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veilleur1
2025-12-29
Bulletin n° 22    A 3

#Principal :
culture numérique
numérique responsable
#Secondaire :
entreprise
souveraineté numérique
Interêt :
stratégie
Média :
actu
Web
Objectif :
comprendre
savoir
Pestel+ :
écologique
technologique

Selon une récente étude, l’empreinte hydrique des systèmes d’intelligence artificielle pourrait représenter entre 312,5 et 764,6 milliards de litres d’eau pour l’année 2025.

L’empreinte environnementale de l’intelligence artificielle est considérable. Une recherche menée par le Néerlandais, Alex de Vries-Gao, fondateur de Digiconomist – une entreprise qui étudie les conséquences des tendances numériques –, et publiée par Cell Press révèle les conséquences écologiques du développement de l’IA en 2025. La croissance mondiale fulgurante de la demande, stimulée notamment par l’arrivée de ChatGPT en 2022, entraîne une consommation d’eau astronomique. En 2023 déjà, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) estimait qu’elle avait atteint 560 milliards de litres, dépassant ainsi la consommation mondiale d’eau en bouteille qui s’élève à « seulement » 446 milliards de litres. Selon les estimations de l’AIE, l’intelligence artificielle nécessiterait d’énormes quantités d’eau, notamment pour le refroidissement des centres de données (373 milliards de litres), la production d’électricité (140 milliards de litres) et la fabrication du matériel (47 milliards de litres). Un manque de données qui fait défaut Alex de Vries-Gao, lui, fait preuve de prudence concernant les estimations chiffrées. D’après ses calculs, l’empreinte carbone des systèmes d’IA en 2025 oscillerait entre 32,6 et 79,7 millions de tonnes de CO2, tandis que leur consommation d’eau se situerait dans une fourchette de 312,5 à 764,6 milliards de litres. Le Néerlandais souligne la difficulté de « quantifier (précisément) les empreintes carbone et hydrique des systèmes d’IA » en raison d’un manque de transparence de la part des géants de la tech. Néanmoins, « le coût environnemental est colossal en valeur absolue », a-t-il déclaré, cité par The Guardian. « Actuellement, c’est la société qui supporte ces coûts, et non les entreprises technologiques. La question est : est-ce juste ? Si elles profitent des avantages de cette technologie, pourquoi ne devraient-elles pas en assumer une partie des coûts ? » « Des informations plus complètes de la part des exploitants de centres de données sont nécessaires de toute urgence pour améliorer la précision de ces estimations et gérer de manière responsable l’impact environnemental croissant des systèmes d’IA », conclut Alex de Vries-Gao.