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veilleur1
2026-02-11
Bulletin n° 23    A 2

#Principal :
culture numérique
technique métier
#Secondaire :
entreprise
RSE
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
économique
technologique

La fin de vie précoce des appareils électriques et électroniques semble définitivement préoccuper le grand public. C’est en tout cas ce que montre la première année d’existence du formulaire mise en place par l’association Halte à l’Obsolescence programmée.

Dix ans après le passage d’une loi dédié au sujet, les citoyennes et citoyens français semblent prendre le problème de l’obsolescence programmée à bras le corps. Un an après avoir mis en ligne un formulaire permettant de signaler ces problèmes de mise au rebut prématuré, l’association Halte à l’Obsolescence Programmé (HOP) tire un premier bilan, nourri par quelques milliers d’alertes reçus.En 12 mois, l’association de défense des consommateurs a reçu 3074 témoignages, dont une grosse partie concerne, sans surprise, les smartphones. Ou plutôt UN smartphone. Le Pixel 4a, mauvaise élève par excellence Comme le souligne HOP, "une large majorité" des signalements reçus concerne le Pixel 4a de Google. En juillet dernier, ce mobile, dont la durée de vie a été raccourcie volontairement par Google pour éviter des problèmes concernant sa batterie, était déjà au cœur de plus de 2600 signalements. Un raz-de-marée qui a valu au géant de la recherche une attaque publique en bonne et due forme par le biais d’une lettre ouverte et un saisissement de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Mais même sans compter cette anomalie statistique, les smartphones gagnent malgré tout la couronne des produits faisant l’objet de plus de signalements d’obsolescence programmée, et de loin. Ils concentrent 69 % des alertes concernant les produits multimédias. Viennent ensuite les imprimantes (7,6 %), les ordinateurs (6,9 %), les télévisions (4,5 %) et les tablettes (3,8 %). En tout, les appareils électroniques (hors Pixel) ont constitué 79 % des plaintes. Article recommandé : Pixel 4a/6a et batteries bridées : une prise en charge "très insuffisante" selon les associations de défense des consommateurs Vient ensuite l’électroménager avec les aspirateurs et les lave-linge en première ligne. Le gros électroménager concentre à lui seul 50 % des plaintes sur cette catégorie avec "Plus de 70 % des lave-linge signalés qui ne fonctionnaient plus du tout", indique HOP. Pour le reste des pannes les plus fréquentes, pas de surprise, les imprimantes affichaient un peu trop volontiers une alerte indiquant que les tampons absorbeurs d’encre étaient "faussement en fin de vie" et les téléviseurs présentaient majoritairement des soucis d’allumage ou d’affichage. Un classement en écho aux ressentiments Si HOP mise sur son formulaire pour "documenter des pratiques problématiques, et d’identifier des produits ou marques sur lesquels engager des enquêtes", l’association prend bien soigné de signaler malgré tout que ces chiffres ne permettent pas de dresser "un panorama représentatif statistiquement des problèmes d’obsolescence", puisque les signalements sont faits sur la base du volontariat.