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veilleur1
2026-06-01
Bulletin n° 23 A 3
#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
collectivités
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
savoir
Pestel+ :
écologique
légal
politique
technologique
À l’issue de la réunion des ministres du Numérique du G7, qui s'est tenue à Bercy ce vendredi 29 mai, les membres du G7 ont adopté une déclaration commune ambitieuse pour encadrer les opportunités et les défis du numérique.
Quatre axes majeurs ont été identifiés pour bâtir un avenir numérique sûr, innovant, durable et protecteur.
Une intelligence artificielle sûre et responsable
La France a porté une vision exigeante pour renforcer la confiance dans l’IA. Les ministres du G7 ont souligné la nécessité d’un cadre de transparence pour les acteurs du secteur, afin de prévenir les risques de détournement (désinformation, cybermenaces, etc.). Dans ce cadre, 56 entreprises et organisations, allant des PME aux grands groupes, se sont engagées à rejoindre le Processus d’Hiroshima pour l’IA (HAIP). Cet engagement vise à partager publiquement leurs approches en matière de gouvernance et de gestion des risques, marquant une étape clé vers une IA de confiance.
Liste des 56 entreprises et organisations ayant déclaré leur volonté de compléter le cadre de déclaration du Processus d’Hiroshima sur l’IA
Accélérer l’innovation et l’adoption de l’IA, notamment pour les PME
Pour démocratiser l’accès à l’IA, le G7 a mis l’accent sur :
L’open source : une « Vision commune sur l’ouverture de l’IA » a été adoptée, clarifiant les principes techniques et économiques des modèles ouverts. Ce cadre, négocié avec l’Open Source Initiative et l’OCDE, vise à éviter les dérives et à favoriser l’innovation collaborative.
Un outil d’auto-évaluation : développé avec l’OCDE, cet outil gratuit permet aux PME d’évaluer leur maturité IA et d’identifier les cas d’usage les plus adaptés à leurs besoins. Il offre également aux décideurs publics et investisseurs une base pour soutenir la transition numérique des entreprises.
Concilier numérique et transition écologique
Pour la première fois, le G7 a reconnu l’impact environnemental du numérique (streaming, cloud, IA, blockchain) et l’importance d’une réponse collective. Les ministres ont souligné la nécessité :
d’optimiser l’efficacité énergétique des infrastructures (centres de données, réseaux) ;
de promouvoir l’écoconception et l’économie circulaire dans le secteur ;
de mesurer et réduire l’empreinte environnementale de l’IA, avec une synthèse mondiale des initiatives existantes ;
Un panorama international des bonnes pratiques a été produit pour guider les États vers des infrastructures numériques plus durables.
Protéger les mineurs en ligne : un engagement fort
Face aux risques croissants (cyberharcèlement, contenus illicites, addiction aux écrans, hypertrucages), le G7 a adopté des principes communs pour :
renforcer les contrôles d’âge et les outils de protection par défaut ;
interdire la génération et diffusion de contenus pédopornographiques ou d’hypertrucages sexuels non consentis ;
encourager la coopération scientifique pour évaluer les risques et développer des solutions adaptées.
Ces mesures visent à offrir aux mineurs un environnement numérique sûr, tout en outillant les parents et éducateurs.