementales, telles que ISO 14001 et EPEAT, montrent que les entreprises se soucient de réduire leur empreinte écologique. En optant pour des produits certifiés, les consommateurs et les entreprises contribuent à un cycle de vie plus durable pour les équipements informatiques, réduisant ainsi les déchets électroniques.
4. Avantages compétitifs
Pour les entreprises, obtenir des certifications offre un avantage concurrentiel. Les certifications sont des preuves tangibles d’un engagement envers la qualité, la sécurité et la durabilité, ce qui peut attirer de nouveaux clients et partenaires commerciaux, et renforcer la crédibilité de l'entreprise.
Conclusion
Les certifications jouent un rôle crucial dans l'industrie du reconditionnement informatique, en garantissant des produits de haute qualité, sûrs et écologiques. Chez DestockInfos, nous nous engageons à respecter ces normes pour offrir à nos clients des produits reconditionnés fiables et performants. En choisissant des produits certifiés, vous participez activement à la création d'un avenir plus durable tout en bénéficiant de la tranquillité d'esprit associée à des produits testés et certifiés. Explorez notre gamme d’appareils reconditionnés certifiés et faites un choix éthique et responsable pour vos besoins informatiques.
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