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veilleur1
2026-01-27
Bulletin n° 23    A 2

#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
politique
social
technologique

Le programme Alt IMPACT Sobriété Numérique de l’Ademe a pris fin le 31 décembre 2025. HOP et 12 associations engagées pour un numérique responsable et durable signent une tribune qui tire la sonnette d’alarme : cet arrêt sape la discussion collective autour d’un aspect majeur de la transition écologique.
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Le numérique a des impacts environnementaux, sociaux et humains majeurs, qui nécessitent d’être analysés et pris en compte. Porté par l’ADEME, le CNRS et l’INRIA, ce programme Alt IMPACT créait un espace de réflexion collective précieux pour le passage à un numérique plus sobre. Il avait pour mission d’accompagner le grand public ainsi de nombreuses structures dans cette transition : associations, entreprises, collectivités, Enseignement Supérieur, etc. Mis en regard avec les 109 milliards d’euros d’investissements dans l’IA prévus pour les prochaines années, les 20 millions d’euros nécessaires au financement triannuel du programme, issus des CEE (Certificats d’Économie d’Énergie), ne semblent pas justifier son arrêt. C’est donc avec stupeur que HOP et d’autres organisations engagées pour la sobriété numérique ont appris la fin de ce programme. En réaction, HOP et douze d’entre elles signent une tribune pour exprimer leur désaccord avec cette décision. Un signal du désengagement de l’état pour la sobriété numérique Les signataires de cette tribune considèrent que la fin de ce programme est un signal fort du désengagement de l’État dans les efforts de réduction des impacts du numérique. Ils appellent à maintenir ce programme, en cohérence avec l’intégration inédite dans le dernier projet de Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBD3) d’un volet dédié à la décarbonation du secteur. Lire la tribune
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veilleur1
2026-01-25
Bulletin n° 23    B 3

#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique

Dijon a accueilli les 13 et 14 janvier 2026 les Rencontres nationales des lauréats des programmes “Territoires Intelligents et Durables” (TID) et “Démonstrateurs d’IA frugale” (DIAT), réunissant plus d’une centaine d’acteurs venus de toute la France. Un rendez-vous stratégique pour partager des solutions numériques concrètes au service de la transition écologique.
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Organisées par la Banque des Territoires pour le compte de l’État dans le cadre du plan France 2030, ces rencontres se sont tenues à la Maison Régionale de l’Innovation, en Bourgogne-Franche-Comté. La Région, très engagée sur ces enjeux, accueillait pour la première fois cet événement national consacré à l’innovation territoriale par la donnée. Après les mots d’accueil d’Éric Houlley, premier vice-président de la Région Bourgogne-Franche-Comté et maire de Lure, et de Perrine Serre, secrétaire générale pour les affaires régionales, les échanges ont été introduits par la Banque des Territoires et l’Ecolab du Commissariat général au développement durable, soulignant le rôle croissant de l’intelligence artificielle sobre pour répondre aux défis climatiques des territoires. Des projets désormais en phase opérationnelle Cette troisième édition marque une étape clé : l’ensemble des projets lauréats sont aujourd’hui entrés en phase opérationnelle. L’objectif est clair : permettre la réplicabilité des solutions, afin qu’elles puissent être déployées dans les 35 000 collectivités françaises. Cette logique de diffusion transforme les projets en véritables « communs numériques », favorisant l’émergence d’un écosystème de solutions souveraines, mutualisées et accessibles à tous les territoires, quelle que soit leur taille. Zoom sur le projet régional « Data TID BFC » À cette occasion, la Région Bourgogne-Franche-Comté a présenté l’avancement du projet « Data TID BFC », porté avec l’ARNIA et l’entreprise Upcity. Doté d’un budget de 5,9 millions d’euros, dont 2,3 millions financés par France 2030, le projet propose des services numériques innovants comme des hyperviseurs ou des capteurs intelligents pour améliorer la gestion des équipements publics et accélérer la transition écologique. Sept collectivités expérimentent actuellement ces solutions : Lure, Châteauneuf-en-Auxois, Louhans, Pays de Montbéliard Agglomération, Grand Belfort, la communauté de communes du Jovinien et la ville de Joigny. Une politique régionale déjà très engagée Depuis 2021, la Région soutient activement la modernisation numérique des collectivités. Plus de 70 projets ont été financés pour près de 9 millions d’euros d’investissements régionaux. Les résultats sont déjà tangibles : à Is-sur-Tille, l’éclairage intelligent a permis une baisse de 71 % de la facture énergétique, tandis que Badevel s’impose comme un véritable village-laboratoire associant IA, énergies renouvelables et agriculture connectée. L’évaluation présentée lors des rencontres confirme l’impact décisif de cet accompagnement régional, sans lequel la majorité de ces projets n’aurait pas vu le jour. Vers une généralisation des solutions durables Ateliers, démonstrations et visites de terrain ont complété ces deux journées d’échanges, avec un objectif partagé : préparer la pérennisation des dispositifs et leur déploiement à grande échelle. À travers ces programmes, France 2030 ambitionne de faire de la France un leader de l’innovation territoriale, conciliant performance numérique, sobriété énergétique et souveraineté technologique, au plus près des besoins des citoyens.
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veilleur1
2026-01-24
Bulletin n° 23    B 3

#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
région GrandEst
RSE
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique

Selon le think tank « the Shift Project », le numérique représente 4% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le monde et consomme à lui-seul 10% de l’électricité. L’impact du numérique sur l’environnement se décompose ainsi : 45% des émissions de GES sont liés à la fabrication des appareils numériques (téléphones, ordinateurs, serveurs…) et 55% sont liés à leur utilisation (consommation électrique des ordinateurs, mais également des serveurs…). La croissance des émissions de GES liées au numérique est estimée à 8%/an. En 2025, le numérique pourrait alors représenter 6% des GES au niveau mondial. Aujourd’hui, seuls 50% des terriens utilisent Internet… Le numérique présente également des impacts environnementaux importants en matière de consommation de ressources et de déchets : métaux, eau…
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Le numérique un bel outil pour réussir la transition énergétique Le numérique représente de très belles opportunités pour la transition énergétique. Par exemple, il est largement préférable au niveau bilan environnemental qu’un employé pratique le télétravail plutôt qu'il réalise ses trajets domicile-travail en voiture. De même, il est préférable de lire les documents sur écran plutôt que de les imprimer, surtout lorsque la consultation du document est ponctuelle et unique. Cependant, le risque du numérique est de créer des nouveaux besoins et de nouvelles attentes. Ainsi, la qualité d’image d’un film doit être augmentée à mesure que la taille des écrans augmente pour garder une belle qualité d’image. Recommandations pour limiter l’impact du numérique dans les entreprises et administrations Créer une stratégie numérique en interne Travailler sur une architecture sobre du système d’information Développer la culture de la sobriété numérique chez les agents Encourager les fournisseurs à être exemplaires en la matière Mettre en place un pilotage global Allonger la durée de vie et d’utilisation du matériel informatique Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est En pleine transition numérique et énergétique, les territoires font face à des défis environnementaux majeurs. Dans ce contexte, l’ADEME Grand Est mène une démarche régionale d’expertise sur la question du numérique responsable et a lancé début mai 2022 une étude. Quelles sont, à ce jour, la consommation d’énergie, la consommation de matière, la quantité et la nature des déchets produits par l’explosion des usages du numérique ces dernières années ? Quels sont les scénarios d’évolution de ces usages à différents horizons ? Quels sont donc les impacts environnementaux aujourd’hui et quels seront-ils demain ? Comment sensibiliser, expliquer et accompagner les changements de comportements de nos cibles vers un usage éclairé du numérique ? Les technologies numériques consomment une quantité non négligeable d'énergie. Cette consommation énergétique contribue aux émissions de gaz à effet de serre, aggravant le changement climatique La production croissante de dispositifs électroniques et leur cycle de vie relativement court entraînent une accumulation rapide de déchets électroniques. La fabrication des appareils numériques nécessite l'extraction de nombreuses ressources naturelles. L'exploitation minière de ces ressources a des impacts environnementaux et sociaux considérables. Quel est l'impact du numérique ? Selon le think tank « the Shift Project », le numérique représente 4% des émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) dans le monde et consomme à lui-seul 10% de l’électricité. L’impact du numérique sur l’environnement se décompose ainsi : 45% des émissions de GES sont liés à la fabrication des appareils numériques (téléphones, ordinateurs, serveurs…) et 55% sont liés à leur utilisation (consommation électrique des ordinateurs, mais également des serveurs…). La croissance des émissions de GES liées au numérique est estimée à 8%/an. En 2025, le numérique pourrait alors représenter 6% des GES au niveau mondial. Aujourd’hui, seuls 50% des terriens utilisent Internet… Le numérique présente également des impacts environnementaux importants en matière de consommation de ressources et de déchets : métaux, eau… Le numérique un bel outil pour réussir la transition énergétique Le numérique représente de très belles opportunités pour la transition énergétique. Par exemple, il est largement préférable au niveau bilan environnemental qu’un employé pratique le télétravail plutôt qu'il réalise ses trajets domicile-travail en voiture. De même, il est préférable de lire les documents sur écran plutôt que de les imprimer, surtout lorsque la consultation du document est ponctuelle et unique. Cependant, le risque du numérique est de créer des nouveaux besoins et de nouvelles attentes. Ainsi, la qualité d’image d’un film doit être augmentée à mesure que la taille des écrans augmente pour garder une belle qualité d’image. Recommandations pour limiter l’impact du numérique dans les entreprises et administrations Créer une stratégie numérique en interne Travailler sur une architecture sobre du système d’information Développer la culture de la sobriété numérique chez les agents Encourager les fournisseurs à être exemplaires en la matière Mettre en place un pilotage global Allonger la durée de vie et d’utilisation du matériel informatique Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est En pleine transition numérique et énergétique, les territoires font face à des défis environnementaux majeurs. Dans ce contexte, l’ADEME Grand Est mène une démarche régionale d’expertise sur la question du numérique responsable et a lancé début mai 2022 une étude. Quelles sont, à ce jour, la consommation d’énergie, la consommation de matière, la quantité et la nature des déchets produits par l’explosion des usages du numérique ces dernières années ? Quels sont les scénarios d’évolution de ces usages à différents horizons ? Quels sont donc les impacts environnementaux aujourd’hui et quels seront-ils demain ? Comment sensibiliser, expliquer et accompagner les changements de comportements de nos cibles vers un usage éclairé du numérique ? À voir également Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est (rapport et infographies) Accompagner les acteurs locaux dans la transition numérique écologique Un appel à manifestation d'Intérêt est lancé pour identifier des acteurs publics et privés du Grand Est souhaitant bénéficier de l'accompagnement de l'ADEME pour monter en compétence sur la question du numérique responsable et réduire l'impact du numérique au sein de leurs équipes. En 2023, les 9 entreprises lauréates de cet AMI sont : R-GDS Bluepad Royal Champagne Hotel & Spa Université de Haute Alsace Insa Strasbourg Université Reims Communauté d’agglomération du Val de Fensch Grand Nancy Eurométropole de Metz Ressources sur le numérique et l’environnement Ressources générales Impacts environnementaux des usages du numérique en Grand Est (rapport et infographies) Comment adopter la sobriété numérique ? - ADEME Pollution la face cachée du numérique - Alternatives économiques Etude numérique et environnement - ARCEP Plan d’actions et formations Site internet gouvernemental, beaucoup de ressources et de pistes d’actions Liens utiles Pour un numérique plus responsable (programme Alt IMPACT) Ressources ADEME sur le numérique responsable Datagir : pour vous accompagner dans la compréhension et l’intégration des données ouvertes environnementales de l’ADEME afin de vous aider à créer de nouvelles fonctionnalités et applications Calculateur CO2 sur le numérique
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veilleur1
2026-01-22
Bulletin n° 23    B 1

#Principal :
culture numérique
inspiration
technique métier
#Secondaire :
collectivités
entreprise
région GrandEst
souveraineté numérique
Interêt :
opérationnel
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
agir
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
social
technologique

Les Ateliers de l’Intelligence Numérique est le rendez-vous professionnel du numérique sur les enjeux et défis liés à la transition digitale. Cet événement professionnel propose un programme riche de conférences, tables rondes, interviews, ateliers interactifs et stands de partenaires et exposants.
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Les AIN, ce sont l’opportunité pour les entreprises, les experts et les décideurs de se rencontrer, d’échanger et de promouvoir une transformation numérique contribuant à l’attractivité de nos entreprises et territoires, tout en étant respectueuse de la société et de l’environnement. Renseignements Où : Parc expo de Metz 57000 Metz Contacts : +33 3 87 55 66 00 - info@metz-expo.com Dates et horaires : Mercredi 28 Janvier 2026 de 9h à 17h Tarifs : Gratuit
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veilleur1
2026-01-21
Bulletin n° 23    A 3

#Principal :
culture numérique
#Secondaire :
région GrandEst
Interêt :
opérationnel
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Objectif :
agir
savoir
Pestel+ :
social
technologique

Savoir manier une souris ou redonner vie à son vieux PC, repérer des messages frauduleux ou nettoyer ses données, tester les derniers jeux vidéo indépendants ou numériser un film en Super 8 : tout cela s’apprend à L’Arob@se, à Metz. Adossé à la médiathèque du Pontiffroy, cet espace permet d’accompagner les Messins, des débutants aux geeks, dans l’exploration de toutes les cultures numériques. Et c’est gratuit !
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L’Arob@se est un espace qui permet de découvrir toutes les cultures numériques, au Pontiffroy, à Metz. Mis en œuvre par les Bibliothèques-médiathèques de Metz, il est en accès libre toute l’année pour les Messins. Photo Hugo Azmani L’Arob@se, espace municipal dédié au numérique créé en 2022, doit son existence à une grosse subvention (280 000 €) octroyée par l’État dans le cadre d’un appel à projet des bibliothèques numériques de référence. Objectif : rendre les administrés capables d’absorber la dématérialisation totale des démarches administratives. Le but n’est pas encore atteint… En attendant, L’Arob@se « est un service public » qui doit rendre les Messins « plus autonomes vis-à-vis des outils numériques », argue Patrick Thil, adjoint à la culture.
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veilleur1
2026-01-20
Bulletin n° 23    A 3

#Principal :
culture numérique
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
partenaires
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique

L’illectronisme, cette difficulté à utiliser les outils numériques, touche plus de monde que l’on ne pense. Aujourd’hui, Emmaüs Connect et Digibus unissent leurs forces pour offrir des solutions concrètes.
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L’illectronisme n’est pas un problème réservé aux personnes âgées. En effet, de plus en plus de jeunes et d’adultes se retrouvent confrontés à des difficultés dans l’utilisation des outils numériques essentiels à la vie quotidienne, comme l’ordinateur, le smartphone, ou même les démarches en ligne. Simon Maréchal d’Emmaüs Connect et Judith Dumais de l’association Digibus nous expliquent comment ils luttent activement contre cette fracture numérique, en apportant des solutions pratiques et accessibles à tous. Une fracture numérique qui touche toutes les générations L’illectronisme, c’est bien plus qu’une question d’âge. Comme l'explique Simon Maréchal : « Ce n’est pas seulement une question de seniors, la fracture numérique concerne aussi les jeunes, notamment dans des domaines plus administratifs comme la rédaction d’un CV ou l’utilisation de logiciels comme Excel ». Ce phénomène touche des personnes de tous horizons et entraîne un isolement social, professionnel, voire un éloignement de l’emploi. Selon les dernières statistiques, environ 36% des Français rencontrent des difficultés avec le numérique, et ce chiffre est en constante évolution. Emmaüs Connect et Digibus : des solutions concrètes pour tous Face à cette réalité, des initiatives locales comme Emmaüs Connect et Digibus apportent un soutien essentiel. Emmaüs Connect, par exemple, propose des services d’accompagnement numérique, allant de la connexion à tarif solidaire à des formations adaptées aux besoins des utilisateurs. Simon Maréchal souligne que « notre objectif est d’offrir un accompagnement sur mesure, que ce soit pour l’accès à Internet, l’utilisation des équipements ou même des formations professionnelles, comme la recherche d’emploi ou la gestion des démarches administratives en ligne ». De son côté, Digibus propose des ateliers itinérants pour aller à la rencontre des publics dans les zones rurales. Judith Dumais précise : « Nous nous adaptons aux besoins des participants, que ce soit pour la sécurité en ligne ou les bases de l’utilisation d’un ordinateur ». La solidarité au cœur de l’inclusion numérique La réutilisation d’équipements numériques joue un rôle crucial dans cette démarche. Emmaüs Connect collecte des ordinateurs et des téléphones auprès des entreprises et des collectivités pour les reconditionner et les distribuer à ceux qui en ont besoin. Ce système de solidarité permet à des milliers de personnes d’accéder à un équipement fonctionnel à moindre coût, tout en contribuant à la lutte contre l’obsolescence des appareils électroniques. Comme le rappelle Simon Maréchal : « L’inclusion numérique, c’est avant tout permettre aux gens de retrouver confiance en eux, de reprendre le contrôle sur leurs démarches et de ne plus être exclu de la société numérique ».
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veilleur1
2026-01-19
Bulletin n° 23    b 2

#Principal :
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
entreprise
région GrandEst
RSE
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
social
technologique
Non Classés :
agenda

Informations pratiques Localisation : MEIJE 20 Quai Claude Le Lorrain 54000 NANCY Date de début : 27/01/2026 14:00 Date de fin : 27/01/2026 17:00

Organisé par la MEIJE (Maison de l’Engagement et de l’Initiative des Jeunes en territoires) et son réseau de Kiosques, cet événement vise à rassembler un large public : étudiant·es, lycéen·nes, enseignant·es, retraité·es, jeunes actif·ves, et plus largement l’ensemble des citoyen·nes, autour d’une réflexion collective sur les formes d’engagement en faveur d’un numérique durable et responsable. L’après-midi s’articulera autour d’un format résolument participatif : le Forum ouvert, fondé sur le principe « les personnes présentes sont les bonnes personnes ». Ce cadre favorisera les échanges, les rencontres et la pollinisation croisée des idées. Pendant trois heures, de 14h à 17h, le 27 janvier, les participant·es seront invité·es à débattre, partager leurs expériences et faire émerger des pistes d’action. Les échanges seront accompagnés par Samuel Nowakowski, enseignant-chercheur à l’Université de Lorraine.
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2026-01-13
Bulletin n° 23    A 3

#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
social
technologique

À l’heure où s’ouvre à Las Vegas le CES 2026, vitrine mondiale des innovations technologiques, une certitude s’impose : la transformation numérique des entreprises ne se joue plus sur une seule rupture, mais sur la convergence de plusieurs mouvements structurants. Intelligence artificielle, cybersécurité post-quantique, cloud souverain, informatique durable... autant de leviers qui bouleversent l’environnement concurrentiel.
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Nouvelles tendances technologiques : suivez l’évolution de l’IA, du cloud, du green IT et des solutions responsables pour une transformation réussie. Dix ans que l'on croit avoir atteint le sommet, et dix ans que l'on découvre un nouvel horizon. Des méta-concerts aux enceintes bavardes, chaque innovation ajoute son grain de sel et ne cesse de repousser les limites du possible... et de l'absurde, peut-être aussi. Aujourd'hui, l'accélération est telle qu'elle ne laisse plus de place à l'hésitation. Pour survivre, il faut désormais réaligner modèle d’affaires et gestion des données sur un triple impératif : souveraineté, sécurité et urgence écologique. Les grandes matières de l'innovation technologique Quelles sont les technologies du moment ? Le paysage technologique actuel est marqué par une convergence de solutions innovantes qui transforment les usages et les modèles économiques. Parmi les technologies du moment, on retrouve : L’intelligence artificielle générative et explicable (XAI) L’edge computing et l’IoT industriel La cybersécurité "Zero Trust" et post-quantique Le cloud hybride et souverain (via des acteurs comme S3NS ou Numspot) La blockchain et les registres distribués La réalité augmentée et virtuelle (Spatial Computing) La Green IT et l’éco-conception logicielle Les applications mobiles intelligentes Les plateformes collaboratives et automatisées La robotique avancée et les bancs d'essai de la 5G/6G Ces innovations, identifiées dans chaque rapport sur les tendances technologiques, sont accessibles à toutes les tailles d’entreprise et s’intègrent progressivement dans les chaînes de valeur. Ce que l'on retient de 2025 ? Les grandes tendances en matière d’innovation technologique pour 2025, selon les analyses du cabinet Gartner, incluent : L’essor des agents IA spécialisés et autonomes (Agentic AI) La cybersécurité intégrée dès la conception (Privacy by Design) La généralisation du cloud souverain et du edge computing L’adoption massive de la technologie responsable (Green IT, sobriété numérique) La personnalisation avancée des expériences client grâce à la data L’automatisation intelligente des processus métiers La montée en puissance des applications mobiles connectées La gouvernance renforcée des données et la conformité réglementaire (AI Act) L’industrialisation des jumeaux numériques dans l’industrie La mobilité électrique et autonome dans les transports Ces tendances dessinent un futur où la technologie devient une infrastructure invisible mais omniprésente, au service de la performance et de la résilience. A lire aussi : Le jumeau numérique : un progrès pour l’industrie Quelles seront celles à suivre en 2026 ? En 2026, il faudra suivre de près : L’IA explicable et collaborative, intégrant l’expertise humaine et algorithmique La souveraineté numérique européenne et la localisation des données sensibles La sécurité quantique et la cryptographie avancée (recommandations ANSSI) La recherche sur la connectivité 6G et l’ultra-haut débit La démocratisation des jumeaux numériques dans l’industrie et la santé La généralisation de la mobilité autonome et connectée Les plateformes immersives pour l’éducation, la formation et le divertissement L’agriculture connectée et durable La montée en puissance des solutions de gestion intelligente de l’énergie La personnalisation extrême des produits et services grâce à l’IA Quelles sont les innovations qui vont transformer l'IA en 2026 ? Les innovations majeures qui vont transformer l’IA d’ici 2026 sont : L’intégration des modèles multimodaux, capables de traiter simultanément texte, image, son et vidéo Le développement d’agents IA autonomes, capables de prendre des décisions complexes et d’interagir avec d’autres systèmes L’IA collaborative, associant l’intelligence humaine et algorithmique pour des prises de décision optimisées L’optimisation énergétique des algorithmes pour une IA plus responsable La création d’écosystèmes IA souverains et éthiques, respectant la confidentialité et la sécurité des données L’industrialisation de l’IA embarquée dans les objets connectés et les véhicules autonomes Rapport : enseignements clés sur les évolutions technologiques Les dernières analyses issues du CES et des principaux rapports sectoriels montrent une convergence entre technologies matures et émergentes. L’industrialisation de l’IA, la sobriété des infrastructures numériques, l’essor des plateformes cloud souveraines et la priorisation des enjeux ESG constituent les enseignements majeurs pour 2024-2026. Le rapport sur les tendances technologiques Gartner met en avant l’importance de l’IA générative, de la cybersécurité proactive, de la gestion intelligente des données et de la technologie responsable comme axes stratégiques. Les entreprises françaises, en s’appuyant sur la veille technologique et les dispositifs d’accompagnement, transforment ces tendances en leviers de compétitivité. Les impacts des technologies émergentes sur les entreprises Intelligence artificielle : une infrastructure stratégique essentielle Longtemps perçue comme expérimentale, l’IA s’impose désormais comme une pierre angulaire des organisations. Selon France Stratégie, une adoption maîtrisée de l’IA pourrait générer jusqu’à deux points de productivité supplémentaires par an pour les entreprises françaises. La nouvelle tendance porte sur les agents IA autonomes, capables d’orchestrer des tâches complexes dans la gestion de projets ou la cybersécurité. Cette dynamique s’accompagne de nouveaux enjeux de gouvernance et d’éthique, portés par le cadre réglementaire de l'AI Act européen. Cybersécurité : un enjeu vital pour les organisations Les menaces continuent de croître. Selon les baromètres de référence (type ANSSI/CESIN), près d'une entreprise sur deux a déjà été confrontée à un incident de sécurité majeur. La cybersécurité devient un pilier stratégique, avec le développement de solutions "by design" et l’intégration de la résilience dans chaque maillon de la chaîne numérique, notamment dans la fintech, la santé ou l’industrie. Cloud hybride et souveraineté numérique La fin du modèle cloud unique s’impose. Les entreprises privilégient des approches hybrides, combinant cloud public et privé. En France, la maîtrise des données sensibles et la localisation des infrastructures deviennent des enjeux stratégiques majeurs, portés par l’émergence d’acteurs comme S3NS ou Numspot. Green IT et initiatives responsables Le numérique représente près de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (source ADEME). La transition vers le Green IT s’accélère avec la réglementation : les entreprises françaises intègrent l’éco-conception logicielle et la sobriété numérique dans leurs stratégies pour répondre aux critères ESG et aux attentes des investisseurs. Impacts technologiques sur les secteurs stratégiques Transformation des industries : aéronautique et automobile L’IA et le jumeau numérique dans la mécanique aéronautique : Les industriels investissent dans le jumeau numérique pour simuler le cycle de vie d’un système complet. Couplée à l’IA, cette technologie permet d'anticiper les défaillances (maintenance prédictive) et d'optimiser la gestion énergétique pour réduire l'empreinte carbone. Automatisation et mobilité durable dans l'automobile : Le secteur repose sur l’électrification, l’intégration de l’IA dans la conduite autonome et le concept de "Software-Defined Vehicle". Les constructeurs misent sur la décarbonation et l’optimisation numérique des chaînes de valeur. Technologies et industries créatives Jeux vidéo : L’IA intervient désormais dans la génération procédurale des mondes et l’optimisation de la production. Le cloud gaming ouvre de nouveaux modèles économiques et démocratise l’accès aux contenus haute performance. Luxe et Parfumerie : L’IA analyse des milliers de formules pour accélérer la recherche olfactive. Diagnostic assisté et expériences immersives en réalité augmentée redessinent l’expérience du luxe, permettant une personnalisation extrême des parcours clients. Alimentation et avancées technologiques Numérisation des chaînes alimentaires : L’intégration de capteurs IoT, la traçabilité blockchain et l’optimisation via l’IA garantissent sécurité et transparence, répondant aux exigences accrues des consommateurs. Agriculture durable : Les innovations favorisent une agriculture de précision (drones, capteurs connectés pour les sols) permettant de réduire l’impact environnemental et d’améliorer la productivité face aux défis climatiques. Technologies numériques : web, marketing et réseaux sociaux Tendances du web et cloud computing La tendance technologique web se caractérise par la recherche de performance (web performance), l’adoption du no-code/low-code et le développement du Web3. La veille technologique s’impose pour anticiper les évolutions dans le e-commerce et la santé connectée. Engagement digital et marketing Les tendances reposent sur l’exploitation avancée des données comportementales. L’IA permet d’analyser en temps réel les signaux faibles pour personnaliser les contenus à grande échelle. La gouvernance des données (RGPD) devient ici un pilier de la performance durable et de la confiance client. Réseaux sociaux et innovations de contenu Les réseaux sociaux portent sur l’analyse prédictive des comportements et la création de contenus immersifs (vidéos interactives, AR). Les entreprises exploitent ces leviers pour fidéliser les clients et détecter les tendances émergentes en temps réel. Stratégies pour anticiper les évolutions Pourquoi ces tendances sont-elles stratégiques ? La concentration des solutions entre les mains de quelques acteurs mondiaux interroge la capacité des entreprises françaises à maîtriser leurs infrastructures critiques. Favoriser une autonomie technologique européenne devient une priorité, passant par le choix d’acteurs locaux et la conformité aux réglementations européennes. La veille technologique comme atout clé La veille technologique doit être une discipline structurée. Investir progressivement, lancer des projets pilotes et mesurer l’impact des innovations permettent de transformer l’incertitude en avantage concurrentiel. Les entreprises françaises peuvent s'appuyer sur un écosystème dynamique pour bâtir une croissance résiliente et responsable. Perspectives futures et FAQ Quelles perspectives pour 2026 et au-delà ? Les entreprises qui réussiront seront celles qui sauront anticiper et aligner leurs choix technologiques avec les impératifs stratégiques et sociétaux. La France bénéficie d’un tissu de start-ups et de dispositifs publics qui favorisent cette transformation durable. FAQ – Nouvelles tendances technologiques Quelles sont les grandes tendances pour les entreprises françaises ? L’IA opérationnelle, la cybersécurité avancée, le cloud souverain, la Green IT et l’automatisation intelligente. Quelle tendance surveiller de près ? L’émergence des agents IA autonomes et la cybersécurité intégrée (Zero Trust). Comment rester compétitif ? En combinant veille structurée, formation et alignement des choix technologiques avec la stratégie globale. Comment intégrer cela en PME ? En démarrant par des projets pilotes ciblés et en sollicitant l’accompagnement de l’écosystème français de l’innovation.
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veilleur1
2026-01-12
Bulletin n° 23    B 3

#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
technologique

Chercheur à l’Inria et fondateur de la bibliothèque algorithmique Scikit-learn et de la start-up Probabl, Gaël Varoquaux consacre son quotidien à la valorisation des données. Il contribue à bâtir des standards numériques disponibles en open source.
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C’est au 27e étage de la Tour Montparnasse que Gaël Varoquaux et ses équipes développent des algorithmes robustes d’intelligence artificielle au profit d’entreprises. Une spécificité majeure distingue leur approche puisque ces outils numériques sont proposés en open source. Gaël Varoquaux, chercheur et homme de conviction, contribue à faire émerger un monde fondé sur les communs numériques, ces ressources logicielles dont l’amélioration et l’évolution sont déterminées par la communauté des utilisateurs. Geek social Ancien moniteur de voile, il assume pleinement l’influence de l’état physique sur la performance. "Si quelqu’un a peur, froid, faim, il n’y arrivera pas", affirme-t-il sans détour. De même pour la dimension affective : "Il faut légitimer les difficultés de chacun." Une sensibilité qu’il insuffle au quotidien, de sa manière empathique de s’exprimer à sa vision du fonctionnement d’une équipe. "La vie n’est jamais simple, même pour ceux qui le cachent", rappelle-t-il. Dans la foulée, il embrasse le dicton "mens sana in corpore sano" ["un esprit sain dans un corps sain", ndlr]. "Je veux combattre l’image du scientifique englué toute la journée devant son écran", tonne-t-il. "Je veux combattre l’image du scientifique englué toute la journée devant son écran" Tous les matins, il pédale d’Antony à Paris, "à fond", pour arriver en pleine forme au bureau. Pour espérer le rattraper, mieux vaut tenter sa chance un samedi matin à la salle d’escalade. Le sport s’accompagne aussi d’horaires de sommeil fixes. Malgré des missions prenantes, souvent prolongées par de nombreuses prises de parole, se coucher avant minuit et se lever à 7 heures exige de savoir lâcher prise. "Sinon, on se fait bouffer." Pour cette raison, il choisit "de laisser ses cofondateurs gérer la levée de fonds de Probabl". À la clé, 13 millions d’euros en seed funding, assortis du soutien renouvelé de Mozilla Ventures et de la French Tech Souveraineté. Les dangers de l’invisibilité À notre insu, les logiciels libres font déjà partie intégrante de notre quotidien. "Il suffit de regarder le mode d’emploi d’un four à micro-ondes [pour y repérer les composants en open source, ndlr]". Fils de chercheur, Gaël Varoquaux alerte sur les effets pervers de cette invisibilisation, dont les premières victimes restent les concepteurs eux-mêmes : "Des personnes géniales mais modestes". Aucune chaîne de valeur économique ne les rémunère à la hauteur de leur contribution. Une réalité d’autant plus dure à avaler que l’IA continue de faire le buzz et de "fasciner jusqu’à invisibiliser d’autres technologies." La bibliothèque de machine learning la plus utilisée au monde, Scikit-learn, s’est progressivement consolidée, d’abord, grâce à un consortium, puis par une entreprise, Probabl, qui alimente et structure ledit consortium. À mesure qu’une communauté se fédère, la gestion du commun numérique se complexifie. Le raisonnement est simple : plus le nombre d’utilisateurs augmente, plus les signalements de dysfonctionnements augmentent en retour. "Le succès de Scikit-learn était éreintant, confie-t-il. Tous les matins, on se levait avec plus d’e-mails [pour signaler des bugs]. Un phénomène caractéristique des logiciels libres, où "le burn out est un vrai sujet." La situation n’est pas sans rappeler celle de Wikipédia, la ressource la plus fiable en matière d’intelligence collective. Pour valoriser les contributions de chacun, les employés de la fondation de Jimmy Whales "travaillent avec une abnégation qui en devient épuisante." "Le burn out [chez les codeurs de logiciels libres] est un vrai sujet" Progression écosystémique Une des casquettes de Gaël Varoquaux au sein de Probabl consiste précisément à sensibiliser "le haut de la société", depuis les dirigeants, qui apprécient son franc-parler, aux institutions concernées par ces enjeux. L’open source, inscrit dans un schéma économique clair, permettrait de mutualiser des coûts, tout en offrant aux entreprises, la possibilité d’effectuer des choix numériques raisonnés et de ne plus être captives de leurs fournisseurs. En s’affranchissant des mécanismes de lock-in, elles s’ouvriraient à une concurrence plus saine, où les partenariats se construisent sur la qualité et la cohérence des prestations. L’open source [...] permettrait de mutualiser des coûts, tout en offrant aux entreprises, la possibilité [...] de ne plus être captives de leurs fournisseurs Avec Probabl, un rêve de passage à l’échelle se dessine en filigrane. Si la bibliothèque Scikit-learn permet déjà aux organisations de tirer davantage de valeur de leurs données et de mener plus efficacement leurs missions, Gaël Varoquaux souhaite que "d’autres individus, peut-être sous représentés, s’emparent des logiciels libres." Autant de communautés ou de pays en développement qui pourraient, en accédant à plus d’outils de data science, "devenir [encore] plus acteurs de leur destin." Science en conscience Avec Gaël Varoquaux, le sujet de la recherche s’aborde toujours avec nuance. La recherche fondamentale doit pouvoir avancer librement. "Le laser fut appelé une solution en quête de problème", rappelle celui qui a consacré sa thèse au sujet. La recherche publique, financée par l’impôt, doit déblayer des terrains qui "s’envisagent mal dans une économie marchande ou qu’il serait dangereux d’associer à des objectifs commerciaux." Pour autant, il met en garde contre le risque de la tour d’ivoire, depuis laquelle les problèmes ne seraient appréhendés que par le petit bout de la "lorgnette technologique." C’est justement la "proximité avec le monde socio-économique" qui l’a attiré vers l’Inria. Dans cette même logique, Probabl défend l’idée que "la data science prend sens au sein de l’organisme dans lequel elle s’incarne." Lorsqu’il s’agit de démocratiser des solutions auprès du plus grand nombre, l’avancée technologique n’est pas une fin en soi. Dans le cas de l’intelligence artificielle générative, il observe que "les LLM avaient été tirés en avant sans but précis. Dès la mise en ligne de ChatGPT, les individus se sont emparés de la tech, alors qu’elle n’avait pas été conçue pour résoudre un problème en particulier." Il y décèle le danger d’"amener des solutions sans avoir suffisamment de recul sur les problèmes." Ce paradoxe se cristallise dans nos pratiques de communication au quotidien. La possibilité d’envoyer un nombre infini de messages, mails, textos de manière immédiate règle-t-elle réellement nos problèmes de communication ? Le directeur de l’équipe Social Data esquisse un sourire : "Nous avons affaire à des humains. Plus on envoie de messages, moins ils ont de contenu." L’IA à l’œil "On parle trop de l’IA", affirme Gaël Varoquaux. Si l’ancien professeur d’Arthur Mensch, fondateur de la décacorne Mistral, se félicite des dernières avancées, il n’en demeure pas moins réservé. "L’IA tord le monde sacrément." Pour preuve, il évoque la capitalisation en Bourse de Nvidia, qui, en octobre 2025, "a dépassé les 5 000 milliards de dollars, surpassant le PIB de la France et de l'Allemagne", selon Les Échos. De tels montants font émerger le risque qu’une poignée d’acteurs se retrouvent en mesure d’"acheter ce qui ne devrait pas pouvoir l'être." Une inquiétude nourrie par les relents autoritaires contemporains. Mais aussi une dérive qui n’est pas sans lui rappeler un de ses films préféré, Jouer avec le feu avec Vincent Lindon, un récit nuancé où un fils bascule progressivement dans le fascisme. À ses yeux, agréger toujours plus de technologie n’est pas la solution. Deux agents d’IA navigant sur un même site, mais issus d’entreprises différentes, "relèvent plus d’une forme de guerre commerciale" que d’un réel progrès. L’erreur est humaine Celui qui, enfant, démontait des téléphones rappelle que toute innovation s’inscrit dans un "continuum socio-technologique", qu’il faut s’attacher à comprendre dans toute sa complexité. "Le moteur thermique a soutenu le développement technologique et la croissance économique des 150 dernières années… tout en contribuant au réchauffement climatique", observe-t-il. Le chercheur garde en tête que "la société réagit, s’adapte et s’hybride avec la tech." Alors que les réseaux entretiennent une économie de l’attention, il demeure lucide : les usages technologiques finissent toujours par "répondre aux faiblesses humaines." "On ne cerne un problème que lorsqu’on l’a soi-même compris." C’est aussi pour cette raison que le manager, qui avoue volontiers une "love-hate relationship" du management, s’efforce de continuer à coder. Quitte à avancer moins vite que d’autres informaticiens plus aguerris. Il y voit un moyen de ne pas "décrocher des réalités terrain" ou de "devenir un chef hors-sol, comme on en voit tant." "La solution au réchauffement climatique ne sera pas uniquement technologique, mais également comportementale" Éco-anxieux assumé, il estime que "la solution au réchauffement climatique ne sera pas uniquement technologique, mais également comportementale." La modélisation de systèmes doit s’accompagner d’une connaissance approfondie des contextes, notamment dans les projets d’industries 4.0 ou encore de smart cities. "Toute décision importante embarque des valeurs sociales, sociétales, de bénéfice, d’arbitrage, de compromis ou encore de risque." Sur un sourire chaleureux, l’expert en valorisation des données conclut : "La décision automatique parfaite n’existe pas. Il faudra toujours revenir à l’humain."
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veilleur1
2026-01-12
Bulletin n° 23    A 2

#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique

2025 est désormais dans le rétroviseur, l’occasion de revenir sur les faits les plus marquants de l’année qui vient de s’écouler. Un contexte global morose Le contexte global a été plutôt morose en 2025 avec un recul des avancées environnementales acquises depuis le début des années 2000. Notamment avec le vote de la directive Omnibus en Europe et de la loi de Simplification de la vie économique (SVE) en France. Attention cependant à ne pas mal interpréter certains effets de ces lois. Par exemple, le déploiement généralisé (à toutes les entreprises) de la Corporate Sustainability Reporting Directive (CSRD) aura bien lieu : il n’est que repoussé. Parmi les autres faits marquants, l’engouement pour l’intelligence artificielle (IA) a tout « écrasé », invisibilisant les autres sujets forts du numérique, notamment ceux liés au développement durable. Néanmoins, les acteurs de la sobriété numérique et du numérique responsable ont continué à faire avancer le sujet, notamment l’écosystème Green IT avec la publication de nouvelles études, outils et référentiels.
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1. Les études publiées cette année Février – Impacts environnementaux du numérique dans le monde 2025 Septembre – Benchmark Green IT 2025 Octobre – Etat des réserves mondiales de métaux Novembre – Impacts environnementaux et sanitaires de l’intelligence artificielle dans le monde en 2025 et 2030 Novembre – Baromètre de l’écoconception digitale & IA 2. La bonne nouvelle de 2025 La Commission européenne a publié cet été les règlements (UE) 2023/1670 (écoconception) et UE 2023/1669 (étiquette énergétique) qui marquent une avancée importante concernant la durée de vie des équipements numériques. Depuis juin 2025, les smartphones commercialisés en Europe sont assortis d’au moins 5 ans de mise à jour après le dernier jour de commercialisation et d’une batterie devant encaisser au moins 800 cycles avant d’atteindre 80 % de sa capacité. Cela va permettre d’étendre la durée de vie réelle de nos smartphones de 2,5 ans en moyenne aujourd’hui à plus de 5 ans ! Gageons que ces progrès seront rapidement étendus aux autres équipements numériques : téléviseurs connectés, ordinateurs, consoles de jeu vidéo, etc. Lire notre article : https://www.greenit.fr/2025/06/20/5-ans-de-mise-a-jour-pour-tous-les-smartphones-a-partir-du-20-juin-2025/ 3. Les outils et les livres Au delà des études mentionnées plus haut, tout l’écosystème Green IT – association, collectif, Club, etc. – s’est mobilisé en 2025 pour mettre à jour les outils existants et vous en proposer de nouveaux. Mars – Réorganisation de notre dépôt GitHub. Nous avons réorganiser tous nos projets pour faciliter l’accès à nos référentiels et autres outils. Juin – Référentiel d’Ecoconception Web – RWEB v5 en français, english et español ! Août – Livre : Sobriété numérique : l’éditorial au service de la réduction des impacts Novembre – Accessible Font Checker : un outil Figma pour évaluer la lisibilité des polices Sans oublier des dizaines de conférences et webinaires, des centaines de professionnels formés à ces sujets, et de nombreux échanges avec les représentants de la société civile et des pouvoirs publics. Et vous, qu’avez vous retenu de l’année 2025 ? Cet article n’est qu’une base de départ. Aidez-nous à le compléter en pointant en commentaire les faits les plus marquants de 2025.
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veilleur1
2026-01-10
Bulletin n° 23    B 2

#Principal :
culture numérique
#Secondaire :
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
économique
politique
technologique

L’Europe et la France sont aujourd’hui placées dans une situation de dépendance numérique. Les GAFAM, entreprises américaines en situation de quasi-monopole, dominent l’espace informationnel mondial. L’Europe est en passe de devenir une colonie numérique.
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Mais la domination technologique ne saurait fonder une domination politique et culturelle. Ce n’est pas parce que l’innovation est majoritairement américaine que l’Europe et la France doivent accepter que les États-Unis imposent leur vision du monde. L’identité et la singularité européennes ne sont pas négociables. Nos valeurs ne sont pas le simple décalque du modèle américain. L’Europe s’est construite autour de règles qui protègent les libertés individuelles, la dignité humaine et l’équilibre démocratique. En interdisant de séjour aux États-Unis Thierry Breton — dont nous tenons à souligner le travail essentiel qui a été le sien sur ce sujet en tant que Commissaire europeen — Donald Trump adresse un message politique clair : imposer à l’ Europe une conception du monde fondée sur la toute-puissance des GAFAM, au service des seuls intérêts des États-Unis. Il entend faire du modèle américain une norme universelle. Face à cette tentative de mise sous tutelle, la France et l’Europe ont raison d’affirmer une voie propre, fondée sur la souveraineté et la défense de leurs valeurs mais il faut passer de la parole aux actes.
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veilleur1
2026-01-10
Bulletin n° 23    B 2

#Principal :
exemples
inspiration
numérique responsable
#Secondaire :
économie sociale et solidaire
Interêt :
opérationnel
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
social
technologique

Dehors, le vent souffle et les températures chutent : le réflexe naturel est de se réfugier sous un plaid, télécommande à la main et smartphone de l'autre. En ce début d'année, alors que le thermomètre affiche des valeurs négatives, notre envie de confort douillet nous pousse vers le cocon domestique. Pourtant, cette hibernation connectée fait exploser notre facture énergétique invisible tout en pesant insidieusement sur notre moral. Nous cherchons la chaleur, mais nous surchauffons les serveurs à l'autre bout du monde. Et s'il existait une façon simple d'alléger ce poids technologique sans sacrifier le confort de nos soirées d'hiver ? La réponse réside dans une approche plus consciente de nos usages, transformant la contrainte écologique en une véritable opportunité de bien-être.
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Le syndrome de l'hibernation numérique : pourquoi nos écrans surchauffent quand il fait froid Le piège du cocon : plus de temps à l'intérieur égale une consommation de données record Le mois de janvier est traditionnellement synonyme de bonnes résolutions, mais c'est aussi la période où notre consommation de données atteint des sommets vertigineux. Lorsque la météo dissuade les sorties, nos interactions sociales et nos loisirs se dématérialisent massivement. Les plateformes de vidéo à la demande et les réseaux sociaux deviennent nos fenêtres principales sur le monde. Ce phénomène de repli domestique entraîne une sollicitation permanente de la bande passante. Chaque notification, chaque vidéo lancée automatiquement et chaque actualisation de fil d'actualité, bien que virtuels, ont des conséquences physiques tangibles. La navigation web banale, lorsqu'elle est multipliée par des heures de confinement volontaire au chaud, génère un flux de données colossal. C'est une pollution invisible qui s'accumule silencieusement au fond de nos salons, alors même que nous pensons "ne rien faire". L'impact méconnu de la surchauffe des serveurs pour alimenter nos divertissements hivernaux Il est paradoxal de constater que pour nous divertir au chaud, nous obligeons des infrastructures gigantesques à se refroidir en permanence. Les data centers, ces usines qui stockent et traitent nos données, doivent fonctionner à plein régime pour répondre à la demande accrue des soirées hivernales. La chaleur dégagée par ces machines nécessite des systèmes de climatisation énergivores, créant une boucle de consommation inquiétante. Cette réalité technique est souvent loin de nos préoccupations lorsque nous lançons notre série préférée sous la couette. Pourtant, prendre conscience que notre confort numérique immédiat sollicite des ressources énergétiques importantes est le premier pas vers une utilisation plus raisonnée. Ce n'est pas seulement une question d'électricité consommée chez soi, mais bien une empreinte carbone globale qui s'alourdit à mesure que les températures extérieures baissent. La chasse aux vampires énergétiques : traquer les appareils qui dorment (et consomment) Identifier les coupables : consoles en veille et décodeurs qui tournent à vide L'hiver, nos maisons regorgent d'appareils qui semblent endormis mais qui restent en alerte perpétuelle. Ce sont les fameux "vampires énergétiques". Le téléviseur éteint par la télécommande, la console de jeux prête à démarrer en une seconde, ou encore la box internet qui clignote dans le vide au milieu de la nuit et l'assistant vocal qui attend un ordre qui ne viendra pas sont autant de sources de gaspillage. Ces appareils en veille maintiennent une activité minimale pour garantir un confort d'usage immédiat, mais cette rapidité a un coût. Sur une année, la consommation cumulée de ces appareils en mode veille peut représenter une part significative de la facture d'électricité d'un foyer, particulièrement durant les mois où l'on reste davantage chez soi. Identifier ces fuites d'énergie est une démarche essentielle pour qui souhaite réduire son impact. Le geste radical mais salvateur de tout débrancher après utilisation La solution la plus efficace est souvent la plus simple : couper physiquement l'alimentation. Installer des multiprises à interrupteur permet, d'un seul geste du pied, d'éteindre totalement le coin TV ou l'espace bureau avant d'aller se coucher. Débrancher les appareils inutilisés ne permet pas seulement de réduire la consommation électrique ; cela prolonge également la durée de vie de vos équipements électroniques en leur offrant de véritables temps de repos, loin des micro-tensions du réseau. Le streaming en haute définition n'est pas le meilleur ami de la planète (ni du portefeuille) Pourquoi regarder une série en 4K sur un petit écran est un gaspillage absurde L'une des habitudes les plus énergivores de notre époque est la course à la haute définition. Regarder une vidéo en 4K ou en Ultra HD sur l'écran d'un smartphone ou d'une tablette de quelques pouces est un non-sens écologique. L'œil humain ne perçoit pratiquement aucune différence de qualité sur ces petites diagonales, mais le poids du fichier transmis, lui, est multiplié par quatre ou cinq par rapport à une définition standard. En choisissant systématiquement la qualité maximale par défaut, nous forçons les réseaux à transporter des quantités astronomiques de données inutiles. Ce flux massif demande plus d'énergie aux antennes relais, aux routeurs et aux terminaux pour être décodé. Revenir à une résolution raisonnable (comme le 720p sur mobile) est un ajustement imperceptible pour l'utilisateur, mais salvateur pour le réseau. Privilégier le téléchargement préalable et le Wi-Fi pour soulager les réseaux Une autre astuce méconnue concerne le mode de transmission des données. Le réseau mobile (4G ou 5G) est nettement plus gourmand en énergie que le réseau Wi-Fi domestique ou la fibre optique. Lorsque vous êtes chez vous, assurez-vous de toujours être connecté à votre box. De plus, limiter le streaming en direct au profit du téléchargement préalable (lorsque c'est possible) est une excellente pratique. Télécharger votre film ou votre playlist permet de stocker le contenu localement. Si vous souhaitez revenir en arrière dans le film ou réécouter une chanson, vous ne sollicitez plus le serveur distant à nouveau. C'est une manière élégante de consommer du contenu culturel sans gaspiller de ressources de transmission à chaque visionnage. Un petit réglage de luminosité pour l'écran, un grand pas pour votre consommation Adapter l'intensité lumineuse à l'ambiance sombre de l'hiver pour économiser la batterie En hiver, la luminosité ambiante est naturellement plus faible. Il est donc totalement contre-productif de laisser la luminosité de nos écrans poussée au maximum, comme nous pourrions le faire en plein soleil l'été sur une plage. Un écran trop lumineux dans une pièce tamisée fatigue inutilement les yeux et vide la batterie à vitesse grand V. Baisser la luminosité des écrans est un geste technique élémentaire. Réduire l'intensité de 100 % à 70 % permet des économies d'énergie substantielles sur la durée de vie d'une charge. Moins de cycles de charge signifie également une batterie qui dure plus longtemps dans le temps, retardant ainsi le renouvellement polluant de l'appareil (smartphone ou ordinateur portable). Le mode sombre : l'allié indispensable pour réduire la demande énergétique de l'affichage Pour aller plus loin, l'activation du "mode sombre" (ou dark mode) sur vos interfaces est vivement recommandée, surtout si vos appareils sont équipés d'écrans OLED. Sur cette technologie, un pixel noir est un pixel éteint. Ainsi, afficher du texte blanc sur fond noir consomme beaucoup moins d'énergie que l'inverse. Au-delà de l'aspect purement technique, ce mode est beaucoup plus doux pour la vision en soirée, respectant davantage votre rythme circadien. C'est une synergie parfaite entre préservation du matériel et confort physiologique. Moins d'écrans pour plus de hygge : le bienfait caché de la sobriété numérique Réduire l'exposition à la lumière bleue pour lutter contre la déprime saisonnière L'hiver est une saison où la lumière naturelle se fait rare, ce qui peut affecter notre moral. Compenser ce manque par la lumière artificielle froide et bleue de nos écrans est une erreur fréquente. Cette lumière bleue inhibe la sécrétion de mélatonine, l'hormone du sommeil, perturbant nos nuits et, par ricochet, notre humeur. En réduisant notre exposition aux écrans une fois la nuit tombée, nous permettons à notre corps de se synchroniser avec les rythmes naturels de la saison. C'est une forme d'écologie personnelle qui préserve notre énergie mentale, tout aussi précieuse que l'énergie électrique. Redécouvrir les activités hors ligne pour réchauffer l'ambiance sans électricité La "déconnexion" force à la créativité. Sans le flux constant du numérique, nous redécouvrons des plaisirs simples qui cadrent parfaitement avec l'esprit cocooning de l'hiver. Voici quelques alternatives chaleureuses qui ne nécessitent pas de Wi-Fi : Les jeux de société, qui favorisent l'interaction réelle plutôt que virtuelle. La lecture d'un bon livre papier, accompagnée d'une boisson chaude. La cuisine de saison, pour prendre le temps de préparer des plats réconfortants. Les travaux manuels ou le bricolage, pour reconnecter ses mains à la matière. Ces activités génèrent une chaleur humaine que le meilleur des algorithmes ne saura jamais reproduire. Votre nouveau rituel hivernal : instaurer la routine « mode éco » sans se priver Créer des zones sans technologie pour maximiser la détente Pour réussir cette transition, il est utile de délimiter des espaces sacrés. La chambre à coucher et la table du dîner devraient devenir des sanctuaires déconnectés. En laissant les téléphones dans l'entrée ou le salon, on élimine la tentation du "scroll" infini avant de dormir ou pendant les repas. Cette discipline spatiale permet de créer des bulles de véritable repos. Votre esprit, libéré de la sollicitation permanente des notifications, retrouve une capacité de concentration et de détente profonde, essentielle pour affronter la rudesse de l'hiver. Transformer la contrainte énergétique en un jeu familial pour réduire son empreinte Plutôt que de voir ces gestes comme des privations, pourquoi ne pas les transformer en défi ludique ? On peut imaginer un "challenge détox" en famille ou entre colocataires : qui réussira à garder son temps d'écran en dessous d'un certain seuil ? Qui pensera à éteindre la box en partant ? Valoriser les économies réalisées ou le temps de qualité retrouvé transforme l'expérience. On ne subit plus la sobriété numérique, on la choisit comme un mode de vie plus qualitatif et plus respectueux de l'environnement. Au-delà des économies, redéfinir son équilibre connecté pour les saisons à venir Synthèse : moins de watts et plus de bien-être grâce à des gestes simples En résumé, l'application de ces trois principes — débrancher les appareils inutilisés, limiter le streaming gourmand et baisser la luminosité des écrans — constitue une stratégie gagnante sur tous les tableaux. Vous réduisez concrètement la consommation d'énergie liée au numérique, un secteur dont l'impact environnemental est en pleine croissance, tout en améliorant votre bien-être personnel en période hivernale. Préparer le printemps en conservant ces habitudes durables et apaisantes Les habitudes prises durant ce mois de janvier 2026 ne doivent pas disparaître avec les dernières neiges. Cette hygiène numérique, une fois adoptée, offre un équilibre durable entre technologie et vie réelle. En apprenant à maîtriser nos outils plutôt que de les subir, nous préparons un terrain fertile pour un printemps plus léger, plus conscient et résolument tourné vers l'essentiel. Alors, ce soir, oserez-vous appuyer sur le bouton "off" pour rallumer la vraie vie ?
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veilleur1
2026-01-09
Bulletin n° 23    A 3

#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
région GrandEst
Interêt :
tactique
Média :
actu
Papier
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
social
technologique

En janvier, la communauté de communes de la Houve et du Pays boulageois propose des rendez-vous numériques aux habitants. Pendant ce parcours de quatre ateliers, les usagers vont apprendre à envoyer, télécharger et se connecter à un mail. Les séances se passent à la Maison France service de Boulay.
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« Je crois que j’ai déjà un mail mais je ne sais plus m’en servir, et j’ai perdu le mot de passe. » À la Maison France service, ce mardi 6 janvier, Monique, de Boulay, Valérie, de Creutzwald, et Muriel, de Holling, se familiarisent avec les ordinateurs mis à leur disposition par la communauté de communes de la Houve et du Pays boulageois. Toutes trois participent gratuitement aux rendez-vous numériques animés par Mélanie Nadé, conseillère. « Les ateliers sont spécifiquement dédiés à la conception et l’utilisation d’une adresse mail, explique-t-elle. Aujourd’hui, c’est devenu indispensable d’en avoir une pour naviguer dans toutes les démarches administratives. » Places disponibles Ce premier rendez-vous d’une heure est consacré à la création d’une adresse de messagerie. « Le but est que chacun gagne en autonomie, reprend Mélanie Nadé. C’est pour cela que nous allons aussi aborder le fonctionnement de cette adresse avec, par exemple, un atelier sur la consultation des mails et un autre sur la transmission de document. Nous invitons d’ailleurs nos usagers à nous signaler d’autres formations dont ils auraient besoin. » Des places sont encore disponibles pour ces rendez-vous de janvier. « Nous proposons quatre séances par thème. Le prochain atelier aura lieu à partir de lundi 12 janvier et permettra aux participants d’apprendre à se connecter à une adresse électronique. Nous conseillons aux gens de venir avec leur ordinateur mais nous pouvons aussi en mettre à disposition. »
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veilleur1
2026-01-08
Bulletin n° 23    A 3

#Principal :
culture numérique
exemples
numérique responsable
technique métier
#Secondaire :
collectivités
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Interview
Vidéo
Web
Objectif :
comprendre
Pestel+ :
écologique
technologique

Responsable du programme NumÉco à la DINUM, Mélanie Raphaël pilote l’accompagnement des ministères dans la réduction de l’empreinte environnementale du numérique. De la stratégie à la formation des équipes, le dispositif vise à structurer une transformation durable des pratiques, du matériel aux services numériques.
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Qu’est-ce que le programme NumÉco ? Ce programme consiste à suivre les feuilles de route de chaque ministère, dans le cadre de la loi REEN de 2021, et il existe réellement depuis 2022. Bien que récent, il bénéficie du recul apporté par les études de l’ADEME, ce qui permet de cibler les actions à mener. Le programme accompagne à la fois les DSI et les DNUM de chaque ministère pour réduire l’empreinte environnementale du numérique, que ce soit sur le matériel, les data centers, l’éco-conception des services numériques, ou encore les innovations telles que l’intelligence artificielle. Comment accompagner vous les DSI et les DNUM ? Pour soutenir cette démarche, le programme propose le suivi de la feuille de route et des indicateurs, mais aussi la mise à disposition d’outils et de formations. Un référentiel a été élaboré pour les agents publics, mais il est applicable à tous les métiers du numérique, avec des axes de travail communs aux chefs de projet, qu’ils soient dans le secteur public ou privé. Des formations sont accessibles sur Mentor, la plateforme de formation des agents publics, et toutes les ressources – vidéos d’experts, podcasts, etc. – sont disponibles sur le site MiNumEco, pour former salariés et agents. 3 conseils pour devenir un acteur du numérique responsable ? La responsabilité des DSI et des DENUM est d’engager l’ensemble de leur entité dans cette transformation. Cela commence par une réflexion stratégique et une gouvernance du numérique responsable. Il est essentiel de faire un bilan pour savoir d’où l’on part et où l’on souhaite se diriger. Ensuite il est important d’identifier les attentes des citoyens ou clients en matière environnementale et sociale. Cela permettra de prendre des décisions stratégiques sur l’hébergement et le matériel, ces axes étant ceux avec le plus d’impact. Enfin, l’implication des équipes est cruciale : elles doivent comprendre ces choix, être formées tout au long de leur parcours et accompagnées dans la transition vers un numérique plus responsable, afin que les services et applications proposés soient conçus dans cette logique durable.
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veilleur1
2026-01-07
Bulletin n° 23    A 2

#Principal :
culture numérique
exemples
inspiration
#Secondaire :
partenaires
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Non Classés :
agenda

Le programme trimestriel des animations et services numériques des Bibliothèques Médiathèques de Metz.

DATE HEURE ATELIER MODALITÉS 2026

samedi 24 janvier 10h réunion OpenStreetMap - faire ses premières contributions entrée libre
samedi 24 janvier 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 7 février 10h café numérique - le numérique à l’adolescence entrée libre
mercredi 11 février 14h stop motion sur inscription
samedi 14 février 14h doublage de films sur inscription
lundi 16 février 10h et 14h atelier TV Paint sur inscription
mercredi 18 février 15h la libre antenne sur inscription
samedi 21 février 10h réunion OpenStreetMap - découvrir et enrichir les aménagements cyclables entrée libre
samedi 21 février 14h réunion du B.U.G entrée libre
samedi 28 février 14h tournoi solo multijeux sur PC entrée libre
mercredi 4 mars 13h jeux vidéo rétro entrée libre
samedi 7 mars 10h café numérique - sensibilisation face à la cyber-malveillance entrée libre
mercredi 18 mars 14h sensibilisation au numérique responsable entrée libre
samedi 21 mars 10h réunion OpenStreetMap - Où se trouvent les équipements sportifs dans ma ville ? entrée libre
samedi 21 mars 14h réunion du B.U.G entrée libre
mercredi 25 mars 14h la photographie à travers les jeux vidéo entrée libre
vendredi 27 mars 10h atelier emploi entrée libre
samedi 28 mars 14h découverte - podcast sur inscription
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veilleur1
2026-01-02
Bulletin n° 23    A 2

#Principal :
technique métier
#Secondaire :
entreprise
Interêt :
tactique
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique

Dans le secteur du reconditionnement informatique, les certifications jouent un rôle fondamental pour garantir la qualité, la sécurité et la durabilité des produits. Chez DestockInfos, nous comprenons l'importance de ces labels dans le processus de récupération et de recyclage de matériel informatique. Cet article explore les différentes certifications disponibles dans le domaine du reconditionnement informatique, leur impact sur le marché des produits reconditionnés, et comment elles bénéficient aux consommateurs comme aux entreprises.
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Qu'est-ce qu'une certification dans le reconditionnement informatique ? Une certification dans le reconditionnement informatique est un label ou une attestation délivrée par une organisation indépendante qui valide que les produits reconditionnés respectent des normes spécifiques de qualité et de performance. Ces certifications couvrent plusieurs aspects essentiels comme la fonctionnalité, la sécurité des données, l'efficacité énergétique et les pratiques environnementales des entreprises de reconditionnement. Les principales certifications dans le reconditionnement informatique 1. R2 (Responsible Recycling) La certification R2 est l'une des plus prestigieuses dans le domaine du recyclage et du reconditionnement de matériel informatique. Elle garantit que les processus de recyclage sont effectués dans le respect des normes environnementales, tout en assurant la sécurité des données des anciens utilisateurs. Les entreprises certifiées R2 doivent adhérer à des règles strictes en matière de gestion des déchets électroniques. 2. ISO 14001 La norme ISO 14001 concerne les systèmes de management environnemental. Elle certifie qu'une entreprise dispose d'un système de gestion efficace visant à minimiser son impact écologique. Pour les entreprises de reconditionnement, cela implique une gestion optimale des ressources, une gestion des déchets plus responsable, et un engagement pour le développement durable. 3. TÜV Rheinland Certified La certification TÜV Rheinland est synonyme de fiabilité et de sécurité. Les produits qui portent cette certification ont été soumis à des tests rigoureux afin de garantir leur performance et leur durabilité. Dans le domaine du reconditionnement informatique, cela assure aux consommateurs que les produits reconditionnés sont conformes à des normes de qualité élevées. 4. EPEAT (Electronic Product Environmental Assessment Tool) EPEAT est un outil d'évaluation qui analyse l'impact environnemental des produits électroniques. Les produits reconditionnés certifiés EPEAT répondent à des critères stricts concernant la réduction de substances dangereuses, la recyclabilité et l'efficacité énergétique des produits. Pourquoi les certifications sont-elles importantes ? 1. Confiance des consommateurs Les certifications apportent une assurance de qualité et de fiabilité. Lorsqu'un consommateur choisit un produit reconditionné certifié, il peut avoir confiance en son bon état de fonctionnement et sa conformité aux normes de qualité. Cela renforce la satisfaction et la confiance des clients dans les produits achetés. 2. Sécurité des données La sécurité des données est une préoccupation majeure dans le reconditionnement informatique. Des certifications comme R2 garantissent que les entreprises suivent des protocoles stricts pour effacer les données des anciens utilisateurs, protégeant ainsi la confidentialité et la sécurité des informations. 3. Impact environnemental Les certifications environnementales, telles que ISO 14001 et EPEAT, montrent que les entreprises se soucient de réduire leur empreinte écologique. En optant pour des produits certifiés, les consommateurs et les entreprises contribuent à un cycle de vie plus durable pour les équipements informatiques, réduisant ainsi les déchets électroniques. 4. Avantages compétitifs Pour les entreprises, obtenir des certifications offre un avantage concurrentiel. Les certifications sont des preuves tangibles d’un engagement envers la qualité, la sécurité et la durabilité, ce qui peut attirer de nouveaux clients et partenaires commerciaux, et renforcer la crédibilité de l'entreprise. Conclusion Les certifications jouent un rôle crucial dans l'industrie du reconditionnement informatique, en garantissant des produits de haute qualité, sûrs et écologiques. Chez DestockInfos, nous nous engageons à respecter ces normes pour offrir à nos clients des produits reconditionnés fiables et performants. En choisissant des produits certifiés, vous participez activement à la création d'un avenir plus durable tout en bénéficiant de la tranquillité d'esprit associée à des produits testés et certifiés. Explorez notre gamme d’appareils reconditionnés certifiés et faites un choix éthique et responsable pour vos besoins informatiques.
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